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Bulletin de l'IEB - 26 mars 2012

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[Français] 26 mars 2012

Sommaire

  •   Mariage homosexuel et procréation médicalement assistée : Cour européenne des droits de l'homme
  •   Coma: des chercheurs de l’ULg détectent des signes sans réponse musculaire.
  •   Domus, 25 ans de soins palliatifs
  • Mariage homosexuel et procréation médicalement assistée : Cour européenne des droits de l'homme

    15/03/2012 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Dans un arrêt de ce 15 mars 2012 (req.n°25951/07) Affaire Gas et Dubois contre France, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que la France n’a pas violé la Convention européenne des droits de l’homme en refusant à une femme homosexuelle la faculté d’adopter l’enfant de sa partenaire, et en limitant l’accès à l'aide médicale à la procréation (AMP) avec donneur aux couples hétérosexuels, car l’AMP est toujours subordonnée à un but thérapeutique. Elle a par ailleurs rappelé que la Convention européenne des droits de l’homme n’imposait pas d’ouvrir le mariage à un couple homosexuel, et que le mariage confère un statut particulier à ceux qui s’y engagent. Des personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité sociale ne peuvent donc pas prétendre se trouver dans une situation juridique comparable à celle des couples mariés.
    À noter que la petite fille a été conçue en Belgique par la technique de la procréation médicalement assistée en ayant recours à un don de sperme anonyme. L'enfant ne connaîtra donc jamais son père.

    Coma: des chercheurs de l’ULg détectent des signes sans réponse musculaire.

    15/03/2012 - Statut du corps humain - Posthumanisme

    En collaboration avec des chercheurs canadiens de la University of Western Ontario, l’équipe de recherche clinique du "Coma Science Group" de l’Université et CHU de Liège a levé un nouveau coin du voile qui plane sur le patient en état post-coma.
    Grâce à une technologie "interface cerveau-ordinateur –  développée précédemment pour une utilisation chez des patients non répondants dits en "état végétatif"  –  les chercheurs ont pu montrer la présence d’une certaine forme de conscience, chez des patients ayant survécu à leur coma après un arrêt cardiaque ou un traumatisme crânien. Et cela, sans dépendre de la réponse motrice du patient, cette capacité s’avérant en effet totalement indécelable par l’examen clinique de leur comportement externe.
    Ainsi les chercheurs liégeois et canadiens offrent-ils à présent, grâce à l’électroencéphalographie, une nouvelle manière d’examiner la conscience après un coma sans pour autant dépendre de la réponse motrice du patient.
    "Avec notre équipe, nous essayons de développer toutes les techniques possibles et imaginables pour déceler, dans cette problématique très complexe de la conscience humaine, le moindre signe, nous confie encore le clinicien-chercheur. Nous voulons pouvoir répondre aux questions : est-ce que le patient est conscient ? Si non : est-ce qu’il va récupérer un jour cette conscience ? Si oui : de quoi est-il conscient au juste ? Et cela nécessite une communication. Nous allons essayer de mieux documenter le diagnostic et le pronostic chez ces patients, car il est clair que l’on ne peut prendre une décision juste si le diagnostic ou l’estimation des chances de récupération est, au départ, erroné."

    Source: La Libre 04/03/2012

    Domus, 25 ans de soins palliatifs

    15/03/2012 - Fin de vie

    L’ASBL Domus assiste les patients en fin de vie depuis 25 ans en Brabant wallon. 
    Tout est parti en 1987 d’un groupe de bénévoles qui avait constaté que selon les enquêtes, 70 % des personnes voulaient mourir à domicile, mais à peine 30 % pouvaient voir ce voeu exaucé, car l’on avait encore l’habitude d’hospitaliser les malades en phase terminale. Qui plus est, il y avait un réel problème de communication lorsqu’il fallait aborder la question de la mort.
    Un travail qui consista également à organiser des formations à l’écoute des grands malades auprès de professionnels de la santé. Ces formations n’étaient jamais définitives, car l’on ne peut se positionner une fois pour toutes autour de la question de la mort.
    "Actuellement" expliquent les responsables de Domus "notre association a pu accompagner 470 patients en 2011. Deux tiers de ceux-ci étaient atteints d’une pathologie cancéreuse avec surtout des cancers du poumon, alors que le tiers restant de patients souffrait surtout d’insuffisances cardiaques et pulmonaires. Nos statistiques montrent que 65 % des patients sont décédés à domicile ou dans la maison de repos qui les accueillait."  Domus a également constaté qu’une majorité d’appels concernaient surtout une demande de soutien psychologique pour le patient et/ou pour ses proches, alors que les autres motifs d’appels concernaient le contrôle de la douleur et le soutien aux équipes soignantes.
     

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