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Bulletin de l'IEB - 14 février 2011

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[Français] 14 février 2011

Sommaire

  •   Tourisme procréatif et choix du sexe de l'enfant
  •   Pilule du lendemain et maladies sexuellement transmissibles (MST)
  •   Commission avortement: proposition de loi pour plus d'informations
  • Tourisme procréatif et choix du sexe de l'enfant

    01/02/2011 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Les quotidiens Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg ont révélé une affaire de tourisme procréatif permettant à des couples néerlandais de se rendre en Belgique afin de pouvoir choisir le sexe de leur enfant. Le système a été mis au point par un homme d'affaires néerlandais, Bert van Delen, et un gynécologue de Borgerhout, Frank Sterckx.
    Les couples s'inscrivaient sur le site de Bert van Delen qui les mettait en relation avec le gynécologue. Celui-ci procédait à des inséminations après avoir passé le sperme du demandeur dans une centrifugeuse spéciale qui permet de séparer les spermatozoïdes porteurs d'un chromosome X, plus lourds, de ceux porteurs d'un chromosome Y. L'insémination se faisait avec le sperme souhaité par le couple. 
    Cette technique de sélection du sexe de l'enfant fonctionnerait à 80%. Chaque insémination coûte 1.200 euros et il en faudrait en moyenne trois pour que l'ovule soit fécondé. S’ajoute le peu de chance (19%) de voir la grossesse se développer.

    Dans le cadre de la loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée (articles 52 et 67), il est formellement interdit de recourir aux techniques de PMA dans le seul but de choisir le sexe de l’enfant, sauf lorsqu’il s’avère qu’une maladie est directement liée au sexe de cet enfant (exemple maladie de Duchêne, transmissible par la mère à l’embryon mâle).
    La loi relative à la procréation médicalement assistée renvoie à cet égard à l’article 5, 5° de la loi du 11 mai 2003 sur la recherche sur les embryons qui interdit toute recherche ou tout traitement axés sur la sélection du sexe.
    Les deux hommes assurent qu'ils n'ont rien fait d'illégal. "Je fais juste l'insémination. Ce qui se passe avant avec le sperme est de la responsabilité du patient", s'est défendu Frank Sterckx.  
    De son côté, l'association belge des obstétriciens, s'est déclarée indignée d'une telle pratique. "Nous allons examiner les mesures à prendre", a indiqué son président, Johan Van Wiemeersch.

    Pilule du lendemain et maladies sexuellement transmissibles (MST)

    31/01/2011 - Début de vie

    Contredisant dans les faits  les politiques gouvernementales actuelles en matière de santé publique, une étude menée par Sourafel Girma et David Paton, publiée dans le Journal of Health Economics,  révèle que proposer en vente libre la pilule du lendemain (qui a une visée abortive), ne contribue absolument pas à diminuer le nombre de grossesses non désirées. Ces deux professeurs de l'Université de Nottingham ont comparé les régions britanniques où la pilule du lendemain est en vente libre dans les pharmacies avec d'autres régions où une prescription est nécessaire. Ils sont arrivés au résultat que non seulement le nombre de grossesses chez les jeunes filles de moins de 16 ans n'a pas diminué ces dix dernières années mais que par contre le nombre de maladies sexuellement transmissibles a significativement augmenté.

    "La distribution gratuite de la pilule du lendemain  rate son objectif qui est de limiter les grossesses chez les jeunes", commente le professeur David Paton. La hausse des MST comme effet secondaire est liée à la plus grande prise de risques lors des relations sexuelles". Les résultats de leurs recherches révèlent que le nombre de MST chez les adolescents de moins de 16 ans a connu une hausse de 12% en dix ans dans les régions où la pilule du lendemain est en vente libre.
    Source: La Libre

    Commission avortement: proposition de loi pour plus d'informations

    27/01/2011 - Début de vie

    Proposition de loi déposée le 27 janvier 2011 par Mme Nele Lijnen et consorts (5-717/1)

    Quelques mois après  l’entrée en vigueur de la loi dépénalisant l'avortement (3 avril 1990), une Commission nationale chargée de l’évaluation de cette loi a été instituée.
    Afin d’améliorer le travail de cette Commission et de favoriser une prévention ciblée, l’auteur propose que soient repris dans le formulaire rempli lors de chaque entretien des éléments tels que le code postal de la résidence de la femme, sa situation isolée ou cohabitante, le nombre d’interruption de grossesse déjà subies, si la grossesse était souhaitée ou non au départ, ou si la femme aurait mené sa grossesse en l’absence de contraintes matérielles, culturelles ou autres.
    Les auteurs prévoient également un recoupement des chiffres avec ceux recueillis par l’Institut national de statistique (INS) et l’Institut national maladie-invalidité (INAMI).

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