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Chine : fin des prélèvements d’organes sur les prisonniers

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[Français] 6 mars 2015

Sommaire

  •   Chine : fin des prélèvements d’organes sur les prisonniers
  •   Belgique : 12.000 tests de dépistage du syndrome de Down effectués l'an dernier
  •   Royaume-Uni : rejet de l’amendement sur les avortements sélectifs
  • Chine : fin des prélèvements d’organes sur les prisonniers

    02/03/2015 - Bioéthique, droit et politique

     

    Le gouvernement chinois a annoncé la fin du prélèvement d’organes sur les prisonniers dès janvier 2015. Selon les estimations officielles, deux tiers des organes greffés en Chine proviennent de condamnés à mort. Et si ce n’est pas un condamné à mort, c’est en général un prisonnier dans 9 cas sur 10.
    Depuis l’entrée en vigueur d’une réglementation de 1984 en Chine, le prélèvement d’organes sur des criminels exécutés était officiellement légal, avec le consentement du condamné ou l’autorisation écrite de ses proches. Pourtant, plusieurs ONG ont dénoncé les abus des autorités chinoises, qui, la plupart du temps, ne prennent pas la peine de demander ni l’avis du prisonnier ni celui de sa famille.  Le don d’organes n’étant pas une pratique courante en Chine, les pouvoirs publics vont devoir trouver de nouveaux donneurs.
    Cette défiance à l’égard du don d’organes trouve sa source dans la tradition chinoise, selon laquelle il est important de garder le corps des défunts entier, afin qu’il soit intact dans une vie future. C’est pourquoi les corps doivent être enterrés et non brûlés. Les jeunes chinois sont peut-être plus ouverts aujourd'hui au don d’organes. La difficulté sera de convaincre leurs parents, estime une jeune étudiante chinoise.
    Source : Journal International

     

    Belgique : 12.000 tests de dépistage du syndrome de Down effectués l'an dernier

    02/03/2015 - Diagnostics prénatal et préimplantatoire

    Quelque 12.000 femmes enceintes ont effectué un test prénatal de dépistage du syndrome de Down l'an dernier en Belgique. Il s'agit d'un test non invasif qui évalue, à partir du sang de la future mère, si le bébé souffre ou non du syndrome de Down.
    Ce test, assez onéreux (entre 400 et 600 euros), n'est pas remboursé, et c’est pourquoi certains médecins demandent aux autorités d’en permettre le remboursement, arguant le danger d’une médecine à deux vitesses. Le Dr Jo Lebeer de l'Université d'Anvers, dans une tribune dans le quotidien De Standaard, souligne quant à lui les dangers et contradictions liés au remboursement de ce test. En effet, comment expliquer qu’un budget puisse être dégagé pour un test qui « extermine » les bébés porteurs de la Trisomie, alors qu’il n’y a plus de moyens financiers pour les cours de logopédie par exemple pour les enfants et adultes porteurs de la trisomie 21 ?
    La portée eugéniste de ce test et de son remboursement sont évidents pour le Dr Lebeer, qui souligne combien les enfants trisomiques peuvent mener une vie heureuse en famille, à condition que la société s’investisse à leurs côtés.
    Un symposium est d’ailleurs organisé à l’ULB, le 20 mars prochain, par les polycliniques et associations de parents d’enfants atteints du syndrome de Down. www.downsyndrome.be
    Source : Belga et JDM


     

    Royaume-Uni : rejet de l’amendement sur les avortements sélectifs

    06/03/2015 - Début de vie

    Le 23 février dernier, les députés britanniques ont rejeté un amendement visant à interdire explicitement l'avortement en fonction du sexe de bébé. Cet amendement traduisait l'inquiétude de voir adoptée dans certaines communautés étrangères en Grande-Bretagne la préférence culturelle pour les garçons, comme c'est le cas en Chine et en Inde.
    Une majorité des députés britanniques a rejeté cet amendement, estimant qu’une interdiction explicite de cette pratique serait difficilement applicable et compliquerait l’accès des femmes à l’avortement.
    Jane Ellison, ministre de la santé, a également exprimé son opposition, déclarant que l’avortement sélectif en fonction du sexe était implicitement inscrit dans la loi actuelle et était donc déjà illégal. Ce n’est pas l’avis de Fiona Bruce, la députée qui a présenté le texte, et qui déclarait que « cet amendement est nécessaire car il n’y a pas de paragraphe explicite dans la loi britannique sur l’avortement sélectif suivant les sexes ».
    Source : AFP  et Journal du Médecin
     

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