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Bulletin de l'IEB - 14 septembre 2009

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[Français] 14 septembre 2009

Sommaire

  •   Près de 11.000 déclarations anticipées d’euthanasie
  •   Deux enfants conçus après le décès de leur père
  •   Le nombre d’injections létales n’a pas augmenté en Flandre
  • Près de 11.000 déclarations anticipées d’euthanasie

    01/10/2009 - Fin de vie

    En un an, 10.799 citoyens ont fait la démarche de rédiger une déclaration anticipée relative à l'euthanasie, aussi appelée testament de vie.

    Rappelons que la loi dépénalisant ’euthanasie permet de rédiger une déclaration anticipée pour l’éventualité où la personne se trouverait dans un état d’inconscience irréversible ne permettant pas de s’exprimer. Il s’agit donc d’une demande d’arrêt actif de vie et non d’un simple arrêt de traitement permettant à la maladie de suivre son cours jusqu’à la mort naturelle. La déclaration anticipée relative à l’euthanasie doit être signée en présence de deux témoins dont l'un au moins ne peut avoir d'intérêt matériel au décès du déclarant. Elle permet (mais ce n’est pas obligatoire) de désigner une ou plusieurs personne(s) de confiance chargée(s) de faire connaître au médecin l’existence de cette déclaration. Toute personne peut être désignée à l’exception des membres de l’équipe médicale qui soigne le malade (médecin et membres de l’équipe soignante).

    Depuis le 1er sptembre 2008, la déclaration peut être enregistrée auprès de l'administration communale de façon à pouvoir être connue du médecin traitant même s'il n'existe pas de personne de confiance mais cet enregistrement n'est nullement obligatoire. La déclaration doit être  reconfirmée après 5 ans. Elle peut être retirée ou révisée à tout moment. 

    Les 10.799 citoyens qui ont rentré cette déclaration représentent 0,2% de la population de 40 ans et plus. Précisément, 98% des déclarants ont plus de 40 ans, 61% sont des femmes et 39% des hommes. 

    Source: RTL, 1/10/2009

    Deux enfants conçus après le décès de leur père

    15/09/2009 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    La loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée autorise la conception d’un enfant après le décès du père. La loi impose qu’il soit fait expressément mention de ce projet dans la convention passée entre les auteurs du projet parental et le centre de fécondation.
    En outre, l’insémination ou l’implantation ne peuvent être effectuées au plus tôt six mois après la mort du papa et au plus tard deux ans après son décès.
    Selon la vice-Première PS, Laurette Onkelinx, 5 fertilisations ont été effectivement pratiquées et deux enfants ont vu le jour alors que leur papa était décédé depuis au moins six mois. La ministre précise cependant que ces données ne sont pas systématiquement collectées, le nombre pourrait donc être supérieur. Rappelons qu’un centre de fertilité peut toujours refuser une fécondation après le décès du père en invoquant une clause de conscience. A ce jour, au moins deux centres ont fait usage de cette clause tandis qu’un troisième a demandé l’avis d’un comité d’éthique. 

    Source : La Libre, 15/09/2009

    Le nombre d’injections létales n’a pas augmenté en Flandre

    11/09/2009 - Fin de vie

    Le groupe de recherche sur la fin de vie de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) ainsi que l’Institut bioéthique de l’Universiteit Gent (UG) ont publié dans le « New England Journal of Medicine » une étude relative à l’impact de la loi de 2002 dépénalisant partiellement l’euthanasie. Il en ressort que si le nombre d’euthanasies déclarées a quasi doublé en Flandres en l’espace de 10 ans passant de 1,1% des décès en 1998 à 1,9% en 2007 ; par contre, le nombre d’injections létales ainsi que l’administration de produits accélérant la fin de vie sans la demande explicite du patient sont en baisse. En revanche, l’administration de hautes doses de morphine pour soulager la douleur et les symptômes est passée de 18% du nombre total des décès en 1998 à 27% en 2007. La sédation profonde, utilisée en soins palliatifs est passée de 8,2 % en 2001 à 14,5 % en 2007, soit une hausse très significative.

    Source : La Libre, 11/09/2009 

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