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Belgique : étude sur la pratique de l’euthanasie en Flandre

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[Français] 19 mars 2015

Sommaire

  •   Belgique : étude sur la pratique de l’euthanasie en Flandre
  •   Belgique : euthanasie toujours plus loin
  •   Royaume-Uni : un homme devenu papa par insémination de sa propre mère
  •   Nouveau ! Dossier Embryo research: european overview
  • Belgique : étude sur la pratique de l’euthanasie en Flandre

    19/03/2015 - Fin de vie

    Ce 15 mars, le New England Journal of Medicine a rendu publics les résultats d’une étude menée par deux universités belges sur les pratiques médicales en fin de vie, basée sur un questionnaire transmis à quelques 6188 médecins exerçant dans la partie néerlandophone de la Belgique et auquel plus de 3700 ont répondu.
    Il en ressort une très nette augmentation des euthanasies pratiquées en Flandre entre 2007 et 2013, puisque le pourcentage des morts par euthanasie sur le total des décès en Flandre est passé de 2% à 4,6 %.
    Les résultats montrent également une différence flagrante entre le nombre d’euthanasies rapportées à la commission de contrôle (1454 cas rapportés en Flandre en 2013) et le nombre d’euthanasies réellement pratiquées, qui tourne autour de 2800. Ce qui signifie que, dans la pratique, près d’une euthanasie sur deux échappe à tout contrôle.
    Quant au pourcentage des décès ayant été volontairement hâtés sans consultation du patient, il reste stable à 1,7% en 2013.
    Les responsables de l’étude identifient deux raisons à la hausse de la pratique de l’euthanasie. D’une part, de plus en plus de personnes demandent à être euthanasiées. D’autre part, il y a de plus en plus de médecins qui acceptent d’accéder à ces demandes, puisqu’en 2007, ils y accédaient dans 56% des cas, et qu’en 2013, c’est près de 77% des demandes d’euthanasies qui sont acceptées par les médecins, qui se sentiraient plus « aptes » à la pratiquer, révèle une étude parallèle.
    Dans près de 74% des cas, les soignants d’un service de soins palliatifs ont été partie prenante, ce qui, selon les responsables de l’étude, prouve qu’« après 11 ans, l’euthanasie est de plus en plus considérée comme une réelle option de choix de mort ». L’euthanasie fait donc désormais partie des soins palliatifs, selon ce que certains appellent le modèle belge des soins palliatifs intégraux.
    Si l’on compare l’évolution des chiffres avec ceux des Pays-Bas, certaines différences sont frappantes. Le professeur Deliens affirme que la Flandre est sans doute plus permissive, et que le fait d’intégrer l’euthanasie dans les services de soins palliatifs comme cela se passe en Belgique, a certainement un impact non négligeable sur l’évolution du nombre d’euthanasies, car aux Pays-Bas, euthanasie et soins palliatifs sont deux circuits complètement séparés.

    Source : The New England Journal of Medicine

     

    Belgique : euthanasie toujours plus loin

    19/03/2015 - Fin de vie

    A peine un an après la promulgation de la loi dépénalisant l’euthanasie des mineurs, s’exprime maintenant la volonté d’aller plus loin. Conférences, symposiums et articles de presse traduisent la volonté de certains médecins d’étendre le champ d’application de l’euthanasie aux personnes démentes (lien vers VUB-Gent) mais aussi aux nouveau-nés prématurés et/ou porteurs d’un handicap, et pour lesquels l’équipe médicale jugerait que la « qualité de vie » pose question. (Symposium International d'éthique clinique chez le nouveau-né et l'enfant)
    Parallèlement à cela, le docteur Wim Distelmans souhaite voir encadrer la pratique de la sédation terminale, qui est selon lui, utilisée à des fins euthanasiques. « Le nombre de morts provoquées (intentionnellement) par sédation, est sept fois plus élevé que le nombre d’euthanasies », estime le docteur Distelmans. Il suggère dès lors, "par souci de transparence", que les sédations terminales bénéficient d’un cadre légal équivalent à celui de l’euthanasie : demande expresse du patient, déclaration écrite, commission d’évaluation…
    Le docteur Distelmans ne mentionne pas la différence fondamentale entre une sédation qui donne intentionnellement la mort, et la sédation contrôlée, qui vise à placer pour un temps déterminé le patient dont les symptômes sont réfractaires à tout analgésique dans un état de conscience minimale. L’intention de la sédation qualifie la portée de l’acte. Une notion subtile et essentielle à comprendre pour apprécier la portée de la sédation en phase terminale mais non pas terminale, cette dernière pouvant à juste titre être considérée comme une euthanasie masquée.
     

    Royaume-Uni : un homme devenu papa par insémination de sa propre mère

    19/03/2015 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Kyle, 27 ans, est depuis huit mois le papa de Miles, un fils qu’il a eu en ayant recours à une mère porteuse, Anne-Marie... qui est également sa propre mère.
    Une autre femme a également un lien avec le bébé, ayant donné l’ovule qui a été fécondé par le sperme de Kyle, pour être ensuite réimplanté dans l’utérus de la future grand-mère.
    L’arrangement entre Kyle et sa mère a été dévoilé lorsqu’un tribunal l’a autorisé à adopter légalement Miles, et a modifié son statut aux yeux de la loi, faisant de lui uniquement son fils, alors que depuis la naissance en juillet dernier, la loi britannique le considérait tout à la fois comme son fils et son frère. Auparavant, sur le certificat de naissance, le nom de sa mère (grand-mère) y figurait, explique-t-il au Daily Mail. Désormais, elle est officiellement considérée comme seulement sa grand-mère.
    Kyle, homosexuel, explique avoir toujours eu l’envie d’être père. Il y a deux ans, il avait entrepris les premières démarches auprès d’une mère porteuse pour devenir papa – au Royaume-Uni, la gestation pour autrui (GPA) est autorisée depuis 1985. Mais cette dernière a dû se refuser à porter l’enfant de Kyle pour des raisons médicales. Sa mère a alors proposé de le faire pour lui.
    Samedi, face à l’avalanche de réactions, Kyle a pris la parole publiquement pour expliquer son choix d’avoir eu recours à une fécondation in vitro avec sa propre mère. « Je comprends que certains n’acceptent pas mon choix, et ils peuvent avoir leurs opinions. J’ai un fils et je suis très content. Aussi longtemps que quelqu’un peut fournir un toit et assumer les besoins d’un enfant, je ne vois pas pourquoi on lui renierait son droit et sa possibilité d’être parent [...] peu importe sa sexualité ou son genre. Je ne vois pas où est le problème » a-t-il réagi, d'après des propos rapportés par le quotidien britannique The Telegraph, ajoutant qu’il ne mentira jamais à son fils et lui expliquera tout lorsqu'il sera en âge de comprendre.
     

    Nouveau ! Dossier Embryo research: european overview

    17/03/2015 - Recherche biomédicale

    This dossier aims to give an overview of the European embryo research framework. Stem cell research is one of the most promising areas of biotechnology, offering science the prospect of understanding cell differentiation and growth, of developing new methodologies to repair or replace damaged tissues or cells of the human body, and of understanding diseases development.
    One of the possible sources for stem cells are human pre-implantation embryos. Pre-implantation embryos are embryos prior to implantation in the wall of the uterus, created through In Vitro Fertilization (IVF) – that is the fertilization of an egg by a sperm outside the human body.
    When a research involves the use of human embryos it raises ethical questions about limits and conditions for such research.  Different countries have chosen to regulate embryonic stem cell research in very different ways.

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