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Bulletin de l'IEB - 19 avril 2010

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[Français] 19 avril 2010

Sommaire

  •   L’avortement presque sans complication ?
  •   Le nombre d’avortements chez les adolescentes en constante augmentation
  •   L’Open Vld souhaite plus de centres
  •   Prolongation des mesures d’intervention pour les contraceptifs pour les jeunes
  •   Commission fédérale pour la Recherche médicale et scientifique sur les embryons in vitro
  • L’avortement presque sans complication ?

    09/04/2010 - Début de vie

    Lors d’une rencontre/débat organisée par le Parti socialiste le 25 mars 2010 à la Maison des Parlementaires, Laurette Onkelinx, ministre de la santé s’enthousiasme : « Dans 99% des cas, les patientes qui ont subi une IVG n’ont aucune complication, en terme de santé et de survie, c’est un acquis extraordinaire ».

    Une infirmière nous confie néanmoins : « les cas de complication sont sous-évalués dans les statistiques : à l’hôpital dans lequel je travaille, rares sont les médecins qui ressortent la fiche destinée à la Commission d’évaluation pour cocher la case « complication » lorsque celle ci se manifeste plusieurs jours voire plusieurs semaines après l’intervention ». De plus en plus nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour s’inquiéter des importantes séquelles psychologiques dont témoignent les femmes qui ont subi un avortement.

    Source : IEB le 3 avril 2010

    Le nombre d’avortements chez les adolescentes en constante augmentation

    22/03/2010 - Début de vie

    Selon Chantal Kortmann, médecin membre de la Commission d’évaluation de la loi sur l’avortement, le nombre d’avortements  subis par des adolescentes est en constante augmentation. En 2007, il y avait 107 avortements chez des jeunes entre 10 et 14 ans tandis que ce chiffre s’élevait à 2601 pour des jeunes entre 15 et 19 ans, ce qui correspond à la moitié des presque 6000 grossesses recensées chez des adolescentes.
    Alors qu’une des priorités de la loi sur l’avortement était de diminuer le nombre d’avortements clandestins chez les adolescentes, notamment par une meilleure information à propos de la contraception, Chantal Kortmann déplore l'échec de ces campagnes de prévention, qui n'ont fait que contribué à augmenter le nombre d'avortements.   

    Source :    Tertio, 22 maart 2010

     

    L’Open Vld souhaite plus de centres

    01/04/2010 - Début de vie

    Alexander De Croo, président de l’Open Vld, souhaite la construction de plusieurs nouveaux centres habilités à effectuer des avortements en Flandre. Il n’en existe en effet que 4 en Flandre tandis que ce chiffre s’élève à 13 en Wallonie et 15 à Bruxelles. « Dans la région la plus peuplée du Pays, c’est une défaillance », affirme-t-il. L’Open Vld souhaite également discuter de l’allongement du délai pour avorter ainsi qu’une vraie politique de prévention afin de diminuer le nombre d’avortements.

     Source : HBVL, 1er avril 2010

     

    Prolongation des mesures d’intervention pour les contraceptifs pour les jeunes

    09/04/2010 - Début de vie

    Il a été décidé que le financement expérimental de contraceptifs pour les jeunes serait prolongé. Cette intervention concerne les jeunes femmes jusqu’à l’âge de 20 ans sur présentation d’une prescription médicale ainsi que de leur carte SIS ou attestation équivalente.
    Cette intervention peut varier, selon des calculs complexes, de 100% à 20 % du produit selon la classe dans laquelle le produit est rangé. Un plafond maximum pour l’intervention personnelle est également fixé et varie selon le statut de l’intéressée (une intervention majorée est prévue dans certains cas: bénéficiaire du revenu d’intégration, dépendance au CPAS, incapacité, chômeur longue durée,…).
    Les moyens contraceptifs doivent être délivrés par un pharmacien et sont : la pilule contraceptive, les injections contraceptives et mini-pilules, patchs, anneaux vaginaux, bâtonnets ou implants hormonaux, mais également stérilets et pilules du lendemain. Ces deux derniers moyens dits "contraceptifs" sont en réalité des abortifs puiqu'ils visent à l'élimination d'un ovule fécondé. Les préservatifs ne sont pas pris en considération.

    Source : AR du 16 mars 2010 publié le 19 mars 2010

     

    Commission fédérale pour la Recherche médicale et scientifique sur les embryons in vitro

    18/03/2010 - Bioéthique, droit et politique

    La loi du 11 mai 2003 relative à la recherche sur les embryons in vitro a instauré une Commission pour la recherche médicale et scientifique sur les embryons in vitro.
    Un premier appel à candidature a déjà été lancé mais les candidatures reçues n'ont pas été assez nombreuses pour renouveler la commission.
      
    La Commission est chargée des tâches suivantes :
    - recueillir et centraliser les informations relatives aux différents projets de recherche sur l'embryon, y compris ceux pour lesquels les comités d'éthique locaux ont émis un avis négatif;
    - prévenir le développement scientifiquement injustifié de projets de recherche identiques;
    - évaluer l'application de la loi;
    - formuler sous forme d'avis des recommandations en vue d'une initiative législative ou d'autres mesures;
    - formuler sous forme d'avis des recommandations relatives à l'application de la loi, à destination des comités locaux d'éthique.
    La Commission se compose de 14 membres effectifs et d'autant de membres suppléants, désignés par le Sénat pour une période renouvelable de 4 ans. 28 mandats au total sont donc à pourvoir.
    Ces 28 mandats sont répartis comme suit :
    - 8 médecins;
    - 8 docteurs en sciences;
    - 4 juristes;
    - 8 experts en questions éthiques et en sciences sociales. 

    Source : Moniteur belge du 18 mars 2010

     Un bulletin de l’IEB a déjà été consacré aux difficultés de fonctionnement de la Commission d’évaluation.

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