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Bulletin de l'IEB - 17 septembre 2010

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[Français] 17 septembre 2010

Sommaire

  •   Les infirmières belges soutiendraient-elles la pratique de l’euthanasie?
  • Les infirmières belges soutiendraient-elles la pratique de l’euthanasie?

    16/09/2010 - Fin de vie

    Les infirmières en pédiatrie en Belgique veulent elles vraiment pouvoir euthanasier des enfants atteints de maladies incurables ? Un article récent paru dans « The American Journal of Critical Care » semble le suggérer. Cet article a été rédigé suite à une enquête * réalisée auprès de 141 infirmières. 

    L’euthanasie des enfants est illégale en Belgique, tandis que l’euthanasie des adultes est autorisée à certaines conditions et doit être réalisée par un médecin. L’enquête établit « qu’une majorité de ces infirmières sont en faveur d’une modification de la loi sur l’euthanasie qui rendrait possible l’euthanasie des enfants » et les infirmières souhaitent également être associées au processus de décision. Dans le cas contraire, les infirmières ressentiraient une « détresse morale » à devoir exécuter les instructions d’un tiers.  

    Cependant, lorsque l’article est examiné avec plus d’attention, ses conclusions pourraient ne pas être justifiées. L’enquête établit que 85% des infirmières ont participé à une « décision relative à la fin de vie » au cours des deux dernières années. Mais dans la toute grande majorité de ces cas, il s’agissait uniquement de prendre la décision d’arrêter un traitement ou de soulager la douleur. Seules 19% des décisions étaient relatives à une euthanasie proprement dite et incluaient l’utilisation de médicaments ayant un effet létal. La distinction entre euthanasie et arrêt de soins ou soulagement de la douleur est -faut-il le rappeler - capitale.  

    Toutefois, cette enquête alimente les craintes que des médecins et des infirmières euthanasient effectivement des enfants malades. Selon l’enquête, seules 6% des infirmières estiment qu’il est toujours éthiquement incorrect de hâter la mort d’un enfant par l’administration de substances létales. La majorité des infirmières (78%) déclarent être prêtes à coopérer à l’administration de ces substances dans certains cas.

    Source: * http://ajcc.aacnjournals.org/cgi/content/full/18/2/160

     

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