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Belgique : kits d’urgence pour les infirmiers en soins palliatifs à domicile ?

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[Français] 18 février 2016

Sommaire

  •   Belgique : kits d’urgence pour les infirmiers en soins palliatifs à domicile ?
  •   Pays-Bas : euthanasie pour « fatigue de vivre » ?
  •   Irlande : la loi sur l’avortement restera en l'état
  • Belgique : kits d’urgence pour les infirmiers en soins palliatifs à domicile ?

    16/02/2016 - Fin de vie

    La députée fédérale Ine Somers (Open Vld) a déposé une proposition de résolution relative à la légalité du stockage et du transport des médicaments  à usage palliatif. Elle propose que les infirmiers d’une équipe mobile de soins palliatifs à domicile puissent disposer d’un « Kit d’urgence ». « Dans une situation exceptionnelle d’un patient palliatif à domicile, il peut être nécessaire que l’infirmier de l’équipe des soins palliatifs administre rapidement les médicaments prescrits par le médecin, par exemple des analgésiques », estime-t-elle. Or si la pharmacie (locale ou même de garde) ne dispose pas de ces produits, ou si le médecin n’a pas prescrit ces analgésiques, la douleur du patient ne peut être rapidement soulagée.
    Ine Somers demande donc d’ajuster le cadre légal pour permettre à ces infirmiers de seconde ligne de disposer de ces analgésiques, car actuellement il leur est interdit  de véhiculer des stupéfiants comme la morphine ou la kétamine, produits utilisés en soins palliatifs pour atténuer la douleur.
    La réaction des infirmiers ne s’est pas faite attendre, par la voix de Lorraine Fontaine, directrice de la Fédération wallonne des soins palliatifs. « Nous ne sommes pas des pourvoyeurs de médicaments. Cela reste la responsabilité du pharmacien. Nous ne voulons pas non plus que les médecins se désengagent d’un accompagnement du patient basé sur l’anticipation (de la prise en charge de la douleur) »
    C’est donc la qualité de l’accompagnement individualisé et l’anticipation par le médecin lui-même que ces équipes de terrain veulent privilégier.
    Source : lavenir.net

    Pays-Bas : euthanasie pour « fatigue de vivre » ?

    16/02/2016 - Fin de vie

    Nul besoin d’élargir la loi dépénalisant l’euthanasie aux Pays-Bas aux personnes considérant que leur vie est « accomplie » et qui souhaiteraient pour cette seule raison qu'un médecin y mette fin. C’est la conclusion du rapport Schnabel, remis au gouvernement néerlandais le 4 février 2016.
    Alerté par plusieurs psychiatres quant aux potentielles dérives de la loi euthanasie, le gouvernement a chargé des experts d'étudier la possibilité d'une extension de la loi actuelle dépénalisant l'euthanasie aux personnes qui se disaient « fatiguées de vivre » (« voltooid leven » ou « klaar met leven »). En effet, certains praticiens réclamaient cet élargissement.

    Dans ce contexte, les ministres de la santé et de la justice ont mis en place en juillet 2014 une « commission de sages » sous la direction du Docteur Paul Schnabel. Avant de se prononcer sur l’utilité d’adapter les termes de la loi, les experts y ont étudié ce que contenait l'expression « vie accomplie » et en quelles circonstances les personnes âgées mentionnaient cette expression. C'est aussi une étude des tenants et aboutissants juridiques et sociétaux de cette éventuelle réforme que la commission a approfondis.
    Il ressort de ce rapport que « le cadre légal actuel suffit et répond parfaitement aux situations dues au grand âge et à la vieillesse ». De plus, soulignent les experts, la notion de « vie accomplie », relève d’une conclusion très personnelle et subjective de la part des personnes qui l’invoquent et elle oublie la dimension relationnelle de l’autonomie puisqu’un potentiel élargissement de la loi aurait forcément un impact sociétal.
    La commission estime donc plus raisonnable de proposer des solutions pour éviter que des personnes ne jugent « leur vie accomplie » quand elle ne l’est objectivement pas. Plusieurs facteurs peuvent aboutir à ces jugements négatifs de la personne sur elle-même : corporels, psychiques, cognitifs, psychosociaux, existentiels. Le rapport souligne qu’il y a de multiples possibilités d’éviter la perception d’une « vie accomplie » et d’accompagner les personnes : préparation à l’acceptation de la vieillesse, support aux personnes âgées, amélioration de leur autonomie, combat contre l’isolement, réponse aux besoins spirituels, attention à donner du sens à la vie, réévaluation de la valeur de la vie dans le grand âge, etc.
    Confirmant la position de l’association nationale des médecins (KNMG), ces conclusions ne convainquent ni les deux partis libéraux (VVD et GroenLinks) ni les organisations militantes de « la mort comme un choix », la NVVE ou l’initiative citoyenne « Uit vrije wil ».
    Source : Rapport Schnabel

     

     

    Irlande : la loi sur l’avortement restera en l'état

    16/02/2016 - Début de vie

    Ce jeudi 11 février 2016, le Parlement d’Irlande du Nord a rejeté deux amendements proposant respectivement l’extension de l’avortement aux cas de crimes sexuels et aux cas de malformation fatale du fœtus in utero ou peu après la naissance.
    La première proposition relative au viol a été rejetée par 64 voix contre et 30 pour. Jim Allister, magistrat en matière pénale et chef du parti Traditional Unionist Voice a expliqué que « 95 % du temps, le jury se pose la question de savoir si les rapports étaient ou non consentis. Tout ce que vous aurez à faire, c’est d’alléguer une agression sexuelle, semble-t-il, un viol, et vous voilà muni de l’accord d’un praticien médical pour obtenir l’avortement. »
    Or la durée du procès permettant de prouver les allégations de viol est bien plus longue qu’une grossesse. Dans le second cas, 59 parlementaires étaient contre et 40 étaient favorables à l’avortement en cas de malformation mortelle du fœtus. Plusieurs médecins ont témoigné qu’il était impossible d’affirmer avec certitude que le foetus n’a aucune chance de survie.
    Ainsi la loi sur l’avortement restera en l'état en Irlande, limitant son accès aux cas de danger pour la vie de la mère ou de danger « permanent et grave » pour sa santé physique ou mentale. Dans les autres situations, l’avortement est qualifié de meurtre et passible de prison.
    Source : Journal des femmes

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