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Belgique : pas d'euthanasie pour 15 prisonniers qui en avaient fait la demande

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[Français] 20 novembre 2015

Sommaire

  •   Belgique : pas d'euthanasie pour 15 prisonniers qui en avaient fait la demande
  •   Pays-Bas : les médecins face à la pratique de l’euthanasie
  •   Belgique : élargir les droits sociaux des femmes après une fausse couche
  • Belgique : pas d'euthanasie pour 15 prisonniers qui en avaient fait la demande

    16/11/2015 - Fin de vie

    Suite à la demande d'euthanasie émise par Frank Den Bleeken, pour laquelle un avis favorable avait été émis en septembre dernier par 3 médecins (référence bulletin 18/09/2014), quinze autres prisonniers avaient demandé à être euthanasiés pour « souffrance psychique inapaisable ». Ils se sont vus récemment signifier que leur cas n’était pas recevable dans le cadre de la loi belge dépénalisant l’euthanasie. 

    En effet, pour le Dr. Wim Distelmans (LEIF / VUB) : « la souffrance (psychique)  insupportable  que ces prisonniers expriment est due en grand partie au contexte (la prison), et ne résulte pas d’une maladie incurable » « Nous avons avertis les personnes intéressées qu’elles n’entraient pas dans le cadre et les conditions prévues par la loi. »

    Rappelons que Frank Van Den Bleeken n'a finalement pas été euthanasié mais a été transféré dans un centre où il bénéficie d'une prise en charge plus conforme à sa situation.

    Source : De Morgen

    Pays-Bas : les médecins face à la pratique de l’euthanasie

    16/11/2015 - Fin de vie

    Parallèlement au rapport émis par les Commissions régionales de contrôle de l’euthanasie au Pays-Bas, une enquête sur l’euthanasie a été menée auprès de 500 médecins par la Fédération médicale néerlandaise (KNMG).
    Cette enquête permet de mettre en exergue le ressenti et l’expérience des acteurs de l’euthanasie. Alors que le rapport des Commissions régionales de contrôle de l’euthanasie témoigne d’une hausse conséquente des cas d’euthanasies déclarées depuis quelques années, les médecins dénoncent aussi une banalisation de cet acte.
    Les médecins néerlandais déplorent en effet que de plus en plus de personnes souhaitent recourir à l’euthanasie comme un substitut à la mort naturelle et que celle-ci tend à devenir une « solution de facilité ». L’euthanasie, réputée être une « mort plus douce » est envisagée par beaucoup de patients, comme « un remède pour ceux qui ont peur de la mort » et qui, de plus en plus souvent, ne sont pas en fin de vie.
    Les résultats révèlent que plus de 60% des médecins estiment subir « une pression de la part des patients ou de la famille pour les pousser à pratiquer l’euthanasie ». La même proportion de praticiens dénonce le manque d’information des patients sur les limites de l’euthanasie. Et 90% considèrent que l’on sous-estime la charge que l’euthanasie représente pour les médecins.
    Un autre phénomène mérite d’être souligné. Face à la complexification des cas d’euthanasies, accentuée par la demande croissante d’euthanasies pour les personnes démentes, dépressives ou présentant des troubles psychiatriques, une « clinique de fin de vie » a été créée en 2012. Le rapport constate que la création de cet établissement a déclenché une augmentation du nombre de demandes de ce type de patients, qui ne répondent pas aux critères légaux.
     

    Belgique : élargir les droits sociaux des femmes après une fausse couche

    19/11/2015 - Début de vie

    En Belgique, lorsqu’une femme enceinte perd son bébé, elle ne peut aujourd’hui faire valoir les droits associés à sa grossesse.
    C’est pourquoi, le Conseil de l'égalité des chances entre hommes et femmes demande "une extension raisonnable des dispositions existantes en matière de protection de la maternité", afin de mieux protéger les travailleuses victimes d'une fausse couche, et notamment en ce qui concerne le droit au congé et aux indemnités de maternité, ainsi qu'à la protection contre le licenciement.
    Si l’enfant naît sans vie avant 181 jours après la conception, on dit qu’il y a fausse couche. Au-delà de ce délai, on parle d’un enfant mort-né.
    La recommandation du Conseil de l'égalité des chances s’inscrit dans le cadre de l'examen par la Chambre des représentants de propositions visant à abaisser la durée minimale de gestation et suggère que les dispositions légales de protection de la maternité soient étendues aux cas de fausse couche ou d'avortement thérapeutique. " La période d'incapacité de travail due à un tel événement doit être considérée comme un congé de maternité, avec un maximum de 9 semaines" et doit donner lieu aux indemnités de maternité. Quant à la protection contre le licenciement, elle doit être maintenue jusqu'à la fin du mois qui suit le retour au travail.
    Le Conseil reconnaît que les femmes perdant un enfant soit par fausse couche, soit parce qu’elles décident d'un avortement thérapeutique, ont également besoin d’un accompagnement psychologique, vu "la détresse que peut susciter un événement si pénible".
    Source : Belga

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