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Belgique : élargir la définition des soins palliatifs

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[Français] 28 mai 2015

Sommaire

  •   Belgique : élargir la définition des soins palliatifs
  •   Suisse : GPA : une décision qui « fait primer le droit de l’enfant sur le droit à l’enfant »
  •   France/Belgique : cellules souches embryonnaires et neurones de cortex cérébral chez les souris
  • Belgique : élargir la définition des soins palliatifs

    26/05/2015 - Fin de vie

    Une proposition de loi déposée par Mesdames Els Van Hoof et consort, modifiant la loi du 14 juin 2002 et visant à élargir la définition existante des soins palliatifs afin que ceux-ci soient mieux intégrés dans les soins de santé, a récemment été déposée à la Chambre des représentants belge.
    Selon le texte de cette proposition, tout patient doit pouvoir bénéficier de soins palliatifs lorsqu’il se trouve à un stade avancé ou terminal d’une maladie grave, évolutive et mettant en péril le pronostic vital, et ce, quelle que soit son espérance de vie. Les soins palliatifs doivent être prodigués en fonction des souhaits et des besoins du patient en matière de soins et seront de préférence déjà initiés pendant le traitement. Outre l’aspect physique, une attention suffisante doit également être accordée aux aspects psychiques, sociaux et moraux. À cet égard, les auteurs remplacent la notion de « moral » par la notion de « spirituel et existentiel ».
    En outre, la proposition impose également le développement d’instruments scientifiques en vue d’une meilleure identification des patients palliatifs et de l’évaluation de leurs besoins en matière de soins.

     

    Suisse : GPA : une décision qui « fait primer le droit de l’enfant sur le droit à l’enfant »

    26/05/2015 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Partis en Californie, où ils avaient trouvé une mère porteuse, deux hommes, qui vivent en partenariat enregistré dans le canton de Saint-Gall, en sont revenus avec un petit garçon. Ils ont alors demandé à ce qu’il soit inscrit dans les registres suisses de l’état civil.
    Le Tribunal fédéral a cependant statué que seul le père biologique, celui dont les spermatozoïdes avaient été utilisés pour la fécondation des ovules d’une femme-donneuse anonyme avant implantation de l’embryon dans l’utérus d’une femme-porteuse, peut être légalement reconnu comme le père de l’enfant.
    Pour le tribunal, aucun lien de filiation ne peut être établi avec l’autre partenaire masculin. En vue de respecter le droit de l’enfant de connaître son ascendance, l’identité de la mère porteuse et l’existence d’une donneuse anonyme d’ovocytes seront également reprises dans les informations de l’état civil.
    L’Office fédéral de la justice (OFJ) s’est montré particulièrement satisfait du jugement, qui montre que les juges ne sont pas prêts à couvrir des comportements contournant manifestement la loi suisse.
    De même, pour Suzette Sandoz, professeur de droit honoraire à l’Université de Lausanne et spécialiste du droit de la famille, cette décision confirme que la Suisse, qui interdit la gestation pour autrui par sa Constitution et par la loi sur la procréation médicalement assistée pour des motifs éthiques et moraux, ne compte pas s’engager sur la voie de la légalisation des mères porteuses, mais montre « combien l’identité de l’enfant est touchée » lorsqu’il est mis au monde par une mère porteuse.
    Enfin, Terre des hommes (TDH), la plus grande organisation d’aide à l’enfance en Suisse, a salué une décision qui « fait primer le droit de l’enfant sur le droit à l’enfant ».
    Source: letemps.ch

     

    France/Belgique : cellules souches embryonnaires et neurones de cortex cérébral chez les souris

    26/05/2015 - Recherche biomédicale

    Une équipe de recherche dirigée par les professeurs A. Gaillard (INSERM, Poitiers) et P. Vanderhaegen (Université Libre de Bruxelles) a transformé des cellules souches embryonnaires de souris en neurones du cortex cérébral, puis a réussi à transplanter ces neurones dans des cortex de souris qui avaient été préalablement endommagés dans la région de la vue. Les auteurs ont remarqué que les cellules greffées établissaient des connexions avec des cibles du cortex endommagé. Certains parmi les neurones greffés répondaient aux stimuli visuels. Par contre, les auteurs ont suspecté l’apparition de tératome - un type de tumeur - dans une minorité des cas (6 cas sur 47).
    Les auteurs concluent que les neurones issus de cellules embryonnaires de souris, pour autant qu’ils soient différentiés convenablement, peuvent contribuer à la reconstruction du cortex cérébral endommagé. (61% de prise de greffe après 12 mois, ce qui est très lent comme processus).

    Lorsque se pose l’extrapolation à l'homme, la question éthique de l’utilisation des cellules embryonnaires humaines resurgit, tout en interpellant les chercheurs sur l’opportunité de faire ces recherches via les cellules iPS, qui elles, ne posent pas de problèmes éthiques.
    Sources : le Figaro; Neuron Volume 85, Issue 5, 4 March 2015, Pages 982–997

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