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Belgique : renforcer les soins de santé mentale des personnes âgées ?

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[Français] 9 avril 2018

Sommaire

  •   Belgique : renforcer les soins de santé mentale des personnes âgées ?
  •   Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles
  •   Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité
  •   Chypre assouplit sa législation sur l’avortement
  • Belgique : renforcer les soins de santé mentale des personnes âgées ?

    05/04/2018 - Fin de vie

    A l'heure où l'on évoque la question de l'euthanasie pour "Dépression" et "Fatique de vivre" (Voir Dossier IEB), le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) plaide pour un renforcement des soins de santé mentale des personnes âgées. Nul besoin de créer un réseau spécifique et séparé, comme cela existe pour les enfants et adolescents. Les personnes âgées constituent en effet une catégorie de patients très hétérogène. Leurs soins ne peuvent être organisés sur la seule base de l'âge, puisque certains sont encore en bonne forme, actifs et autonomes.

    Si les soins aux aînés peuvent être englobés dans les soins des adultes en général, les problèmes de santé mentale des aînés nécessitent toutefois des connaissances spécifiques, à la frontière entre la psychiatrie et la gériatrie. Il est donc indispensable pour le KCE de sensibiliser tous les soignants aux spécificités de la psycho-gériatrie et de créer une compétence spéciale en psychiatrie de la personne âgée.

    Pour identifier les problèmes de santé mentale, le médecin généraliste et autres intervenants à domicile jouent "un rôle de première ligne".

    Pour les personnes âgées dont les soins ne peuvent plus être prodigués à domicile, le KCE suggère de prévoir des services hospitaliers de psycho-gériatrie, où collaborent psychiatres, gériatres et neurologues.

    Enfin, le KCE insiste sur la nécessité de changer le regard de la société pour mieux lutter contre les stéréotypes liés à l'âge et à la maladie mentale. "Il ne faut jamais oublier que la santé mentale est un aspect clé de la promotion du 'bien vieillir', tout comme le maintien du sens de la vie et du sentiment d'utilité et d'inclusion dans la communauté".

     

     

     

    Suisse : nouveauté : des coaches en désir d’enfant soutiennent les couples infertiles

    05/04/2018 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    En Suisse, de 10 à 15% des couples sont confrontés à des problèmes d’infertilité.

    L’infertilité, physique ou psychologique, s’apparente à une crise existentielle pour de nombreuses femmes, comparables à un burn-out. Consciente de l’urgence liée à son âge, c’est la femme qui en souffre le plus, alors qu’elle n’est pas plus souvent que l’homme la cause de l’infertilité du couple (en Suisse, 30% des cas d'infertilité sont d’origine masculine, 30% d’origine féminine, 20% d’origine mixte et 20% d’origine inconnue).

    En 2016, 6.049 couples ont bénéficié d'une PMA (Procréation médicalement assistée). La majeure partie des couples infertiles sont en bonne santé psychique au départ, explique le Dr Isabelle Streuli, responsable de l’unité de médecine de la reproduction aux HU de Genève. Mais en cas d’échecs répétés ou d’issues défavorables au traitement, l’incompréhension et l’anxiété s’installent.

    La principale source de cette souffrance serait la perte de contrôle, renforcée par l’usage de la contraception: « Pendant de nombreuses années, l’accent a été mis sur l’évitement des grossesses non désirées. Or, cela donne l’illusion qu’on peut décider du moment où survient une grossesse dès qu'un projet d’enfant est formulé… Il y a une forme d’impatience, et l’illusion qu’avec les techniques existant aujourd’hui on peut tout maîtriser ».

    En Allemagne et en Suisse, des « coaches en désir d’enfant » proposent depuis peu des accompagnements personnalisés pour soutenirles couples, une aide psychologique axée sur le concret et peu médicalisée.

    Jacqueline Comte, coach, explique que le but du soutien offert aux couples n’est pas de leur faire arrêter de penser à leur envie de grossesse, mais de les déculpabiliser, de changer leur façon d’y penser. C’est comme si la vie s’arrêtait dans l’attente de l’enfant. Or il faut se remettre à exister, même dans l’attente. L’objectif est aussi de sortir la femme du tourbillon de dévalorisation et d’angoisse pour qu’elle recommence à s’aimer telle qu’elle est.

     Source : Le Temps

    Belgique : l’oncofreezing pour pallier les risques d’infertilité

    05/04/2018 - Fin de vie

    Entre la mi-avril 2017 et la mi-janvier 2018, 303 patients atteints d'un cancer ont fait congeler leur matériel génétique destiné à la reproduction (ovules et sperme). Parmi eux, 209 hommes et 94 femmes. 30 personnes avaient moins de 16 ans.

    Cette technique de l' « oncofreezing »  est principalement appliquée chez les jeunes patients devant subir un traitement lourd qui pourrait affecter leur fertilité, tel que la chimiothérapie, explique le cabinet de la ministre de la Santé. "Grâce à cette technique, les patients ne doivent plus définitivement mettre de côté leur rêve d'avoir des enfants."

    Depuis l'année dernière, ce procédé est intégralement remboursé pour deux groupes de patients : les patients atteints d'un cancer qui sont sur le point de subir un traitement lourd et les femmes qui souhaitent se faire prélever les ovaires par mesure de précaution, par exemple en cas de risque élevé de cancer du sein et/ou des ovaires.

    "Il reste encore de la marge dans le budget annuel de 4 millions d'euros libéré à cet effet", annonce également le cabinet De Block. "Les centres concernés se concentreront sur l'information des patients et des prestataires de soins de santé afin qu'ils puissent trouver plus facilement leur chemin vers l'oncofreezing."

    La ministre souhaite étendre le remboursement à d'autres groupes de patients. Dans un premier temps, aux femmes atteintes d'une tumeur ovarienne dite "borderline" et aux patients qui doivent subir une transplantation de cellules souches sanguines suite à une maladie sanguine rare non-oncologique.

    Cette technique d'oncofreezing impliquera toutefois de devoir subir toutes les étapes lourdes et difficiles de la Fivete pour le couple.

    Source : Le Journal du Médecin et Le Vif

    Chypre assouplit sa législation sur l’avortement

    05/04/2018 - Début de vie

    Jusqu’à présent, à Chypre, l’avortement n’était possible que si deux médecins certifiaient que la grossesse non-plnifiée posait des risques sérieux pour la santé physique ou psychologique de la femme.

    Suite à l’adoption au Parlement des amendements modifiant le code pénal, une femme pourra désormais mettre fin à sa grossesse dans un délai de 12 semaines sans justifier d'un risque pour sa santé. Elle devra tout de même consulter un médecin.

    Dans les cas de viol ou d'inceste, ce délai sera prolongé à 19 semaines, et les femmes qui s’en disent victime n'auront plus à produire une confirmation de la police.

    S’il n'existe pas de données fiables sur les avortements à Chypre, des femmes se tournent vers cette pratique clandestinement, assure la députée Stella Kyriakides, présidente du comité parlementaire sur l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. De nombreuses cliniques privées le pratiqueraient officieusement. Si les poursuites en justice sont rares, les médecins agissent néanmoins dans une « zone grise ».

    L’intention de cette modification légale est la décriminalisation immédiate de l'avortement. Ces modifications visent également à « garantir le droit incontestable des femmes à faire des choix libres et informés ». Le présent amendement au code pénal est une première étape. Une proposition législative plus complète, incluant des dispositions sur l'éducation sexuelle et la prévention, devrait être présentée dans les mois à venir.

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