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Canada : un appel à projets pour développer et innover en soins palliatifs

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[Français] 23 février 2017

Sommaire

  •   Canada : un appel à projets pour développer et innover en soins palliatifs
  •   France : le délit d'entrave numérique à l'avortement définitivement adopté par le Parlement
  •   France : une campagne d’information qui banalise la sédation en phase terminale ?
  • Canada : un appel à projets pour développer et innover en soins palliatifs

    23/02/2017 - Fin de vie

    Près de 70 % des quelque 220.000 Canadiens qui décèdent chaque année n'ont pas accès à des soins palliatifs. De plus, pour bon nombre d'entre eux, la prestation de ces services ou l'aiguillage vers les soins palliatifs n'a lieu que dans les dernières semaines de vie. La culture palliative n’est donc pas encore diffusée auprès des citoyens canadiens alors que le gouvernement tend à promouvoir l’aide médicale à mourir (Suicide assisté et euthanasie).

    C’est pourquoi, il est urgent d’améliorer l'accès aux soins palliatifs et de diffuser une approche palliative dans tous les systèmes de santé, but poursuivi par la Fondation canadienne pour l'amélioration des services de santé (FCASS) dans son appel de propositions pour l'innovation en soins palliatifs et de fin de vie. Le prix de l’innovation sera remis aux meilleurs projets en juin 2017 à Toronto, qu’il s’agisse d’un modèle, d’un programme, d’une approche ou d’un outil qui améliore (ou qui a le potentiel d'améliorer) l'expérience et la qualité de vie des gens atteints d'une maladie limitant l'espérance de vie et de leur famille, et qui contribue à l'optimisation des ressources.

    « Consolider l'accès en temps opportun à des soins palliatifs de grande qualité est une priorité que partagent tous les Canadiens, souligne Maureen O'Neil, présidente de la FCASS. Heureusement, nous savons qu'il existe des innovations dans tout le pays, et la FCASS invite les innovateurs à lui soumettre une proposition et à collaborer avec elle afin d'offrir de meilleurs soins palliatifs, tout en réduisant les délais. »

     Source : Fondation Canadienne pour l'Amélioration des soins de Santé



    France : le délit d'entrave numérique à l'avortement définitivement adopté par le Parlement

    23/02/2017 - Début de vie

    Adopté définitivement par l’Assemblée nationale le 16 février dernier, le texte nouvellement adopté est censé permettre aux femmes d’exercer pleinement leur droit d’avorter en ayant accès à une information fiable. Il prévoit ainsi de pénaliser les sites coupables de « désinformation », avec de lourdes sanctions infligées à ceux qui transmettent des informations estimées fausses et « de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences d’une interruption volontaire de grossesse ». (cf. Bulletin IEB ). Les peines encourues peuvent ainsi s’élever jusqu’à 30.000 euros d’amende et deux ans d’emprisonnement.

    Si les groupes de gauche et l’UDI ont voté massivement en faveur du projet de loi, les parlementaires du groupe Les Républicains ont voté contre, accusant le gouvernement d’une grave « atteinte à la liberté d’expression ». Qui, en effet, sera chargé de vérifier la fiabilité des informations publiées ? Les Républicains ont ainsi dénoncé l’instauration d’une « véritable censure gouvernementale » qui menace la liberté de penser, bien que Laurence Rossignol, ministre des Droits des femmes, assure que cette mesure n’empêchera pas les personnes « d’exprimer leur hostilité à l’avortement à condition de dire sincèrement qui ils sont, ce qu’ils font et ce qu’ils veulent ».

    En réponse à l’adoption de cette mesure gouvernementale, près de 120 parlementaires ont saisi le Conseil constitutionnel. Parallèlement, l’association Alliance Vita a déposé une requête devant le tribunal administratif de Paris. En cause, une vidéo sur le site gouvernemental, dans laquelle un gynécologue affirme « qu'il n'y a pas de séquelle à long terme psychologique de l'avortement ». L’association affirme que cette plateforme d'information gouvernementale sur l'IVG ne constitue pas une « source d'information fiable sur l'avortement », puisqu’en 2010 déjà, un rapport officiel de l'IGAS (inspection générale des affaires sociales), révélait que l'avortement « demeure un événement souvent difficile à vivre sur le plan psychologique ».

    Source : Le Figaro  

    Etude Dossier IEB "Les conséquences psychologiques de l' avortement"
    In English : "The psychological consequences of abortion"

     

    France : une campagne d’information qui banalise la sédation en phase terminale ?

    23/02/2017 - Fin de vie

    Faisant suite à une première campagne sur le thème du dialogue patients-professionnels de la santé, le Ministère de la Santé français vient de lancer une nouvelle initiative en vue de sensibiliser le grand public sur les enjeux de la fin de vie. L’objectif est de clarifier les changements législatifs entrés en vigueur depuis un an, et de faire connaître à chacun ses droits en matière de fin de vie.

    La plupart des Français ignorent en effet largement le cadre légal de la fin de vie et les mesures qui existent pour apaiser les souffrances, refuser l’acharnement thérapeutique ou tout simplement faire connaître de façon prévisionnelle ses position concernant sa propre fin de vie.

    Une étude de l’Ifop réalisée en novembre dernier a ainsi révélé que 62 % des Français n’ont jamais entendu parler de la nouvelle loi « Claeys-Leonetti » sur la fin de vie, adoptée il y a un an, et qui permet au patient de demander que lui soit appliquée une « sédation profonde et continue » jusqu’à son décès en cas de souffrances réfractaires.

    La nouvelle campagne d’information met résolument l'accent sur les directives anticipées et invite les citoyens français à exprimer officiellement à leur médecin la façon dont celui-ci devra prendre soin d'eux si l'éventuelle question de la poursuite, de la limitation ou de l'arrêt des traitements venait à se poser, au cas où leur état physique ou mental les empêchait d'exprimer leur volonté.

    Cette campagne ne fait pas l’unanimité. Selon l’association Alliance Vita, celle-ci « ne répond pas véritablement aux enjeux concernant la fin de vie » et « entretient la confusion entre certaines sédations profondes et l’euthanasie, ou le suicide assisté ». Du reste, chaque patient correspondant à un cas particulier, le principe même des directives anticipées ne peut répondre efficacement à l’avance aux attentes du patient le moment venu. Elles risquent au contraire de faire culpabiliser ceux qui ne les auraient pas remplies à temps. Enfin, la campagne d’information gouvernementale risque de présenter la sédation profonde comme la solution miracle en cas de complication, et donc de banaliser cette pratique qui pourtant devrait rester exceptionnelle, « parce que supprimant toute conscience ».

    Source : Alliance Vita, Libération

    Voir Fiche Didactique pour la Belgique: " Déclaration anticipée en fin de vie "

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