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Belgique : publication du 7ème Rapport de la Commission de contrôle de l'euthanasie

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[Français] 19 octobre 2016

Sommaire

  •   Belgique : publication du 7ème Rapport de la Commission de contrôle de l'euthanasie
  •   Pays-Bas : vers un contrôle renforcé des cliniques de procréation médicalement assistée
  • Belgique : publication du 7ème Rapport de la Commission de contrôle de l'euthanasie

    19/10/2016 - Fin de vie

    Analyse du Rapport de la Commission d'évaluation de l'euthanasie réalisée par l'IEB :  ICI

    Depuis 2002, 12.726 personnes ont été euthanasiées en Belgique. Les chiffres pour les deux dernières années (2014 et 2015) sont respectivement de 1928 cas et 2022 cas.
    Ces chiffres et beaucoup d’autres figurent dans le dernier Rapport de la Commission d’Evaluation de la loi dépénalisant l’euthanasie, qui couvre les années 2014-2015.

    Alors que 76.1% des personnes euthanasiées avaient entre 60 et 89 ans, 44% l’ont été à leur domicile. Les affections à l'origine des euthanasies ont été dans une très large majorité des cas des cancers généralisés ou gravement mutilants (67,7%). Parmi les autres motifs de demande d’euthanasie, relevons les polypathologies (9,7%), les maladies du système nerveux (6,9%), les maladies de l’appareil circulatoire (5,2%), les troubles mentaux et du comportement (3,1%) et les maladies de l’appareil respiratoire (3,1%).
    Dans le cas des polypathologies, ce sont principalement les personnes âgées qui sont concernées : aux multiples fragilités corporelles s’ajoutent la dépendance, la solitude et le désespoir, facteurs sociétaux mentionnés dans le Rapport de la Commission et sur base desquels l’euthanasie a été demandée et pratiquée sur près de 385 personnes.

    Un autre chiffre pose question. En deux ans, 124 personnes souffrant de troubles mentaux et de comportement ont été euthanasiées. Sur ces 124 personnes, 41 souffraient de dépression et 36 étaient atteintes de la maladie d’Alzheimer.
    A n'en pas douter, l'euthanasie est aujourd'hui bien rentrée dans les mœurs en Belgique et continue sa progression. Face aux souffrances dues au cancer, aux fragilités psychologiques, aux pathologies multiples et à la solitude dont souffrent nombre de personnes, et en particulier les personnes âgées, les enjeux en matière de soins et d'accompagnement familial et social sont d'une importance capitale. Il est temps pour tous les acteurs concernés d'en prendre la mesure, au risque que l’euthanasie ne finisse par devenir un remède expéditif aux souffrances des personnes vulnérables.

    Lire la synthèse du Rapport ICI

    Source : Septième Rapport de la Commission d'Evaluation euthanasie 2016 (couvrant les années 2014 et 2015) (Texte en français à partir de la page 69)

    Pays-Bas : vers un contrôle renforcé des cliniques de procréation médicalement assistée

    19/10/2016 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    La Ministre de la Santé néerlandaise Edith Schippers s’est récemment saisie d’un dossier préoccupant dans le secteur de la procréation médicalement assistée (PMA). Plusieurs plaintes ont en effet été formulées quant au manque de contrôle du nombre de dons de sperme pour chaque donneur, mais aussi quant à la disponibilité des données pour les enfants qui recherchaient « leur » donneur.

    Sur base du rapportGeassisteerde voortplanting met gedoneerde gameten en gedoneerde embryo’s en draagmoederschap’ de la Nederlandse Vereniging voor Obstetrie en Gynaecologie (NVOG) publié par l’inspection des soins de santé, la Ministre Schippers a assuré que tout était en ordre dans les 13 cliniques qui pratiquent la fécondation in vitro et dans les 4 banques de sperme.
    L’inspection déplore toutefois la grande variabilité de pratiques médicales d’une clinique à l’autre, que ce soit par rapport à l’utilisation de sperme de donneurs étrangers, ou de l’analyse sérologique des donneurs nationaux. L’inspection des soins de santé souhaite uniformiser la façon de faire de chacun des centres de PMA.
    Les services de santé ont également observé un changement de profil chez les femmes ayant recours à une FIV hétérogène (avec don de sperme) : de plus en plus de femmes lesbiennes ou de femmes seules, qui n’ont pas de problèmes de fertilité, se procurent elles-mêmes un donneur et font ensuite appel à un centre de PMA pour se faire inséminer. C’est un changement fondamental par rapport au passé, où les couples infertiles étaient les principaux bénéficiaires de la FIV.
    L’inspection n’a pu donner de chiffres exacts. C’est pourquoi elle souhaite que les centres puissent collecter certaines données et travailler de concert, surtout en vue d’informer en toute transparence sur les dons de sperme et les enfants nés de dons de sperme.
    Source : Nederlandse Vereniging voor Obstetrie en Gynaecologie

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