FR NL EN

Belgique : vers une extension de l’avortement au-delà des 12 semaines

ImprimerRecommander
[Français] 27 mars 2015

Sommaire

  •   Belgique : vers une extension de l’avortement au-delà des 12 semaines ?
  •   Belgique : réparation du cortex cérébral par cellules embryonnaires
  •   Euthanasie voor minderjarigen in België
  •   Belgique : deuxième meilleur score en matière de dons d'organes
  • Belgique : vers une extension de l’avortement au-delà des 12 semaines ?

    26/03/2015 - Début de vie

    A l’occasion des 25 ans de la promulgation de la loi dépénalisant l’avortement en Belgique, les centres pratiquant l'IVG (Interruption volontaire de grossesse) proposent d’en faciliter plus largement l’accès via un renouvellement du cadre légal : ils plaident notamment pour une extension du délai légal au-delà de douze semaines, car actuellement, passé ce délai, les centres d’avortement se voient obligés d’envoyer les femmes aux Pays-Bas, où le délai est de 22 semaines.
    De plus, des critiques sont aujourd’hui émises à propos de la commission d’évaluation : « elle semble dans son dernier souffle depuis un an et demi. Les membres de cette commission sont de bonne volonté, mais il manque de personnes compétentes en termes de recherche scientifique », ajoute le docteur Anne Verougstraete du SJERP (planning familial de la VUB). Celle-ci propose, au nom des centres pratiquant l'avortement, la création d'un organisme scientifique qui prendrait en charge les statistiques sur l'avortement, sur base desquelles les politiques pourraient éventuellement ajuster la loi.
    L’avortement a peu à peu perdu son caractère d’exception, prévu par la loi de 1990, pour devenir aujourd’hui un acte banal, proposé aux jeunes par les centres de planning familial qui assurent les animations à la vie affective et sexuelle dans la plupart des établissements scolaires du pays. De plus en plus, l’IVG est désormais présenté et revendiqué comme un « droit des femmes ».
    Parallèlement, le professeur Paul Schotsmans de la KULeuven,  a mis en exergue un mouvement inverse qui se produit des Pays-Bas vers la Belgique et qui concerne les femmes qui souhaitent faire avorter leur bébé porteur d’un handicap. En effet, la loi belge permet l’avortement en cas de handicap jusqu’au moment de la naissance, alors qu’aux Pays-Bas, ce délai est limité à la 24ème semaine. Le professeur Schotsmans s’inquiète du fait qu’aucune statistique ne soit aujourd’hui disponible en Belgique quant au nombre d’IMG (interruption médicale de grossesse) d’enfants handicapés. Il suggère également que ces actes d’avortements tardifs pour raisons médicales qui sont des opérations lourdes et délicates, soient confiés à des centres spécialisés, ce qui, en plus, faciliterait la collecte de données.
    En 25 ans d’application de la loi belge dépénalisant l’avortement, plus de 300.000 femmes ont subi une interruption volontaire de grossesse. En 2013, le chiffre officiel était de 20.000 avortements, soit un avortement pour 6,8 naissances.
    Sources : Belga et De Standaard
     

    Belgique : réparation du cortex cérébral par cellules embryonnaires

    23/03/2015 - Statut du corps humain - Posthumanisme

    Des chercheurs de l'ULB (Université libre de Bruxelles), Pierre Vanderhaeghen, Kimmo Michelsen et Sandra Acosta, ont procédé à la transplantation de neurones générés à partir de cellules embryonnaires sur des souris dont le cortex cérébral était endommagé. La première étape de la recherche, déjà clôturée précédemment avec succès, consistait en la production à partir de cellules embryonnaires, de cellules nerveuses (ou neurones) identiques à celles qui composent le cortex cérébral.
    Une fois ces neurones corticaux générés, l'étape suivante était de vérifier si ces cellules pouvaient remplacer efficacement les neurones endommagés d'un cerveau malade. La perte de neurones corticaux est en effet la cause de nombreuses maladies neurologiques (accidents vasculaires cérébraux, Alzheimer...), rappelle l’ULB.
    L'expérimentation a montré que les neurones transplantés se sont intégrés « de façon efficace dans le cerveau après la lésion », ont observé les chercheurs. Certains neurones ont même ensuite été capables de répondre à des stimuli visuels, comme les neurones initiaux du cortex lésé, ce qui montre qu'ils ont pu se connecter au cerveau de manière fonctionnelle.
    L'approche n'a encore été testée que sur des souris de laboratoire, mais l'ULB y voit une importante perspective d'avancée dans les traitements des maladies du cortex cérébral.
    Sources : communiqué de l’ULB  et revue Neuron 04/03/2015

     

     

    Euthanasie voor minderjarigen in België

    26/03/2015 - Fin de vie

    NIEUW ! DOSSIER in het Nederlands !

    Een jaar geleden werd de wet “tot wijziging van de wet van 28 mei 2002 betreffende de euthanasie, teneinde de euthanasie voor minderjarigen mogelijk te maken” uitgevaardigd. België werd daarmee het eerste en enige land ter wereld waar euthanasie voor minderjarigen zonder enige leeftijdsvoorwaarde is toegestaan.
    Sommigen waren bijzonder trots op de goedkeuring van het wetsontwerp. Zij roemden de “pioniersrol” die België speelde door een wettelijk kader te scheppen voor euthanasie, beschouwd als ultieme “daad van menselijkheid” waar elke patiënt, ongeacht zijn leeftijd, recht op zou moeten hebben. Niet iedereen was het echter met hen eens: zowel politici als vertegenwoordigers van het maatschappelijk middenveld – waaronder meer dan tweehonderd kinderartsen en specialisten in palliatieve zorg voor kinderen – waren gekant tegen de uitbreiding van de euthanasiewet.
    Het lijdt in elk geval geen twijfel dat de ethische, juridische en medische vragen die euthanasie oproept er niet minder op worden wanneer sprake is van een verzoek om euthanasie geuit door een minderjarige patiënt. Dit dossier biedt er een beknopt overzicht van, schetst kort de nieuwe wettelijke bepalingen, en reikt tevens een aantal kritische overwegingen aan.

     

     

    Belgique : deuxième meilleur score en matière de dons d'organes

    27/03/2015 - Statut du corps humain - Posthumanisme

    Avec 25,2 donneurs d’organes par million d’habitants, la Belgique a obtenu en 2014 le deuxième meilleur « score » en matière de don d’organes parmi les huit pays affiliés à Eurotransplant, organisme de services pour les centres de transplantation, les laboratoires et les hôpitaux transplanteurs. Seule la Croatie a réalisé en 2014 un score supérieur avec 33,9 donneurs.
    Le bon résultat obtenu par la Belgique s'explique en grande partie par sa législation. En Belgique, on est en effet automatiquement considéré comme donneur, à moins de s'y opposer formellement. Chacun peut faire connaître sa volonté au cours de sa vie, via ses proches, via un document écrit ou par le biais d'un enregistrement auprès de sa commune. Cet enregistrement est transmis à une banque de données centrale auprès du ministère de la Santé publique. Cette banque de données est consultée à chaque fois qu'un prélèvement d'organes ou de tissus est envisagé.
    Même si la famille n'a plus légalement le droit de s'opposer à un prélèvement d'organe, les proches sont  toujours consultés pour tenter de connaître l'opinion du donneur potentiel qui n'a pas enregistré sa volonté expresse ou son opposition au sein du Registre national. Leur souhait est aussi respecté afin d’éviter un événement conflictuel à une situation souvent déjà difficile.
    Source : Belga

Faire un don à l'IEB