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Amputé de 2 bras, il contrôle ses prothèses avec son cerveau

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[Français] 6 janvier 2015

Sommaire

  •   Etats-Unis : amputé des deux bras, il contrôle ses deux prothèses par son cerveau
  •   France : le Conseil d'Etat confirme la radiation de l’Ordre des médecins de Nicolas Bonnemaison
  • Etats-Unis : amputé des deux bras, il contrôle ses deux prothèses par son cerveau

    06/01/2015 - Statut du corps humain - Posthumanisme

    Dans le cadre d’une expérience menée par l’Applied Physics Laboratory de la Johns Hopkins University, dans le Maryland, Les Baugh, un américain du Colorado, amputé des deux bras suite à un accident de travail, peut aujourd’hui se servir de deux prothèses ajustées au niveau des épaules.
    Fait remarquable, c’est par la pensée, décryptée par un logiciel informatique et un mécanisme reliant son cerveau aux prothèses, que Les Baugh peut saisir des objets et ré-apprendre peu à peu les gestes de la vie courante.
    Auparavant, l’homme a dû subir une opération  qui consistait à remplacer des nerfs. Il a aussi dû s’entraîner à faire fonctionner ses muscles d’une autre façon. Il peut maintenant prendre une tasse dans sa main-prothèse et l’élever jusqu’à la bouche pour boire.
    Source : The Telegraph, 19/12/2014  
    VIDEO
    : ICI


    France : le Conseil d'Etat confirme la radiation de l’Ordre des médecins de Nicolas Bonnemaison

    06/01/2015 - Fin de vie

    A la suite du décès suspect de plusieurs patients au centre hospitalier de Bayonne, des poursuites disciplinaires et pénales ont été engagées contre le docteur Nicolas Bonnemaison, soupçonné d’avoir administré à certains de ces patients des substances ayant provoqué leur mort, en particulier un produit contenant du curare, le Norcuron.

    Radié par la chambre disciplinaire régionale de l’ordre des médecins d’Aquitaine le 24 janvier 2013 – décision confirmée en appel par la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins le 15 avril dernier – et acquitté par la Cour d’assises de Pau le 25 juin, le docteur Bonnemaison a vu son pourvoi en cassation contre la décision de radiation rejeté par le Conseil d’Etat le 30 décembre.

    Lors de l’audience publique consacrée à cette affaire le 19 décembre, Rémi Keller, le Rapporteur du Conseil d’Etat avait déclaré entre autres qu’« en aucune circonstance, et quelle que soit la difficulté de sa tâche, le médecin n’a le droit de tuer ». Dans son réquisitoire, le rapporteur avait souligné que la France avait expressément refusé l’euthanasie ou le suicide assisté. Il avait estimé que l’urgentiste aurait pu soulager ses patients avec des sédatifs, comme la loi sur la fin de vie lui en donnait le droit. « Mais ce n’est pas un sédatif que vous avez employé : c’est un poison », avait-il déclaré à Nicolas Bonnemaison.

    Suivant les conclusions de son Rapporteur, le Conseil d'Etat a donc confirmé la sanction de radiation prise par l'Ordre des médecins contre Nicolas Bonnemaison, ce qui lui interdit définitivement d'exercer la médecine.

    Dans sa décision, le Conseil d’Etat a notamment mentionné que la circonstance que le docteur Bonnemaison aurait, comme il l’affirme, agi dans le but de soulager la souffrance des patients et en concertation avec certaines des familles, n’était pas, au regard de la loi, de nature à enlever leur caractère fautif aux actes commis.

    Rappelons que le parquet a fait appel de l’acquittement du docteur Bonnemaison par la Cour d’assises de Pau, et que celui-ci sera rejugé par la Cour d’assises d’Angers à une date encore indéterminée.

    Source : Conseil d'Etat


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