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Bulletin de l'IEB - 24 février 2010

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[Français] 24 février 2010

Sommaire

  •   Découvrez notre nouveau site web !
  •   Des patients en « état végétatif » peuvent penser et communiquer
  •   La majorité des avortements sont pratiqués à Bruxelles
  • Découvrez notre nouveau site web !

    15/02/2010 - Bioéthique, droit et politique

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    Des patients en « état végétatif » peuvent penser et communiquer

    12/02/2010 - Fin de vie

    Grâce à l’utilisation de scanners cérébraux sophistiqués, des chercheurs des Universités de Cambridge (Royaume-Uni) et Liège (Belgique) ont démontré que des patients dits en « état végétatif » sont en réalité capables d’écouter et de communiquer à travers des variations dans leur activité cérébrale.  

    Les auteurs d’une étude parue dans le New England Journal of Medecine (www.nejm.org – 3 février 2010) ont soumis 54 patients atteints de lésions cérébrales graves (23 en « état végétatif » et 31 en état de conscience minimale) à une résonance magnétique fonctionnelle. Une fois à l’intérieur du scanner, chaque patient reçoit des instructions précises : « Imagine que tu es en train de jouer au tennis. Imagine que tu parcoures ta maison, pièce par pièce… » Dans la majorité des cas, le scanner ne reflétait pas d’indices de conscience. Mais cinq patients – quatre en « état végétatif » et un en état de conscience minimale – révélaient une activité cérébrale comparable à celle des personnes saines. Le cas le plus frappant fut celui d’un patient de 29 ans, qui souffrait un traumatisme cranéoencéphalique dû à un accident de la circulation survenu en 2003. Depuis lors, il n’avait jamais donné de signes de conscience, pas même avec le regard. Les chercheurs lui posèrent des questions simples sur sa vie (« Ton père s’appelle-t-il Thomas ? ») et lui demandèrent de répondre « oui » ou « non ». Les images du scanner révélèrent des variations intentionnelles dans son activité cérébrale. Il était capable de répondre correctement aux questions posées. Même si la technique de résonance magnétique fonctionnelle est encore balbutiante, il semble que d’ici quelques années, beaucoup de patients qui, à ce jour, ne peuvent communiquer en aucune manière, le pourront à travers leur activité cérébrale.  

    Les résultats de ces recherches permettent d’améliorer l’attention prêtée à ces patients. Dès lors qu’ils sont capables de communiquer, ils peuvent faire savoir s’ils éprouvent de la douleur et les médecins peuvent ajuster les traitements de manière à les soulager efficacement.  

    L’étude suscite également des dilemmes éthiques. En effet, il a été suggéré que si un patient est capable de répondre par « oui » ou « non », les médecins ou les proches peuvent utiliser la technique évoquée pour lui demander s’il souhaite mourir. Mais, souligne Adrian M. Owen, directeur de recherche au Medical Research Council, cette option est très risquée car « il faudra franchir des limites éthiques et juridiques pour déterminer si un patient dispose des moyens cognitifs suffisants pour prendre une décision de cette nature ».  

    Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Liège, sur dix diagnostics d’état végétatif, quatre sont erronés car, en réalité, les patients sont conscients.

     

    La majorité des avortements sont pratiqués à Bruxelles

    25/01/2010 - Début de vie

      A Bruxelles, une grossesse sur quatre se termine par un avortement. Ces chiffres sont respectivement de une sur dix en Flandre et de une sur huit en Wallonie. Selon Hanan Ben Abdeslam, du centre d’expertise «Volle Maan », ce chiffre particulièrement élevé pour la Capitale s’explique par le fait que des facteurs religieux, culturels mais aussi financiers freinent le recours à la contraception. De plus, la fertilité reste un sujet tabou dans différentes cultures étrangères. Cela explique pourquoi en Belgique, 40% des avortements sont pratiqués sur des femmes allochtones. Le centre « Volle  Maan » lance à Bruxelles un projet visant à mieux informer les femmes étrangères au sujet de leur fécondité. 
    Source : VRT

    NDLR: Rappelons que plusieurs études scientifiques mettent en doute l'effet positif d'une politique contraceptive sur le nombre d'avortements. Elles révèlent que la banalisation de la contraception encourage les relations sexuelles. De là, survient bien souvent la cause de l'avortement.

     

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