L'Université de la Vie - La vie à quel prix ?

Aussi dans 6 villes en Belgique : à Bruxelles + Liège + Mons + Namur + Louvain-la-Neuve et Gand !
4 lundis soirs consécutifs à partir du 14 janvier 2019

FR NL EN

89 % des Portugais préfèrent les soins palliatifs à l'euthanasie

ImprimerRecommander
[Français] 23 mai 2018

Sommaire

  •   89 % des Portugais préfèrent les soins palliatifs à l'euthanasie
  •   Belgique : « 417 euros pour retrouver mon père biologique »
  •   L’île anglo-normande de Guernesey rejette le suicide assisté
  • 89 % des Portugais préfèrent les soins palliatifs à l'euthanasie

    23/05/2018 - Fin de vie

    Le 18 mai 2018 la plateforme portugaise « Pensar e Debater » a rendu publics les résultats d’un sondage sur les soins palliatifs et l’euthanasie commandité à l’« Instituto de Marketing Research » (IMR). Plusieurs projets de loi ont en effet été déposés par les partis de gauche visant à légaliser l’euthanasie. Une grande manifestation de rue est prévue le 24 mai car ces projets seront discutés et votés le 29 mai au Parlement portugais.

    Ce sondage a été réalisé par téléphone entre le 12 et le 15 mai 2018 auprès de 634 personnes réparties selon l’âge, le sexe et la région. Il en ressort que seuls 7% des portugais sont en faveur de la pratique de l’euthanasie, tandis que 89% sont favorables aux soins palliatifs et l’accompagnement en cas de maladie grave. 

    La première crainte, exprimée par 72% des personnes, est d'abord celle de souffrir

    La deuxième est d’être un poids pour la famille et l’entourage suit (61%). Vient ensuite la peur de la solitude (35%). Ceci montre que le principal désir des portugais est d’être accompagnés, ce que confirme le souhait de 85% des personnes de bénéficier de soins palliatifs en cas de maladie grave. Près des trois quarts (73%) savent que les soins palliatifs contribuent à minimiser les souffrances physiques et psychiques. 

    Mais 75% ignorent que la loi portugaise interdit l’acharnement thérapeutique et que le patient a le droit de refuser des soins. Ceci laisse supposer que beaucoup de ceux qui sont en faveur de l’euthanasie craignent les souffrances causées par des soins qui visent à prolonger la vie à tout prix. Enfin, 67% des portugais estiment que la légalisation entraînerait des risques d’abus : pressions sur les patients âgés ou fragilisés (67%), euthanasies sans le consentement du patient (57%), raisons financières (53%).

    VIDEO : ICI

    Source : STOP eutanasia

    Belgique : « 417 euros pour retrouver mon père biologique »

    23/05/2018 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Stéphanie Raemakers, jeune belge présidente de l’asbl « donorkinderen » née d’un don anonyme de sperme, a lancé le 19 mai 2018 un appel au public pour retrouver son père biologique. 417 euros est la « récompense » qu’elle s’engage à offrir à la personne capable de la conduire à celui-ci.

    Le choix de cette somme n’est pas anodin, puisqu’elle correspond ce que ses parents ont payé pour la concevoir. Ils ont à l’époque bénéficié d’une des premières offres de PMA, à l’UZ Brussel, ce qui a permis à sa maman de tomber enceinte à l’aide du sperme d’un donneur anonyme. Le prix d’une telle intervention était de 50.000 francs belges, soit 1.250 euros.

    La mère de Stephanie Raemakers a donné naissance à des triplés. Trois enfants pour 1.250 euros, soit 417 euros par enfant.

    Selon Stephanie, l’histoire de sa conception démontre que la société cautionne d’un point de vue éthique que des enfants soient vendus ou achetés avant leur naissance. Un grand nombre de pays se sont depuis dotés de lois pour faciliter ces pratiques de PMA, et les prix se sont considérablement démocratisés.

    Si des parents ont le droit de commander des enfants, pourquoi ne pas pouvoir inverser les choses ?, s’est-elle demandé. Un enfant commandé peut-il offrir publiquement sa « valeur marchande » afin de satisfaire son désir profond de connaître son parent biologique?

    Cette initiative, originale mais non moins sérieuse, relève d’un débat tout aussi sérieux qui n’est pas à clore, celui du droit d’un enfant à connaître ses origines. Même si « des intérêts divergents peuvent entrer en conflit avec celui de l’enfant, le droit de connaître ses origines apparaît comme un droit fondamental, qui participe de la dignité humaine », soutient Géraldine Mathieu (pour approfondir le sujet, voyez le dossier de l’IEB.

     Source : ICI

    L’île anglo-normande de Guernesey rejette le suicide assisté

    23/05/2018 - Fin de vie

    Le parlement de Guernesey, île britannique au large de la Normandie, a rejeté par 24 voix contre 14 une proposition de loi visant à légaliser le suicide assisté, votant plutôt en faveur d’une amélioration des soins palliatifs sur l’île.

    Cette proposition représente la 10ème tentative de légalisation de l’euthanasie sur le territoire britannique depuis 2003, rejetée comme toutes les autres avant elle.

    Le “Care Not Killing Alliance UK” s’opposait à cette légalisation aux côtés de l’Association médicale britannique. Son directeur de campagne, Peter Saunders, se réjouit de savoir que les députés de Guernesey vont désormais se pencher sur le réel problème rencontré par les personnes en situation de handicap ou en fin de vie, à savoir l’accès équitable aux meilleurs soins de santé possibles et le financement de ceux-ci.

    Source : The Guardian

Faire un don à l'IEB