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Belgique : l’avortement : exception ou droit des femmes ?

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[Français] 14 avril 2016

Sommaire

  •   Belgique : l’avortement : exception ou droit des femmes ?
  •   Belgique : Le Conseil supérieur de la santé pour une prise en charge intégrale des patients déments
  •   Union Européenne : appel à un moratoire sur la modification du génome humain
  • Belgique : l’avortement : exception ou droit des femmes ?

    12/04/2016 - Début de vie

    A l’occasion du 26ème anniversaire de la loi Lallemand-Michielsen du 3 avril 1990 dépénalisant l'avortement, certains députés belges, encouragés par la plateforme « Abortion Right ! », renouvellent une tentative d’élargissement et de normalisation de l’avortement.

    S’il s’agissait l’an dernier d’étendre le délai de l’avortement au-delà des 12 semaines légales actuelles (cf. : Bulletin de l'IEB ), une nouvelle proposition de loi déposée par les députés fédéraux DéFI Olivier Maingain et Véronique Caprasse envisage de garantir aux femmes qui le souhaitent un véritable droit à l’avortement, en retirant du Code pénal les dispositions relatives à l’avortement , actuellement inscrites dans le chapitre « crimes contre l’ordre des familles et la morale publique », pour les insérer dans la loi relative aux droits des patients. Il est en outre question de supprimer la condition de « l’état de détresse » de la femme, notion jugée comme une « inobjectivable dans la pratique et source d’insécurité juridique ».

    Pour Olivier Maingain,  « il est temps de pérenniser l’avortement comme un droit acquis face aux nombreuses restrictions pratiques et légales qu’il subit actuellement en Europe. Il n’est plus acceptable que la dépénalisation partielle de l’avortement soit brandie par ses opposants pour remettre en cause la légitimité de la loi et, plus fondamentalement, le droit des femmes à disposer de leur corps. » Opinion que ne partage pas la Marche pour la Vie qui, comme chaque année aura lieu à Bruxelles ce dimanche 17 avril.

    Actuellement, la Belgique compte en moyenne 20.000 interruptions volontaires de grossesse par an. Ce chiffre ne prend pas en compte les avortements exercés sur des fœtus porteurs de handicap, réalisables jusqu’à neuf mois de grossesse et pour lesquels aucune donnée n’est fournie dans les rapports officiels.

    Source : RTL ; lavenir.net

    Belgique : Le Conseil supérieur de la santé pour une prise en charge intégrale des patients déments

    12/04/2016 - Fin de vie

    Le 7 avril 2016, le Conseil Supérieur de la Santé de Belgique a publié un rapport sur le diagnostic de la démence, la gestion du comportement du patient et les questions éthiques soulevées par cette maladie.

    S’appuyant sur un rapport émis par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de 2012, ce document rappelle que la démence, problème multifactoriel, va s’accroître dans nos sociétés au cours des prochaines années. L’OMS estime que le nombre de cas de démence aura triplé d’ici 2050. L’accroissement de ces situations est le corollaire de l’augmentation de l’espérance de vie et des progrès fulgurants de la médecine ces dernières décennies. Ainsi la démence devient une problématique primordiale de santé publique

    Le Conseil supérieur de la santé déplore que les cas de démence, dont la maladie d’Alzheimer, soient bien souvent décelés beaucoup trop tard, du fait que les médecins manquent de formation aux premiers symptômes de ces maladies. S’il n’existe actuellement aucun remède à la démence, le diagnostic posé à temps permet aux médecins, à la famille et aux proches d’en limiter les effets.

    Le Conseil Supérieur de la santé prône en effet  une prise en charge globale de la personne démente et s’oppose à toute forme d’euthanasie  même si les patients concernés avaient auparavant effectué une déclaration anticipée d’euthanasie. En effet, la démence n’est pas comprise dans la loi dépénalisant l’euthanasie. Pour le Conseil supérieur de la santé, le fait qu’une personne soit en état de démence ne diminue en rien sa dignité ni sa valeur. Il faut tout autant tenir compte de sa situation actuelle, même dégradée, que de la précédente où elle jouissait de tous ses moyens. Le Conseil supérieur de la santé refuse de se limiter  à une vision de la personne rationnelle et autonome : l’être humain est à considérer dans sa dimension intégrale, comprenant ses relations avec les autres, ses expériences de vie actuelles et ses ressentis.

    Source: ICI

    Union Européenne : appel à un moratoire sur la modification du génome humain

    13/04/2016 - Recherche biomédicale

    Le Groupe Européen d’Ethique des Sciences et des Nouvelles Technologies (GEE), organe consultatif indépendant attaché au Président de la Commission européenne, vient d’émettre une déclaration sur l’édition du génome humain et appelle à une réflexion approfondie et à un moratoire encadrant la recherche en la matière.

    Le GEE fait le constat de l’avancée prodigieuse des recherches depuis la dernière conférence internationale sur la modification du génome en 1975 à Asilomar (Californie). Ces cinq dernières années, les données en la matière ont particulièrement été bouleversées par la découverte de la méthode du CRISPR-Cas9 qui permet de modifier très précisément l’ADN de cellules végétales, animales ou humaines. Si cette méthode est appliquée aux cellules germinales humaines, c’est l’espèce humaine qui pourrait être affectée de manière irréversible.

    Le GEE manifeste son inquiétude quant à l’avancée de la recherche scientifique, spécialement en Europe, depuis l’annonce, en avril 2015, de la manipulation du génome d’embryons humains non viables en utilisant le CRISPR-Cas9, et l’autorisation donnée en ce sens par le Royaume-Uni en février 2016 (cf. Bulletin de l'IEB).

    Puisque cette question concerne l’humanité tout entière, le GEE appelle à une réflexion au travers d’un débat public afin qu’un moratoire sur la modification du génome humain soit  pris pour encadrer l’application clinique de ces découvertes.

    Source : ec.europa.eu

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