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Carences dans l'accueil des handicapés / pénurie médecins avortement

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[Français] 30 août 2013

Sommaire

  •   Pénurie de médecins pratiquant l’avortement ?
  •   La Belgique condamnée pour ses carences dans l'accueil des handicapés
  •   La Cour d'appel de Londres maintient la législation sur l'euthanasie
  • Pénurie de médecins pratiquant l’avortement ?

    12/08/2013 - Début de vie

    C’est dans une publication du Centre d’action laïque (CAL) que le Dr Dominique Roynet, partage sa vision à propos de la pratique de l’avortement en Belgique. " Faire des avortements ne s’improvise pas : outre une expertise de la technique de vacu-aspiration sous anesthésie locale, il faut maîtriser la dimension relationnelle et émotionnelle de cet acte peu banal dans la vie d’une femme, pouvoir travailler en équipe pluridisciplinaire et accepter d’être mal payé. " C’est pourquoi, selon elle, il est "urgent" que d’autres universités que l’ULB s’impliquent dans la formation des jeunes généralistes pratiquant l’avortement, au risque de courir le risque d’une pénurie de médecins, et donc d’en limiter l’accès. Le Dr Roynet dénonce également le recours abusif à l'avortement médicamenteux (méthode qui n'est ni simple ni indolore) pour interrompre des grossesses tardives qui, souligne-t-elle, ne peut constituer une solution de rechange face à la pénurie, en ce qu'elle est irrespectueuse de la fragilité psychologique des femmes.
    Dominique Roynet rappelle qu'en Belgique, quelque 15.000 avortements par an sont pratiqués dans des centres extra hospitaliers par environs 80 généralistes, dont la majorité ont 50 ans et plus. " Depuis la génération militante des années '70-'80, la relève a été très mal assurée et la formation 'sur le tas' de quelques médecins motivés a souvent abouti à leur abandon de la pratique ", ajoute-t-elle.
    Dans une réponse à une question écrite de Zoé Genot (Ecolo), la ministre Onkelinx a indiqué que " les données transmises font état du fait que le droit à l’avortement n’est pas menacé dans les faits à l’heure actuelle. "Quant au futur, elle s’engage à suivre la situation de près.

    Rapport 2011 de la Commission d'évaluation de la loi dépénalisant l'avortement : ICI
    Source : La Libre 26/07/2013


     

    La Belgique condamnée pour ses carences dans l'accueil des handicapés

    12/08/2013 - Bioéthique, droit et politique

    Le Comité européen des droits sociaux a condamné l’Etat belge pour le manque de places d’hébergement et de solutions d’accueil adaptées pour les personnes handicapées lourdement dépendantes. Une première victoire pour les associations du secteur. Des actions individuelles en justice pourraient suivre.
    Le 13 décembre 2011, la Fédération internationale des Ligues de droits de l’homme (FIDH) avait introduit une réclamation collective au nom d’une vingtaine d’associations représentatives du secteur du handicap en Belgique. Ces dernières interpellent en effet depuis de nombreuses années les autorités belges sur la situation dramatique dans lesquelles sont plongées les adultes handicapées de grande dépendance (personnes polyhandicapées, souffrant d’autisme, de lésions cérébrales acquises ou atteintes d’une infirmité cérébrale), et leurs familles, faute de solutions d’accueil adaptées. Sans aucun résultat… Mais le verdict du Comité européen des droits sociaux, rendu public le 29 juillet, pourrait faire évoluer les choses.
    Le gouvernement belge a fait valoir dans son dossier de 112 pages, divers arguments tels que ceux de la crise économique et de la prolongation de la durée moyenne de vie des personnes handicapées.
    Le Comité a réfuté ces arguments et a parlé de  "négation des besoins des personnes handicapées" et dit qu'il ne pouvait se satisfaire des promesses de plans pluriannuels.
    Par ailleurs, le Comité a aussi pointé du doigt le fait que les places disponibles ne profitent pas toujours aux plus dépendants. Du fait qu'il n'existe pas de priorité d’accès, des institutions refusent l’accueil en raison de la lourdeur du handicap. Or cela est illégal car discriminatoire. Plus de 75.000 adultes sont ici concernées.

     


     

    La Cour d'appel de Londres maintient la législation sur l'euthanasie

    21/07/2013 - Fin de vie

    La Cour d'appel de Londres a maintenu la loi interdisant l'euthanasie. L'appel à l'origine de cette décision de justice émane de "deux hommes lourdement handicapés qui réclamaient que les médecins puissent les aider à mourir en tout légalité". Pour les plaignants, la législation ne respecte pas leur droit à la vie privée et familiale garanti par la Convention européenne des droits de l'homme: "on ne leur permettrait pas de choisir l'endroit et la manière de leur mort".
    Tout en reconnaissant que "la loi interfère actuellement avec ce droit", la Cour d'appel a considéré que "l'interdit qui pèse sur l'euthanasie est justifié". Pour la Cour, comme pour le tribunal qui avait jugé l'affaire en première instance, "le Parlement représente la conscience de la nation" et les juges n'ont pas autorité pour "remettre en question l'interdit légal de l'euthanasie".
    Source : Irishtimes.com (Mark Hennessy) 21/07/2013
     

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