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Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas

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[Français] 28 mars 2018

Sommaire

  •   Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas
  •   Québec : la pilule abortive n’est pas une pilule comme une autre
  •   Risques eugénistes face aux diagnostics prénataux en Allemagne
  • Avortements à répétition chez les femmes célibataires aux Pays-Bas

    28/03/2018 - Début de vie

    Les femmes néerlandaises qui se font avorter plusieurs fois sont principalement sans relation stable, ont en moyenne 1 enfant et sont âgées de 25 à 35 ans. C’est ce que révèle une étude de l’Association néerlandaise des médecins pratiquant l’avortement (NGvA).

    En 2015, plus d’un tiers des 30.803 avortements provoqués aux Pays-Bas concernaient des femmes ayant déjà vécu un avortement auparavant. Parmi elles, 85% avortaient pour la deuxième ou la troisième fois, près de 9% pour la quatrième fois, 3% pour la cinquième fois et le reste pour un nombre supérieur allant jusqu’à 13 fois. Les trois quarts d’entre elles étaient célibataires et plus de la moitié avaient déjà au moins un enfant.

    La principale raison invoquée par les femmes pour justifier leurs avortements répétés est le fait d’avoir une famille complète (33% des cas). Viennent ensuite le fait de ne pas avoir de relation stable avec le père de l’enfant (30% des cas) et une situation socio-économique difficile (22% des cas).

    Face à ce constat, le Docteur Sandra Kroeze, directrice de l’étude, propose de renforcer l’information sur la contraception auprès des femmes qui subissent un premier avortement. Un quart de ces femmes affirment en effet ne pas avoir utilisé de contraception, ou bien une méthode inefficace. Selon le D. Kroeze, il faudrait oser remettre l’accent sur la contraception définitive, c’est-à-dire la stérilisation, aussi bien pour les femmes que pour les hommes.

    Il est à noter qu’en Belgique, la Commission d’évaluation de l’interruption volontaire de grossesse avait posé les mêmes constats dans son dernier rapport de 2012 : plus d’un tiers des femmes qui avortent ont déjà subi un ou plusieurs avortements auparavant. La Commission d’évaluation s’était également étonnée du fait que le nombre d’avortements ne baissait pas malgré l’accessibilité grandissante à la contraception.

    Ce paradoxe pose la question de la pertinence de la contraception dans la prévention de l’avortement… à moins bien sûr, comme l’affirme le Docteur Kroeze, de promouvoir la stérilisation définitive.

    Source : Medisch Contact

     

     

    Québec : la pilule abortive n’est pas une pilule comme une autre

    26/03/2018 - Début de vie

    La pilule abortive, qui n’est pas à confondre avec la contraception orale d’urgence, permet de provoquer l’interruption d’une grossesse jusqu’à 9 semaines de grossesse (jusqu’au 63e jour). Elle est depuis peu disponible au Québec, sur simple prescription médicale.

    Le Collège des médecins du Québec a publié en décembre 2017 des directives cliniques pour encadrer ce type d’avortement médical et les procédures qui y sont associées. Il réitère aujourd’hui l’importance pour tout médecin d’en tenir compte.

    L’avortement par pilule abortive est un avortement qui doit lui aussi être suivi par des gynécologues et obstétriciens formés en la matière. Une formation théorique et pratique couvrant l’ensemble des procédures d’interruptions de grossesse est requise, afin que le médecin soit à même de juger avec certitude que le type d’avortement qu’il prescrit à sa patiente est le mieux adapté. Le processus nécessite également une évaluation médicale complète, un soutien psychologique et un suivi appropriés.

    Le Collège insiste donc que tous les médecins ne sont pas aptes à ordonner des avortements par pilule abortive, puisqu’il ne s’agit pas simplement de prescrire cette pilule.

    En Belgique, la pilule abortive peut être prise jusqu’à 7 semaines de grossesse. Comme au Québec, elle ne se vend pas en pharmacie, mais est uniquement délivrée aux médecins habilités à pratiquer des avortements. Les médecins sont tenus d’en justifier chaque utilisation, et d’en garder une trace dans le dossier médical de la patiente.

     Sources : CMG.org

     

    Risques eugénistes face aux diagnostics prénataux en Allemagne

    28/03/2018 - Diagnostics prénatal et préimplantatoire

    En Allemagne, les diagnostics prénataux sont en hausse constante. 75 % des femmes enceintes ont plus de 35 ans, ce qui fait du pays un de ceux où se présente le plus grand nombre de grossesses à risque (70 %).

    La loi allemande offre par conséquent à toutes les femmes présumées « à risque » un accès gratuit à différents diagnostics prénataux (DPN) disponibles sur le marché. Les autres femmes y ont accès également, mais à leur frais.

    L’Allemagne se voudrait prudente et le législateur n’oublie pas la politique eugéniste du IIIe Reich. En réévaluant la loi sur les DPN en 1995, il a laissé aux femmes le droit « de ne pas savoir », et a acté leur droit de recevoir une aide psychosociale gratuite après un diagnostic prénatal. Si la femme choisit d’avorter, elle a l’obligation de rencontrer un intervenant psychosocial dans les 3 jours précédant l’intervention.

    Malgré ces précautions, le taux d’avortement en cas de détection prénatale de maladies incurables demeure extrêmement élevé. Les foetus diagnostiqués de trisomie 21 seraient avortés dans 90% des cas. Ce taux d’avortement demeure légèrement inférieur à celui de la Belgique, où le journal La Libre annonçait le 30 mai 2017 que « 95,5 % des cas de diagnostic positif de trisomie 21 pendant la période prénatale conduisent à une interruption de grossesse ».

    Vu ce constat, l’Allemagne s’interroge aujourd’hui sur la pertinence du remboursement des DPNI, tests-phares dans la détection de la trisomie. Ses partisans défendent cette gratuité au nom de la « justice sociale », afin de ne pas réserver « le droit de savoir » aux seuls couples aisés. Ses opposants redoutent quant à eux la banalisation du test qui, dans les faits, mène dans la grande majorité des cas à un avortement.


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