L’euthanasie des personnes démentes : la militance redouble en période électorale

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L’euthanasie des personnes démentes : la militance redouble en période électorale



 

En cette période électorale où s'alignent les programmes pour la prochaine législature, les militants pro euthanasie font pression pour autoriser l'euthanasie des personnes démentes.

Une pétition a déjà recueilli plus de 45.000 signatures d'après le Levens Einde Informatie Forum (LEIF) où elle est hébergée. Le Prof. et président de la Commission de contrôle de l'euthanasie Wim Distelmans avec 139 autres militants l'ont lancée le 7 mai dernier. Ils plaident pour que les personnes se trouvant à un stade avancé de démence ou d'autres formes d'incapacité de discernement, soient euthanasiées, selon la demande qu'elles en auraient faite auparavant.

« D'ici 2035, il y aura deux fois plus de personnes démentes ; l'adaptation de la loi doit figurer à l'agenda politique. » Les pétitionnaires déclarent que les thérapies en matière d'Alzheimer ne seront pas prêtes dans un futur proche, et voient donc l'euthanasie comme une solution incontournable face à la multiplication des cas de démenc...

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Yara a obtenu que son bébé avorté soit reconnu comme une personne

Yara a obtenu que son bébé avorté soit reconnu comme une personne

C'est une première aux Pays-Bas : un bébé avorté a été reconnu comme une personne en application de la loi néerlandaise. Le 22 avril dernier, l'émission Nieuw Licht a diffusé le témoignage de Yara, une jeune femme ayant avorté après 14 semaines de grossesses, et qui a obtenu l'enregistrement de son bébé dans le registre de la population.

Yara est le nom d'emprunt de la jeune femme, qui a préféré garder l'anonymat car selon elle, l'avortement est encore trop tabou. Elle confie au journaliste son profond regret d'avoir avorté, et que son petit enfant lui manque énormément. Elle est allée demander un acte de décès à la clinique où elle avait avorté, pour faire enregistrer son enfant à la commune.

Il est en effet possible aux Pays-Bas, grâce à une modification de la loi sur l'enregistrement des personnes en janvier dernier, d'inscrire à la demande des parents leurs enfants nés sans vie dans au registre de la population (suite à une fausse couche ou un avortement). C'est grâce à une pé...

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Le juteux business des ovocytes en Belgique

Le juteux business des ovocytes en Belgique

Après avoir interrogé différentes femmes donneuses d'ovocytes et plusieurs cliniques belges, la journaliste Sofia Costoglou révèle la réalité financière du don d'ovules dans une enquête pour « 7 à la Une » (RTBF).

En Belgique, la loi stipule que « la commercialisation des gamètes humains est interdite ». Cependant, bien que le don doive être gratuit, il peut néanmoins donner lieu à « une indemnité qui couvre les frais de déplacement ou de perte de salaire de la personne prélevée peut également couvrir les frais d'hospitalisation inhérents au prélèvement d'ovocytes de la donneuse. »   

Le caractère très relatif d'une telle indemnité donne lieu à des rémunérations pouvant aller de 500€ à 2000€ dans certaines cliniques, « parce que si on ne donne rien  on n'aura personne » (une responsable de clinique). « Avec un montant aussi attractif, le don censé être altruiste et désintéressé prend des allures de business » explique Sofia Costoglou.

La journaliste s'est fait passer pour une do...

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La Belgique renforce la pénalisation du trafic d’organes humains

La Belgique renforce la pénalisation du trafic d’organes humains

Des peines allant jusqu'à 10 ans de prison et 75.000 euros d'amende s'appliqueront désormais aux personnes organisant, pratiquant ou bénéficiant du trafic d'organes humains. En sanctionnant plus sévèrement le prélèvement d'organes à des fins commerciales, le législateur donne un signal fort pour d'une part sauvegarder la solidarité interpersonnelle qui découle de la gratuité du don d'organes, et d'autre part protéger « les groupes les plus vulnérables de la société » parfois amenés à vendre leurs organes pour survivre.

Le 25 avril dernier, le Parlement belge a adopté cette proposition de loi déposée par trois députés de la N-VA (Valérie Van Peel, Yoleen Van Camp, Jan Vercammen). Ils exposent ainsi leurs motifs : « L'ignorance ou la pauvreté peuvent amener certaines personnes à envisager de céder un organe, mais les prestataires de soins qui y participent sont pleinement conscients de cette problématique. De même, il convient de sanctionner sévèrement les personnes qui recrutent des ...

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