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Bulletin de l'IEB - 13 janvier 2012

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[Français] 13 janvier 2012

Sommaire

  •   Clinique de la fin de vie ou clinique de l’euthanasie ?
  •   Euthanasie : étude sur les pratiques et attitudes des médecins belges
  •   La pratique de l'euthanasie nuit-elle au développement des soins palliatifs?
  •   Daling aantal Vlaamse tienermoeders in 2010
  • Clinique de la fin de vie ou clinique de l’euthanasie ?

    10/01/2012 - Fin de vie

    Les déclarations à propos d’une clinique de l’euthanasie du Dr Distelmans ont provoqué, en janvier 2011, un tollé général. (Bulletin de l'IEB) On croyait le dossier enterré. Or voici que l’UZ Brussel (VUB) met sur pieds avec l’Academisch Medisch Centrum Wemmel une initiative pour  "encadrer" les patients terminaux ou incurables.
    L'objectif de celle-ci serait d'instaurer une "consultation de seconde ligne"  (médecins et infirmières formés à la pratique de l'euthanasie) pour les patients souffrant de maladies incurables, les patients terminaux, ainsi que les patients atteints de troubles psychiatriques. Les responsables de ce groupe, très proche du LEIFdoctors (LevensEindeInformatieForum),  partent d'un quadruple constat : les législations relatives à la fin de vies sont méconnues, il est fait trop peu et souvent trop tard appel aux soins palliatifs, les cas d'acharnement thérapeutique existent toujours et les demandes d'euthanasie provenant de patients non terminaux ou atteints de maladies psychiatriques ne sont pas suffisamment entendues.
    Ils souhaitent dès lors mettre en place une équipe pluridisciplinaire (ULTEAM) qui recevrait en consultation ces patients pour répondre à leurs questions concernant la fin de vie, leur donner un avis sur leur demande d'aide, les accompagner et les renvoyer vers les praticiens adéquats.
    La vigilance est de mise lorsqu’au même moment, une étude révèle que pour certains médecins, l’euthanasie peut être aujourd’hui considérée comme une "pratique palliative". On peut se demander si une institution où l’euthanasie se pratique mettra vraiment tout en œuvre pour donner le meilleur des soins palliatifs et accompagner la personne en fin de vie vers sa mort naturelle ?

    Euthanasie : étude sur les pratiques et attitudes des médecins belges

    10/01/2012 - Fin de vie

    Une étude vient de sortir dans le cadre du projet MELC (Monitoring the quality of End-of-Life Care in Flanders) du programme IWT-SBO (agence de financement pour la science et la technologie en Flandre). Elle révèle les motifs pour lesquels les médecins de Flandre n’ont pas déclaré à la Commission d’évaluation les euthanasies qu’ils ont pratiquées, alors que la loi les y oblige.
    Que dit cette étude? Dans tous les cas où le médecin néglige son obligation de déclarer l'euthanasie à la Commission de contrôle, 18%  considèrent que la procédure administrative est fastidieuse, 12% que toutes les conditions et procédures légales n’étaient pas respectées. Dans  9% des cas non déclarés, le médecin a la conviction que l’euthanasie est une affaire privée entre son patient et lui-même, et, dans 2% des cas, le médecin aurait craint d’éventuelles poursuites juridiques.
    Cette même étude éclaire aussi d'autres aspects : un médecin considère ou non un décès comme un cas d’euthanasie selon la substance utilisée pour induire ce décès. Lorsqu’il pratique l’euthanasie au moyen d’une dose excessivement élevée d’opaciés, le médecin ne perçoit généralement pas cet acte comme une euthanasie, mais comme une forme de sédation ou de soins palliatifs "exagérés".

    La pratique de l'euthanasie nuit-elle au développement des soins palliatifs?

    10/01/2012 - Fin de vie

    10% des médecins belges interrogés lors d'une étude récente le pensent.  De même, plus de la moitié des médecins interrogés estiment que le médecin doit pouvoir décider, en concertation avec l’équipe en charge des soins, d’administrer des substances létales à un patient atteint d’une maladie incurable en proie à des souffrances insupportables et qui n’est pas en mesure de prendre lui-même des décisions. Trois quart des médecins sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle l’euthanasie à la demande du patient peut constituer une forme adéquate de soins palliatifs. 10% des médecins interrogés pensent toutefois que la loi relative à l’euthanasie nuit au bon développement des soins palliatifs. La majorité des médecins sont partisans d’une extension de la loi aux mineurs, tandis qu’une petite moitié d’entre eux soutient l’extension de la loi aux patients devenus incapables (mais qui ne sont pas en fin de vie), et qui sont en possession d’une déclaration anticipée écrite d’euthanasie.
    Enfin, 25% des médecins estiment que l’euthanasie est une affaire privée entre le médecin et son patient qui ne doit pas être soumise au contrôle de la Commission d’évaluation.

    Source : Medi-Sphere 384 - 8/12/2011 - Cahier AGEING

    Daling aantal Vlaamse tienermoeders in 2010

    10/01/2012 - Début de vie

    In 2010 kregen in Vlaanderen 1228 meisjes onder de 20 jaar een of meerdere kinderen. 9 moeders waren jonger dan 15 jaar, een kleine 300 waren minderjarig. Per 1000 meisjes tussen 15 en 20 jaar werden iets minder dan 7 meisjes moeder of: een op de 150 kreeg een kind. Deze cijfers liggen lager dan de cijfers van 2009. De daling situeert zich voornamelijk bij de 19-jarige meisjes. Deze analyse gaat over ouderschap in Vlaanderen. Tienerabortussen zijn niet inbegrepen (abortuscijfers voor 2010 zijn nog niet bekend), het gaat dus niet om tienerzwangerschappen.
    Dit blijkt uit een analyse van Marjolijn De Wilde (onderzoeker aan de Universiteit van Antwerpen – Centrum voor Sociaal Beleid  - CSB).

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