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Bulletin de l'IEB - 10 février 2012

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[Français] 10 février 2012

Sommaire

  •   Prix pour un chercheur belge de l’ULB dans le domaine des cellules souches adultes
  •   Les échographistes belges s’inquiètent de la décision de la Cour d’Appel de Gand
  •   20 ans d’insémination ICSI en Belgique : un suivi des 15.000 enfants serait prudent...
  • Prix pour un chercheur belge de l’ULB dans le domaine des cellules souches adultes

    06/02/2012 - Recherche biomédicale

    Le Docteur Cédric Blanpain (ULB) a obtenu le Prix 2012 du jeune investigateur le plus méritant dans le domaine des cellules souches adultes, prix décerné par la société internationale de recherche sur les cellules souches (ISSCR).
    Chacune des découvertes du Dr Blanpain permet de nombreuses applications directes et indirectes pour la prévention et la thérapeutique des cancers. En matière de cellules cardiovasculaires ; par exemple, la technique mise au point pourrait permettre de tester la toxicité des médicaments et la greffe de cellules à des patients cancéreux.

    Source : Le Journal du médecin, 17/01/2012

     

    Les échographistes belges s’inquiètent de la décision de la Cour d’Appel de Gand

    06/02/2012 - Diagnostics prénatal et préimplantatoire

    On se rappelle la condamnation d’un gynécologue de la région de Courtrai à dédommager de 100.000 euros les parents d’un enfant handicapé parce qu’il les avait avertis trop tard du handicap de leur petite fille, les empêchant de procéder à un éventuel avortement.
    Cette affaire s’inscrit dans la lignée de plusieurs actions judiciaires et la décision de la Cour est lourde de conséquences, notamment dans l’optique d’une médecine défensive. « Une certaine peur s’installe chez les gynécologues et il est de plus en plus difficile de trouver des échographistes vu les risques liés à la pratique » souligne le Pr Jean-Pierre Schaaps, président du groupement des gynécologues-obstétriciens de langue française de Belgique (GGOLFB).
    Le Journal du Médecin pose des questions essentielles : un Etat de droit digne de ce nom peut-il rencontrer une demande de ce type ? Et ceux qui avalisent une telle révolution ont-ils pensé aux conséquences psychologiques pour l’enfant ? Quelle sera sa réaction lorsqu’il découvrira ou apprendra que ses parents ont voulu l’empêcher de vivre et qu’à sa naissance, ils ont réclamé et obtenu indemnité du chef de cette naissance ? Peut-on imaginer atteinte plus profonde à la confiance ?
    Se pose aussi la question de savoir si un avortement peut être réalisé jusqu’au jour précédant la naissance. (voir Bulletin de l’IEB)
    Dossier complet sur ce sujet :" La naissance handicapée : un préjudice indemnisable ?"

    20 ans d’insémination ICSI en Belgique : un suivi des 15.000 enfants serait prudent...

    06/02/2012 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Les médecins reconnaissent que l’ICSI* est une technique nettement plus forcée et moins « naturelle » que la FIV classique, d’où le fait que l’on se pose encore des questions par rapport à l’état de santé des bébés issus de cette technique.
    Le Dr Michel De Vos, gynécologue d’un centre de médecine reproductive affirme qu’« il existe bel et bien des différences entre les enfants conçus naturellement et ceux issus de ces techniques. On remarque que le poids de l’enfant à la naissance est moindre et que le nombre de malformations congénitales est légèrement plus élevé qu’habituellement. Mais cette différence au niveau des malformations provient-elle de la technique en elle-même ou du problème de fertilité préexistant dans le couple, on ne le sait pas. »
    Le premier enfant né par ICSI a 20 ans aujourd’hui. « Il est important de continuer à suivre ces jeunes adultes, car on peut se demander s’ils ne risquent pas de se retrouver à leur tour dans nos salles d’attente avec des problèmes de fécondité, eux aussi. » selon le Dr De Vos.
    De plus, un autre argument pourrait entrer en ligne de compte en ces temps de restrictions budgétaires car ces techniques ont un  coût important puisque chaque ICSI coûte 3.000 euros à la société, sans parler de toutes les tentatives qui se soldent par un échec (80%).
     Source: Communiqué de presse UZ Brussel.

    {* Icsi : ressemble à la FIV, si ce n’est que l’on injecte directement, à l’aide d’une micro pipette, un spermatozoïde
    dans l’ovule.}

    Ces chiffres dont on parle peu figurent dans le Dossier PMA de l’IEB.
    Le Dr Jean-Michel Debry a également tiré la sonnette d'alarme par rapport à l'ICSI. (Voir son article)

     


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