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Amnesty International : campagne « mon corps, mes droits »

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[Français] 12 mars 2015

Sommaire

  •   Amnesty International : campagne « mon corps, mes droits »
  •   Belgique : 2 millions d’euros remis par la Fondation Roi Baudouin pour la recherche médicale
  •   Royaume-Uni : création d'ovules et de sperme à partir de cellules de peau de 2 adultes de même sexe
  • Amnesty International : campagne « mon corps, mes droits »

    06/03/2015 - Début de vie

    La campagne « Mon corps, mes droits » d’Amnesty International, actuellement en cours, a pour objectif de « lutter pour que chaque individu puisse prendre des décisions sur son corps et sur sa santé sexuelle et reproductive ».
    En Belgique, « l’accent, dans un premier temps, [est mis] sur deux catégories de droits sexuels et reproductifs en particulier : le droit à l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) et le droit de vivre à l’abri des violences sexuelles ».
    Par ailleurs, la campagne entend également obtenir, partout dans le monde, un accès « à des services d’avortement légaux et sûrs au minimum en cas d’inceste, de viol ou si la santé de la mère est en danger ». Pour Amnesty, « les États se doivent de remplir leurs obligations en matière de respect des droits et de ne pas opérer de retours en arrière en la matière. »
    En Irlande, par exemple, un des seuls pays où l’avortement est encore partiellement illégal, Amnesty demande à ce « qu’un cadre législatif fixant les conditions de l’avortement légal soit établi et accepté par la majorité des politiciens et du grand public. A court terme, la campagne vise à ce qu’un cadre d’accès à l’avortement respectueux des droits humains soit défini ; ainsi qu’à obtenir et à renforcer le soutien du public, des ONG, et des politiques, en faveur de la dépénalisation de l’avortement. »
     

    Belgique : 2 millions d’euros remis par la Fondation Roi Baudouin pour la recherche médicale

    06/03/2015 - Recherche biomédicale

    La Fondation Roi Baudouin (FRB) a récemment mis à l'honneur 34 lauréats de ses Fonds médicaux scientifiques. La Fondation a distribué plus de 2 millions d'euros en 2014 pour la recherche dans le domaine de la santé. Le prix De Beys, d'une valeur de 120.000 euros, a été remis à l'occasion de la cérémonie au professeur Eric Salmon, chef de la Clinique de la Mémoire au CHU de Liège. Il a été récompensé pour son approche innovante de la maladie d'Alzheimer et d'autres troubles cognitifs. Sa méthode, développée depuis plusieurs années, part des ressources de la personne plutôt que de ses déficits.
    D'autres scientifiques ont reçu des prix, bourses ou soutiens à la recherche, dans des domaines comme le vieillissement (Fonds Aline, Fonds A.B.), la cardiologie (Fonds Docteur et Madame René Tagnon) ou encore les maladies rares (Fonds Alphonse et Jean Forton, Fonds Crawhez contre la mucoviscidose, Fonds Walter Pyleman) et le sida (Fonds pour la Recherche scientifique contre le Sida).
    Le financement apporté par les fonds peut prendre différentes formes, tels que des prix pour récompenser des projets déjà réalisés, mais aussi des bourses à des scientifiques pour leur permettre de se spécialiser dans des centres situés en Belgique ou à l'étranger. Les fonds sont destinés tant à la recherche fondamentale qu'à la recherche clinique.
    Source : Journal du Médecin
     

    Royaume-Uni : création d'ovules et de sperme à partir de cellules de peau de 2 adultes de même sexe

    06/03/2015 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Des chercheurs de l’université de Cambridge ont montré pour la première fois qu’il était possible d’obtenir des cellules d'ovocytes et de sperme en utilisant des cellules de peau de deux adultes de même sexe.
    Une telle découverte pourrait permettre de faire un bébé à partir d’un échantillon de cellules de peau pour des couples infertiles en raison d’une maladie, mais également d'ouvrir la possibilité de la procréation pour les couples homosexuels sans recours à un don de sperme ou d'ovocyte.
    Le projet a été financé par le Wellcome Trust (Londres) en association avec le centre de recherches israélien Weizmann Institute of Science.
    Comparant les cellules obtenues par cette technique en laboratoire à des cellules humaines naturelles prélevées sur des fœtus avortés, les chercheurs ont constaté que les cellules créées artificiellement avaient des caractéristiques identiques aux autres.
    Selon le responsable de l’équipe israélienne, Jacob Hanna, la technique qui consiste à pallier l’infertilité des couples en utilisant cette culture cellulaire, pourrait être appliquée d’ici seulement deux ans. Cette découverte pose d’évidentes questions éthiques, remarque par ailleurs le chercheur.
    Source : Newsweek

     

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