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Canada – Bilan un an après l’entrée en vigueur de l’aide médicale à mourir

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[Français] 19 octobre 2017

Sommaire

  •   Canada – Bilan un an après l’entrée en vigueur de l’aide médicale à mourir.
  •   Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l’insuffisance cardiaque ?
  •   Russie : l’avortement en débat
  • Canada – Bilan un an après l’entrée en vigueur de l’aide médicale à mourir.

    18/10/2017 - Fin de vie

    Questionnée par le Huffington Post, Mélanie Vachon, professeur de psychologie et membre du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie de l'Université du Québec à Montréal affirme que les chiffres de l’euthanasie montrent l’échec de la loi.
    Le dernier rapport sur l’aide médicale à mourir au Canada paru en octobre 2017 le confirme : il fait état qu’en un an, (juin 2016 - juin 2017), 2149 décès sont attribuables à "l’aide médicale à mourir" dont 803 les 6 premiers mois et 1179 les 6 mois suivants soit une augmentation de 46%.

    La volonté initiale de la loi était d’être une "mesure exceptionnelle". Le prouvent les dispositions prisent au moment de sa dépénalisation en juin 2016. Or, les balises mises en place par la loi sont maintenant déjà remises en cause et plus particulièrement le critère de la prévisibilité de la mort. La loi au Canada n'autorise en effet  l'euthanasie que lorsque le moment de la mort du patient est "raisonnablement" prévisible, ce qui en d'autres termes, signifie que la personne doit être en fin de vie.

    A peine un an après le vote de la loi, surgit déjà la question d’ouvrir le cadre de la loi euthanasie à des personnes mentalement inaptes et atteintes de démence.

    D’autres voix comme celle d’Yves Robert, secrétaire du Collège des Médecins au Canada, souligne qu’il n'y a pas "d'urgence à mourir". Et d’ajouter : « La mort n'est jamais un choix comme un autre que l'on pourrait exiger 'à la carte'. »

    Source : Huffington Post

     

     

    Cellules souches de cordon ombilical : une solution pour l’insuffisance cardiaque ?

    18/10/2017 - Recherche biomédicale

    Pour la première fois, une équipe de chercheurs au Chili ont testé des cellules souches adultes issues de cordons ombilicaux pour traiter l’insuffisance cardiaque sur des patients âgés de 18 à 75 ans (Voir Dossier « Les cellules souches du cordon ombilical »)
    Parmi les 30 patients sur lesquels les test ont été réalisés, la moitié a reçu des injections intraveineuses de cellules souches venant de cordons ombilicaux et l’autre moitié un placebo.
    Les premiers résultats se sont montrés encourageants, puisque les chercheurs ont remarqué une amélioration de la capacité du cœur à pomper le sang après un an de traitement, mais aussi une diminution des symptômes, comme moins d’essoufflement, une meilleure qualité de vie et aucun effet indésirable n’a été observé.
    Les cellules des cordons ombilicaux ont été recueillies après des accouchements et avec le consentement des parents. Ces cellules souches adultes sont plus accessibles que celles venant de la moelle osseuse, utilisées jusqu'à présent. Les résultats de leur utilisation laissent donc entrevoir une alternative thérapeutique, et notamment pour traiter l’insuffisance cardiaque.

    Source : Journal du Médecin

    Russie : l’avortement en débat

    18/10/2017 - Début de vie

    Légalisé dans ce pays depuis 1920, l’avortement y est particulièrement répandu. En 2014, on comptait plus d’un million d’avortements, plaçant la Russie en tête du peloton avec la Chine et les Etats Unis. A L’occasion de la rentrée scolaire, une manifestation intitulée « ils auraient pu aller à l’école » a rassemblé des milliers de citoyens dans 34 villes de Russie. Il s’agit en effet de faire prendre conscience du nombre alarmant d’avortements.

    Ainsi, 2000 paires de chaussures d’enfants ont été disposées sur la place Sokolniki Park de la capitale, ce nombre représentant le nombre d’avortements par jour dans le pays.
    Aujourd’hui, si les femmes recourent à l’avortement en Russie, c’est par manque de moyens financiers et d’aides de l’Etat : « Nous souhaitons voir débloquée une assistance du budget de l’État pour les familles nombreuses. », affirme l’un des organisateurs de la marche.

    En deux ans, les citoyens mobilisés par cette question ont mis en place un programme d’aide permettant à plus de 7000 femmes de ne pas avorter alors qu’elles devaient faire face à de graves problèmes financiers. En outre, 65.000 femmes au total ont bénéficié de soutiens divers.

    A noter qu’au cours de ces quatre dernières années, le nombre d’avortements a diminué de moitié.

    Sources : Le Figaro