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Belgique : Laura-Emily, geste euthanasique évité de justesse

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[Français] 13 novembre 2015

Sommaire

  •   Belgique : Laura-Emily, geste euthanasique évité de justesse
  •   Allemagne : prohibition de l’euthanasie et interdiction du suicide assisté commercial
  •   Grande-Bretagne : suspension d’un médecin pour cause d’avortement sélectif
  • Belgique : Laura-Emily, geste euthanasique évité de justesse

    13/11/2015 - Fin de vie

    Le cas médiatisé de Laura était évoqué dans le Bulletin de l’IEB du 18 septembre 2015.

    Trois médecins, parmi lesquels une psychiatre, avaient donné leur feu vert pour l'euthanasie de cette jeune-fille de 24 ans. Ce cas se justifiait sur base de la loi belge dépénalisant l’euthanasie, s’agissant en l'espèce d’une euthanasie pour souffrance psychique inapaisable et insupportable, donc sans espoir de guérison.
    Ce 10 novembre, un documentaire réalisé par un journaliste travaillant pour The Economist, intitulé « 24 & ready to die », a été publié sur le site du magazine (Voir le communiqué de presse). Le caméraman anglais a suivi jour après jour Laura-Emily, filmant la préparation de sa mort, et attendant de saisir en images le moment de celle-ci.
    Le documentaire « 24 & ready to die » donne la parole aux trois médecins, qui expliquent à la jeune femme comment son euthanasie se déroulera, en soulignant qu’elle pourra toujours changer d’avis jusqu’à la dernière seconde. Rendez-vous est pris pour le jeudi 24 septembre vers 17h. Le journaliste est au rendez-vous.

    C’est alors que Laura-Emily dit au Dr Proot, qui allait pratiquer l'euthanasie que « je ne peux pas le faire ». L’injection létale est laissée de côté. La jeune-femme explique alors face à la caméra que « ces deux dernières semaines ont été relativement supportables. Il n’y a pas eu de crises. C’est très peu clair pour moi : y a-t-il quelque chose qui a changé en moi, ou quelque chose qui a fait que cela était plus supportable ? J’ai essayé de ne plus penser à ma vérité (c’est-à-dire que je ferai mieux de ne pas exister). Je retiens mon souffle pour l’avenir ».

    Ce qui est ainsi constaté valide l’expérience des professionnels de la santé, dont des psychiatres, qui se sont exprimés dans une Carte Blanche publiée dans Le soir du jeudi 10 septembre dernier. Ils affirmaient en effet qu’« il existe aussi de nombreux exemples de personnes qui, après un très long et très pénible cheminement, se rétablissent soudainement  - pas toujours grâce à une thérapie d’ailleurs, mais parfois grâce à des événements  imprévus. ».

    Le geste euthanasique a été évité pour l’instant. Il force sans aucun doute à s’interroger sur la capacité ou pas de déterminer le caractère inapaisable et incurable d’une souffrance psychique.

     

    Allemagne : prohibition de l’euthanasie et interdiction du suicide assisté commercial

    10/11/2015 - Fin de vie

    Le jeudi 6 novembre 2015 le Bundestag allemand a voté une loi interdisant le suicide assisté professionnalisé. Désormais, aider une personne à mourir et en retirer un avantage financier, est passible de trois ans d’emprisonnement. Sont visées les entreprises et associations fournissant ce type de service, mais aussi « toute personne physique (Ndlr : et donc aussi les médecins) capable d'aider de manière répétée des malades à mourir ».
    Jusqu’ici, traumatisée par l’expérience nazie, l’Allemagne interdisait formellement la pratique de l’euthanasie, mais il existait un flou sur le suicide assisté. C’est pourquoi, depuis novembre 2014, le sujet était débattu et quatre projets de loi avaient été déposés, proposant :
    ·         l’interdiction totale du suicide assisté ;
    ·         l’interdiction du suicide assisté commercial ;
    ·         l’autorisation du suicide assisté par les médecins, sous certaines conditions ;
    ·         la légalisation du suicide assisté sans aucune condition.

    Pendant les débats, beaucoup d’organisations se sont manifestées contre l’assistance au suicide. La plupart des politiques allemands, les professionnels de la prévention du suicide, la majorité des médecins, les responsables des religions monothéïstes et de la communauté juive ont respectivement eu l’occasion de manifester leur inquiétude face à la propagation du suicide assisté et leur opposition à une telle incitation à la mort.
    Mercredi 5 novembre, le Parlement allemand a voté une loi pour faciliter l’accès aux soins palliatifs, afin de répondre au mieux aux besoins des personnes en fin de vie.
    Source : Le Figaro

    Grande-Bretagne : suspension d’un médecin pour cause d’avortement sélectif

    10/11/2015 - Début de vie

    Un médecin britannique a récemment été suspendu de ses fonctions pour trois mois par le Conseil Général des Médecins pour avoir autorisé des femmes à avorter en raison du sexe de leur enfant à naître.

    Cette pratique a pu être dévoilée grâce à une vidéo prise en caméra cachée par le journal « The Telegraph » qui révèle l’entretien entre le médecin et sa patiente, qui à 12 semaines de grossesse déclare ne pas vouloir de son enfant car c’est une fille. Le médecin lui précise que cela correspond à un « infanticide féminin » mais se propose quand même de mettre fin à la grossesse en falsifiant le motif au profit de la cause « trop jeune pour une grossesse ».

    Ces pratiques seraient, selon le journal, un phénomène sous-terrain de plus en plus pratiqué en Grande-Bretagne, alors que la loi interdit d’avorter un enfant au seul motif de son sexe.
    Source : The Telegraph

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