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Bulletin de l'IEB - 25 février 2012

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[Français] 25 février 2012

Sommaire

  •   Diagnostic préimplantatoire : pas de risque selon une étude de l’UZ Brussel
  •   Euthanasie : pas encore de chiffres officiels.
  •   Tien jaar na de euthanasiewet : slipery slope?
  • Diagnostic préimplantatoire : pas de risque selon une étude de l’UZ Brussel

    21/02/2012 - Diagnostics prénatal et préimplantatoire

    Une biopsie embryonnaire, soit un examen génétique  (DPI) au cours duquel une ou deux cellules d’un embryon âgé de trois jours sont prélevées, n’entraîne pas d’anomalies telles que des malformations chez les bébés. C’est ce qu’il ressortirait d’une étude du Centre de génétique médicale de l’UZ Brussel.
    De plus, aucune différence significative n’aurait été constatée au niveau des paramètres de croissance, du poids à la naissance, ainsi que du développement mental et psychomoteur, par rapport à des enfants nés après  fécondation in vitro (FIV) et l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde (ICSI). Pour l’étude, les résultats de 995 bébés nés après diagnostic pré-implantatoire à l’UZ Brussel ont été comparés, non pas à des bébés conçus naturellement, mais à 1500 bébés nés après ICSI.
    Malgré le faible taux de réussite de cette technique du DPI  ( 20 à 25 % par cycle et de 25 à 35 % par transfert d'embryons en fonction de l'âge de la future maman), le DPI est demandé par un nombre croissant de parents. Le Centre de Médecine de la reproduction de l'UZ Brussel est connu mondialement surtout pour le traitement de l'infertilité masculine par l'ICSI. Depuis sa création, le Centre collabore étroitement avec le Centre de  génétique médicale. Chaque année, quelque 600 DPI sont réalisés à l'UZ Brussel, qui a pendant vingt ans affiné sa technique en améliorant les traitements de stimulation ovarienne, les techniques de biopsie embryonnaire, les techniques d'analyse génétique et a introduit des techniques de congélation (des embryons) « de pointe».
    Aujourd’hui, près de 1311 enfants sont nés après un DPI fait à l'UZ Brussel. Le prof. Willem Verpoest  du Centre de  Médecine de la reproduction,  a ajouté que : « (...) Le suivi des paramètres de croissance et du développement chez ces enfants plus âgés reste nécessaire et est en cours.»

    La réflexion éthique pose inévitablement la question du nombre total d’embryons « fabriqués » pour arriver à ces  1311 naissances, et du sort qui a été réservé à ceux dont le développement ne s’est pas terminé par une naissance (élimination, congélation, recherche…). 

    Dans un autre ordre d’idée, si l’accès à la PMA est aujourd’hui très large en Belgique, le coût supporté par la société peut poser question. Depuis des années, l’INAMI - ne pouvant pas tout rembourser - doit faire des économies… et des choix. La réflexion éthique nous amène à poser un regard interrogatif sur ceux-ci.

    Euthanasie : pas encore de chiffres officiels.

    21/02/2012 - Fin de vie

    Le 10 février 2012, quelques chiffres se rapportant à l’euthanasie en Belgique étaient largement médiatisés, notamment dans un communiqué de l’agence Belga . Ces quelques chiffres sont  sans doute le résultat d’une fuite  d’un des membres de la Commission d’évaluation de la loi dépénalisant l’euthanasie,  étant donné que ce rapport ne sera rendu public qu’en mai 2012.  Ce n'est qu'à cette date que l’intégralité et la réalité des chiffres seront connus et que des commentaires pourront être faits de manière objective.


     

    Tien jaar na de euthanasiewet : slipery slope?

    21/02/2012 - Fin de vie

    België kreeg tien jaar geleden zijn grensverleggende euthanasiewet. Welke balans valt er te maken? ‘Het nieuwe sterven’ was de titel van een studiedag die Zorgnet Vlaanderen en de KU Leuven organiseerden op 9 februari.
    Dr Marc Desmet heeft het over een ‘licht hellend vlak’. “Wat je ziet, is een verschuiving althans in het debat, niet zozeer in de feiten – van euthanasie bij patiënten in de terminale fase naar vormen van hulp bij zelfdoding en euthanasie bij wilsonbekwamen. Volgens de wet geldt een voorafgaande wilsverklaring alleen in het geval van een onomkeerbare coma, maar dat zijn in de praktijk heel weinig gevallen. De discussie verschuift naar dementie, dat gaat over veel meer gevallen.”

    In het maatschappelijke debat over het levenseinde hamerden de christendemocraten tien jaar geleden op het belang van de uitbouw van de palliatieve zorg. Hoe staat het daarmee? Onze gesprekspartners zijn het erover eens dat ook die een grote boost heeft gekregen. “Doordat het levenseinde bespreekbaar is geworden, bekijkt men ook de alternatieven”, zegt Van den Heuvel. “Mensen zijn meestal gerustgesteld wanneer je zegt dat ze niet nodeloos gaan lijden en dat we ze niet alleen zullen laten. De palliatieve sedatie is enorm toegenomen. Ongeveer veertien procent van alle overlijdens gebeurt na palliatieve sedatie, terwijl maar één à twee procent na euthanasie”, bevestigt Desmet. “Dat zie je zelfs in Nederland, een cultuur die toch meer uitgesproken dan de onze van helderheid houdt. Als mensen over het verloop van zo’n stervensproces worden geïnformeerd, zijn ze gerustgesteld. En beseffen ze dat euthanasie toch erg ingrijpend en abrupt is.”

    Info: post@zorgnetvlaanderen.be of tel.: 02/511.80.08. - Bron : Tertio, 7 februari 2012

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