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Belgique : symposium à l’occasion des 15 ans de la loi relative à l’euthanasie

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[Français] 9 juin 2017

Sommaire

  •   Belgique : symposium à l’occasion des 15 ans de la loi relative à l’euthanasie
  •   Le lobbying pro-IVG d’Amnesty International échoue en République Dominicaine
  •   OMS : l’Assemblée Mondiale de la Santé encourage les soins palliatifs pour les malades du cancer
  • Belgique : symposium à l’occasion des 15 ans de la loi relative à l’euthanasie

    08/06/2017 - Fin de vie

    A l'occasion des 15 ans de la loi ayant dépénalisé partiellement l’euthanasie, adoptée par le législateur belge en 2002, un symposium s'est tenu le 11 mai dernier à l'initiative de Jean-Jacques De Gucht, parlementaire.

    A cette occasion, le Professeur Luc Deliens, Director du End-of-Life Care Research Group (Vrije Universiteit Brussel & Ghent University), a entre autres affirmé que le contrôle exercé par la Commission Fédérale de contrôle et d’Evaluation (CFCE) demeurait « marginal » et « très rudimentaire ». Le nombre d’euthanasies réelles est bien plus important, selon lui, que celles reprises dans le Rapport bisannuel de la Commission. Celle-ci en effet, ne peut se prononcer que sur les cas d’euthanasies que les médecins lui rapportent. Ce système de « Self-fulfilling prophecy » est pour lui totalement inadéquat. En 15 ans, la « pratique de l’euthanasie dans notre pays a augmenté énormément ». La clandestinité est réelle, et des médecins pratiquent l’euthanasie en toute illégalité et impunité. (Voir dossier de l’IEB : 10 ans de dépénalisation)

    De plus, il a parlé de l'existence d'une « zone grise », hors de tout contrôle, quant à la pratique de la sédation qui viserait à provoquer la mort du patient de façon abusive.

    Les critiques émises lors du symposium se sont aussi adressées au politique. Le Professeur Deliens a ainsi souligné qu’en 15 ans, aucune des quatre études réalisées par son groupe de recherche n’avait été financée par les pouvoirs publics, alors qu’aux Pays-Bas, des millions d’euros sont investis pour des études à la demande du Gouvernement. « La loi euthanasie n’est-elle pas assez importante que pour justifier un financement des recherches à ce sujet ? » a-t-il demandé. « Or, continue-t-il, nous ne savons pas ce qui se passe en Wallonie par rapport à la pratique de l’euthanasie afin d’expliquer la différence majeure avec la Flandre »
    (NDLR : 80% du total des euthanasies déclarées le sont en néerlandais).

    Lors du même symposium, et à propos d’une révision éventuelle de la loi euthanasie, la question du suicide assisté (non couvert par la loi actuelle) a par ailleurs été évoquée. Le psychiatre Koen Titeca a souligné que dans le cas de l’euthanasie, le médecin est beaucoup plus impliqué que dans le cas du suicide assisté. « Les médecins se sentent mieux après l’aide au suicide qu’après une euthanasie où ils doivent eux-mêmes injecter le produit létal » a ainsi affirmé M. Titeca. D’autres intervenants ont évoqué le fait que, bien que le respect de l’autonomie du patient était très important, les médecins devaient s’en tenir à la loi et se garder de toute pression possible venant du patient lui-même.

    Pour conclure le symposium, Jean-Jacques de Gucht (Open-VLD) a appelé à un élargissement de la loi, notamment pour les personnes atteintes de démence, et à une meilleure information sur l’euthanasie, en prévoyant par exemple un lieu d’accueil dans chaque administration communale pour aider la population à remplir les demandes d’euthanasie. Il faut aussi, a-t-il ajouté, que les médecins et les infirmières reçoivent une formation adéquate pour pratiquer l’euthanasie.

    Source : Symposium 15 jaar euthanasie, 11/05/2017, Belga, Knack.

     

    Le lobbying pro-IVG d’Amnesty International échoue en République Dominicaine

    08/06/2017 - Début de vie

    Dans un communiqué de presse du 31 mai 2017, Amnesty International a enjoint les sénateurs de République Dominicaine à « supprimer l’une des lois relatives à l’avortement les plus restrictives au monde, et commencer à protéger les droits de millions de femmes et de filles », comme elle l’avait fait quelques semaines auparavant pour le Salvador et le Honduras, défendant l’avortement comme un droit de santé publique.

    Ainsi, Erika Guevara Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International a affirmé que « L’interdiction totale de l’avortement est, tout simplement, une forme de torture qui met chaque jour en danger la vie de millions de femmes. »

    Ce même 31 mai, les sénateurs de République Dominicaine, à l’instar du Honduras, ont rejeté pour la deuxième fois les recommandations de modification du code pénal relatives à l’avortement déposées par le Gouvernement.

    Source : La Gaceta et Amnesty International

     

     

    OMS : l’Assemblée Mondiale de la Santé encourage les soins palliatifs pour les malades du cancer

    08/06/2017 - Fin de vie

    Le mercredi 31 mai 2017 s’est clôturée la 70ème Assemblée Mondiale de la Santé. Les délégués des Etats membres y ont approuvé un ensemble de mesures visant à améliorer la lutte contre le cancer et ont notamment souligné l'importance des soins palliatifs. En effet, l’OMS reconnaît l’efficacité des soins palliatifs qui « permettent d’atténuer les problèmes physiques, psychosociaux et spirituels chez plus de 90% des malades du cancer à un stade avancé. »

    Le cancer est la deuxième cause de décès dans le monde. Cependant, l’accès aux soins est très inégalement réparti puisque 70% des décès à la suite d’un cancer ont lieu dans les pays à faible revenu.

    C’est pourquoi l’OMS considère l’accès aux soins palliatifs comme « un besoin humanitaire urgent partout dans le monde pour les personnes atteintes de cancer ou d’autres maladies chroniques mortelles. Ils sont particulièrement nécessaires là où il existe une forte proportion de malades à un stade avancé pour lesquels les chances de guérison sont minces. »

    Un rapport sur la Lutte contre le cancer dans le cadre d’une approche intégrée réalisé par le Centre international de recherche sur le cancer (à Lyon) de l’OMS paraîtra en 2019.

    Sources : OMS ; Le Courrier du Vietnam

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