L'Université de la Vie - La vie à quel prix ?

Aussi dans 6 villes en Belgique : à Bruxelles + Liège + Mons + Namur + Louvain-la-Neuve et Gand !
4 lundis soirs consécutifs à partir du 14 janvier 2019

FR NL EN

Belgique : interpellation des parlementaires sur les soins palliatifs et continus

ImprimerRecommander
[Français] 13 juin 2015

Sommaire

  •   Belgique : mise au point d'un test plus rapide d'analyse de l’embryon (DPI) à l’UZ Leuven
  •   Belgique : interpellation des parlementaires sur les soins palliatifs et continus
  •   Belgique : première naissance grâce à une autogreffe de tissu ovarien prélevé avant la puberté
  • Belgique : mise au point d'un test plus rapide d'analyse de l’embryon (DPI) à l’UZ Leuven

    12/06/2015 - Diagnostics prénatal et préimplantatoire

    Depuis janvier 2015, l’UZ Leuven a mis en place un nouveau test de détection des maladies génétiques congénitales chez les embryons issus d’une fécondation in vitro (FIV).
    Il convient de rappeler que le diagnostic préimplantatoire (DPI) est régi en Belgique par la loi du 6 juillet 2007 (art 67) relative à la procréation médicalement assistée, qui précise que c’est au centre de génétique humaine de décider si ce test est nécessaire en fonction du passif génétique des parents. L’objectif étant de s’assurer qu’une maladie génétique héréditaire ne sera pas transmise à l’enfant, le DPI n’est pas justifié dans tous les cas.
    Les données les plus récentes nous indiquent que 488 DPI ont été effectués en 2013, engendrant une dépense de 632.739,76€, soit 1 300€ par test environ.*
    La FIV est une technique d’aide médicale à la procréation (AMP), par laquelle, grâce à du matériel génétique prélevé chez l’homme et chez la femme, des embryons sont créés puis transplantés dans le corps d’une femme. Lourde procédure de plusieurs mois, cette technique inclut de plus en plus souvent un diagnostic préimplantatoire (DPI) afin de s’assurer, avant qu’il ne soit porté par la femme, que l’embryon ainsi créé ne soit pas porteur d’anomalies ou de maladies génétiques. Ce processus peut traditionnellement durer entre 3 et 6 mois, ce qui le rend relativement pesant pour la femme.
    L’UZ Leuven a donc mis au point un test plus rapide et plus fiable que la méthode classique. Si ce projet a été primé au dernier congrès de la American Society for Human Genetic, on peut se demander s'il ne risque pas de participer d’un glissement progressif qui tendrait à banaliser le DPI en le systématisant au même titre que le DPN.

     * Reponse à Question parlementaire QRVA 54 024 du 11/05/2015

    Voir Fiche Didactique de l'IEB sur le DPI

    Source : Le Vif

    Belgique : interpellation des parlementaires sur les soins palliatifs et continus

    11/06/2015 - Fin de vie

    Dans le cadre des « Jeudis de l’hémicycle », la Fédération des soins palliatifs et continus en région bruxelloise a tenu le 4 juin 2015, à exprimer au Parlement son inquiétude et sa préoccupation concernant l’état des soins palliatifs belges, spécialement à Bruxelles. Sa présidente Dominique Bouckenaere a en effet expliqué que le nombre de demandes d’admission en service de soins palliatifs augmente de manière considérable, ayant même doublé en l’espace de cinq ans dans les deux grands hôpitaux spécialisés bruxellois.
    La croissance des demandes est telle, que les hôpitaux se retrouvent dans la situation délicate de devoir établir des listes d’attente voire de refuser des patients. Le manque de formation des médecins, notamment des médecins généralistes, ainsi que du personnel soignant dans les structures telles que les maisons de repos et de soins a également été pointé du doigt.
    L’ensemble des acteurs en soins palliatifs espèrent que cette intervention aura suffisamment sensibilisé les parlementaires pour qu’ils s’emparent du sujet et répondent à ces problématiques cruciales.
    Source : La Libre

    Belgique : première naissance grâce à une autogreffe de tissu ovarien prélevé avant la puberté

    12/06/2015 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Le mercredi 10 juin 2015, une équipe médicale de l’hôpital bruxellois Erasme, dirigée par le Dr. Isabelle Demeestere, a annoncé à la communauté scientifique un exploit médical. Grâce à une greffe de tissus ovariens cryopréservés, elle a permis à une jeune femme de 27 ans d’accoucher de son premier enfant en novembre 2014.
    Cette femme, atteinte depuis son enfance d’une drépanocytose, avait subi à 5 ans de lourds traitements risquant de provoquer sa stérilité. En prévention, les médecins avaient prélevé chez cette enfant un de ses ovaires, qu’ils ont depuis lors conservé par congélation.
    Effectivement devenue stérile, la jeune femme a pu, grâce à l'équipe du Dr. Demeestere, retrouver sa fertilité par la transplantation de ses propres tissus ovariens.
    35 bébés sont déjà nés suite à des interventions du même type, mais les tissus ovocytaires provenaient toujours d’une femme pubère. Cette avancée médicale et technique est une grande promesse pour toutes les femmes qui ne peuvent avoir d’enfants suite à des problèmes ovariens.

    Source: Oxford Journals « Human Reproduction » Lien vers l’article: ICI

Faire un don à l'IEB