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Belgique : une maison de repos attaquée en justice pour avoir refusé l’euthanasie dans ses murs

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[Français] 15 janvier 2016

Sommaire

  •   Belgique : une maison de repos attaquée en justice pour avoir refusé l’euthanasie dans ses murs
  •   GPA : une pratique incontrôlable
  •   France : 16 professions en alerte sur la proposition de loi relative à la fin de vie
  • Belgique : une maison de repos attaquée en justice pour avoir refusé l’euthanasie dans ses murs

    13/01/2016 - Clause de conscience

    La direction de la maison de repos Sint-Augustinus à Diest, a été assignée en justice pour avoir refusé l’accès à un médecin venu administrer l’euthanasie à l'une de ses patientes.
    Mariette Buntjens, âgée de 74 ans et en phase terminale d'un cancer métastasique, avait formulé sa demande d’euthanasie en 2011. Au bout d’une procédure de six mois, sa demande avait abouti. Mais la direction de la maison de repos a refusé que l'acte soit pratiqué dans ses murs. La patiente a donc dû sortir de la maison de repos et rentrer chez elle pour être euthanasiée.
    Ses enfants ont saisi la justice, au motif que le refus de l’établissement de faire euthanasier leur mère dans la structure aurait aggravé ses souffrances physiques et psychiques. Ils mettent en cause l’objection de conscience invoquée par l’établissement car ce mécanisme juridique ne concerne pour eux que les personnes physiques et non les personnes morales, qui ne bénéficieraient que d'un droit de "polititique institutionnelle", à condition d'en avertir les patients avant leur entrée dans la structure, d'après l'avis n°59 du 27 janvier 2004 du Comité consultatif de Bioéthique de Belgique.
    Source : La Libre

    Consultez la Brochure " Clauses de conscience au profit des professionnels de la santé " ou demandez à la recevoir par la poste. ICI

    GPA : une pratique incontrôlable

    13/01/2016 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    A l’heure où un Rapport d’information sur la pratique de la GPA (Gestation pour autrui) a été voté par la Commission des Affaires Institutionnelles du Sénat, la presse internationale se fait l’écho d’une multiplication des problèmes liés à des contrats de mères porteuses dans le monde. 
    Ainsi, deux cas - à New York et en Californie - ont secoué les Etats-Unis en novembre et décembre dernier. La situation de ces deux mères porteuses étant sensiblement la même, puisqu’elles se sont retrouvées enceintes de triplés. Ne souhaitant accueillir que deux bébés, les couples commanditaires (parents intentionnels) ont exigé de ces femmes qu’elles avortent le troisième bébé. Ayant refusé, elles sont vues menacées de perdre leur rémunération qui tourne autour des 30 000 dollars.
    Un autre cas très récent concerne un couple d’homosexuels israéliens qui avait commandé un enfant au Népal. Les tests génétiques réalisés sur l’enfant ont obtenu attestent qu’il y aurait eu une erreur. Ce n’est pas 'leur' enfant, qui a donc été renvoyé au Népal. Le couple est dès lors en attente de leur 'vrai' enfant biologique.
    Toutes ces situations interviennent alors qu’un contrat précis avait été établi. Cela révèle notamment qu’inscrire dans une loi et encadrer de façon stricte la GPA n’empêche aucunement les dérapages. Même si le désir d’enfant est ainsi assouvi par la GPA, le risque de multiples souffrances imprévues est bien réel non seulement pour la mère porteuse et les parents commenditaires, mais aussi et surtout pour l’enfant.
    Sources : Le Point ; The Times of Israël

    France : 16 professions en alerte sur la proposition de loi relative à la fin de vie

    13/01/2016 - Fin de vie

    Alors que la proposition de loi relative à la fin de vie va très prochainement être débattue en commission mixte paritaire, 16 corps professionnels ont uni leur voix en France afin d’alerter sur les risques que représentent certaines mesures censées apporter de nouveaux droits aux patients et aux personnes en fin de vie.
    Dans un communiqué publié ce lundi 11 janvier 2016 par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, l’ensemble des professionnels de la santé signataires réaffirment avec force deux dimensions essentielles et indissociables de leur profession.
    Les infirmiers, oncologues, médecins généralistes, gériatres, etc… rappellent en premier lieu que « donner la mort ne relève en aucune façon de la compétence des professionnels de santé ». Cette considération est indispensable pour garantir la qualité de la relation de « confiance mutuelle et réciproque » entre le soignant et le patient.

    « Les français refusent de 'mal mourir' ? Nous le refusons aussi. Pour éviter cela il est indispensable de développer la formation en soins palliatifs et prise en charge de la douleur de tous les professionnels de santé ainsi que la possibilité pour tous les citoyens de bénéficier de soins adaptés aussi bien au sein des établissements de santé, médico-sociaux, qu’à domicile. Il est également fondamental d’engager tous les soignants au développement de soins humains et de soins de support dès le début de la vie. Des moyens humains et financiers doivent être mis en œuvre en ce sens. »

    Source : Société Française d’Accompagnement et de de Soins Palliatifs 

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