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Belgique : euthanasies récurrentes de malades psychiatriques

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[Français] 2 avril 2015

Sommaire

  •   Belgique : euthanasies récurrentes de malades psychiatriques
  •   Belgique : jambes bioniques pour amputés transfémoraux
  •   Trafic d’organes : une convention internationale contre le trafic d'organes
  • Belgique : euthanasies récurrentes de malades psychiatriques

    02/04/2015 - Fin de vie

    Tant en 2013 qu'en 2014, une cinquantaine de personnes ont été euthanasiées en Belgique pour des raisons psychiatriques. "Les patients maniaco-dépressifs sont, dans leur phase maniaque, capables des choses les plus improbables », a évoqué le professeur Distelmans. « Ils peuvent vider leur compte en banque, partir en week-end dans un hôtel cinq étoiles ou encore acheter plusieurs voitures en une seule journée. A ce moment-là, ils ne sont pas conscients de leurs actes. Lorsqu'arrive la phase dépressive, ils sont pris d'un grand épuisement physique et moral qui peut conduire à demander l'euthanasie."
    Entre 50 et 60 de ces patients ont été euthanasiés tant en 2013 qu'en 2014. "Cela représente 2 à 3% des 1.924 personnes qui ont été euthanasiées l'année dernière. En général, ce ne sont pas des personnes très âgées. Mais elles ne se sentent pas bien dans ce monde", indique le professeur.
    L'ULteam, un projet des universités de Bruxelles (VUB) et de Gand (UGent), basé à Wemmel, et qui se charge de conseiller des personnes en fin de vie, confirme avoir reçu des demandes de ce type. "Depuis que nous existons, nous avons reçu 400 demandes d'euthanasie", signale le professeur Distelmans, partie prenante au projet. "Mais seulement une petite fraction de ces personnes y accèdent." La question du respect des conditions prévues par la loi dépénalisant l’euthanasie en Belgique pour de tels cas ne semble toutefois pas être posée.
    Source: Belga et L'avenir.net, 20/03/2015
     

    Belgique : jambes bioniques pour amputés transfémoraux

    27/03/2015 - Statut du corps humain - Posthumanisme

    Financé à hauteur de 2,5 millions d’euros par la Commission européenne et lancé en 2012 dans l'optique d'améliorer les conditions de vie des amputés transfémoraux (au-dessus du genou), qui sont estimés à 30.000 par an en Europe, le projet Cyberlegs, ou « jambes bioniques », auquel des chercheurs de l’UCL et de la VUB ont collaboré, vient d’être présenté à Florence.
    Il aura fallu trois ans de recherches pour développer un système sophistiqué qui suit le mouvement naturel de la hanche et est commandé par une batterie d'une autonomie de trois heures, une prothèse transfémorale robotique et une chaussure intelligente permettant même de descendre les escaliers.
    Deux universités belges ont participé à ce projet de « jambes bioniques ». D’une part, l'Université Catholique de Louvain, sous la conduite du professeur Renaud Ronsse, était chargée de développer le système de contrôle basé sur le mouvement moteur humain. D’autre part, la Vrije Universiteit Brussel (VUB), dirigée par les professeurs Dirk Lefeber et Romain Meeusen, était responsable du développement de la prothèse et de son efficacité sur le plan énergétique.
    Selon Nicola Vitiello, professeur à l’Ecole Supérieure Sant'Anna, de Pise, et coordinateur du projet, cette technologie devrait, à terme, pouvoir être adoptée de manière progressive et avoir un impact sur la société, permettant aux amputés fémoraux d'être plus mobiles et d'améliorer leur qualité de vie.
    Source : Belga
     

     

    Trafic d’organes : une convention internationale contre le trafic d'organes

    02/04/2015 - Bioéthique, droit et politique

     

    Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe avait adopté le 9/07/2014 la 1ère convention internationale contraignante en matière de lutte contre le trafic d’organes.
    Ce 25 mars 2015, lors de la cérémonie d’ouverture à la signature qui s’est déroulée en Espagne, cette Convention a été soumise à la signature de tous les Etats, qu’ils soient membres ou non du Conseil de l’Europe. Etant donné que le trafic d’organes constitue une violation des droits fondamentaux, notamment de la dignité humaine et de l’intégrité de la personne, cette Convention pénale contre le trafic d’organes constitue une opportunité pour sanctionner les actes inacceptables liés à la transplantation d’organes. Cet instrument juridique vient s’ajouter aux outils juridiques internationaux de lutte contre la traite d’êtres humains, y compris la traite à des fins de prélèvement d’organes. Jusqu’à ce jour, le fait de disposer de normes strictes concernant les centres de prélèvement et de transplantation, l’allocation d’organes ou encore la traçabilité des organes, notamment en Europe grâce à la directive 2010/53/UE, contribuait indirectement à lutter contre trafic d’organes dans nos pays européens. Mais aucun texte international contraignant n’existait en matière de trafic d’organes. Cette convention est donc un véritable pas en avant en la matière.
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