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Bulletin de l'IEB - 17 février 2012

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[Français] 17 février 2012

Sommaire

  •   Avortements en direct d’enfants handicapés : émission télévisée en Flandre.
  •   France : clause de conscience en matière de recherche
  •   Certains pharmaciens belges aident inconsciemment les Néerlandais à s'euthanasier
  •   Dodelijke medicijnen in België te koop
  • Avortements en direct d’enfants handicapés : émission télévisée en Flandre.

    14/02/2012 - Début de vie

     

    Durant près de 51 minutes, le téléspectateur partage la souffrance de ces couples apprenant le handicap de leur enfant à naître. Tous ont opté pour l’interruption de la grossesse, se justifiant et rejoignant ainsi l’avis unanime des professionnels de la santé interrogés par la VRT.
    La « mise à mort » (entre les minutes 5 et 10) du bébé est livrée aux téléspectateurs, qui suivent les gestes du médecin lorsqu’il introduit à travers le ventre arrondi de la maman, le produit létal dans le cœur du bébé. L’arrêt cardiaque du bébé est audible et visible à l’écran. On peut s'interroger quant à l’impact d’une telle émission sur la population mais aussi chez les personnes handicapées elles-mêmes.

    En Belgique, l'IMG (interruption médicale de grossesse) peut être pratiquée jusqu'au terme de la grossesse, lorsque la poursuite de celle-ci met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu'il est certain que l'enfant à naître sera atteint d'une affection d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.  (Code pénal, Art. 350, 4°)

    Certains professionnels, tout en reconnaissant que cet acte est à la « limite de l’intolérable »,  le justifient en le décrivant comme un « crime compassionnel » accompli pour le bien de l'enfant à naître afin de lui éviter une vie de souffrance. Suite à l’arrêt de la Cour d’Appel de Courtrai, les « soignants » vont se trouver contraints à un geste actif de fœticide intra utero pour empêcher la naissance d'un enfant vivant qui ne peut légalement être euthanasié (eugénisme anténatal).

    Rappelons que certaines propositions de loi sont prêtes à être votées pour dépénaliser l’euthanasie des bébés handicapés. On sait en effet, que suivant la pratique des Pays-Bas, le Protocole de Groningen est déjà en vigueur dans certains hôpitaux, indiquant dans quelles circonstances, un bébé porteur d’un handicap à la naissance devrait recevoir certaines substances dans le but de provoquer sa mort.
    Voir aussi Bulletin de l’IEB

     Et Dossier de l'IEB: "Questions d'infanticide : bruits d'euthanasie des enfants handicapés"

    France : clause de conscience en matière de recherche

    14/02/2012 - Clause de conscience

     

    Jusqu’il y a peu en France, le droit de la santé ne retenait que deux clauses de conscience. La première visant l’ « interruption volontaire de grossesse » (art. L. 2212-8 CSP) et l’ « interruption de grossesse pour motif médical » (art. L. 2213-2 CSP), la seconde concernant la « stérilisation à visée contraceptive » par ligature des trompes ou des canaux déférents (art. L. 2123-1 CSP).

    L’adoption par le Parlement d’une troisième clause de conscience en matière de recherche sur l’embryon revêt une authentique portée morale. La nouvelle loi de bioéthique est on ne peut plus claire : « Aucun chercheur, aucun ingénieur, technicien ou auxiliaire de recherche quel qu’il soit, aucun médecin ou auxiliaire médical n’est tenu de participer à quelque titre que ce soit aux recherches sur des embryons humains ou sur des cellules souches embryonnaires autorisées en application de l’article L. 2151-5. » (art. L. 2151-7-1 du Code de la santé publique). En donnant une liste exhaustive de personnes susceptibles d’être impliquées dans ce type de recherche (chercheur, ingénieur, technicien, auxiliaire de recherche, médecin, auxiliaire médical), en insistant par trois fois sur le déterminant indéfini « aucun » et en ajoutant les périphrases « quel qu’il soit » ou « à quelque titre que ce soit », le législateur signifie sans la moindre ambiguïté que personne n’est tenu de concourir à ces recherches.

    Il convient aussi de souligner dans le dispositif adopté par le Parlement que la recherche sur les cellules souches embryonnaires est elle-même couverte par la nouvelle clause de conscience. Les parlementaires français n’ont donc pas fait de distinction entre la recherche qui détruit un embryon et celle qui étudie le produit de cette destruction : les deux sont susceptibles d’être l’objet d’une objection de conscience. Cette précision du législateur pourrait conduire, pourquoi pas, certains scientifiques hésitants à approfondir leur réflexion. Il existe en effet des chercheurs « de bonne volonté » qui s’opposent à la destruction d’un embryon mais souhaitent étudier les séquences cellulaires issues de cette destruction qui pour eux ne soulèvent pas de problème moral particulier.
    La France est ainsi l'un des rares pays européens s'étant doté de la clause de conscience en matière de recherche.

    Auteur : P-O. Arduin - Liberté Politique.

    Certains pharmaciens belges aident inconsciemment les Néerlandais à s'euthanasier

    09/02/2012 - Fin de vie

    Début février 2012, un documentaire néerlandais intitulé Medeleven a révélé qu' "une organisation néerlandaise, qui a pour objectif d'informer les gens qui veulent mourir sur la manière d'y parvenir, leur conseille d'aller acheter des pilules dans les pharmacies en Belgique". Le 3 février 2012 le quotidien belge De Morgen écrivait en effet qu'il semblerait que les pharmaciens belges soient "plus enclins à fournir les pilules nécessaires, sans prescription médicale".
    Le documentaire suit un cas parmi d'autres, celui d'une personne âgée qui "n'entre pas en ligne de compte" pour être euthanasiée, qui se rend en Belgique et rentre chez elle avec 350 pilules, soit 7 fois plus que le nécessaire pour mettre fin à ses jours.

    Le fédération belge des pharmaciens a reconnu le cas de ce vieil homme, mais a expliqué que les pharmaciens qui ont "contrevenu à la loi" ignoraient ses intentions. Ces derniers risquent une suspension ou un blâme. Enfin, l'ordre des pharmaciens a expliqué attendre de "voir les preuves concrètes avant d'entamer une procédure".
    Source: Le Vif.be 03/02/12

    Dodelijke medicijnen in België te koop

    09/02/2012 - Fin de vie

    Een combinatie van dodelijke medicijnen zijn in België op redelijk eenvoudige manier aan te schaffen. Een 91-jarige Nederlander...  kreeg ze vorig jaar na een bezoek aan vier apotheken in Antwerpen bij elkaar. In Nieuwsuur een gesprek met de 91-jarige Pieter Jiskoot.

     

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