Plus de 25.000 embryons utilisés pour la recherche en Belgique depuis 10 ans

 Imprimer

Thématique : Recherche biomédicale / Recherche sur les embryons

Actualités - Belgique

Publié le : 18/02/2019

Nouveau Dossier de l'IEB : "La recherche sur les embryons humains"

La loi du 11 mai 2003 relative à la recherche sur les embryons in vitro, votée par le Sénat et la Chambre des représentants de Belgique, permet non seulement la recherche sur les embryons surnuméraires produits dans le cadre des procréations médicalement assistées (PMA), mais elle autorise, à titre d'exception, la création d'embryons « frais » pour la recherche.

Cherchant à se conformer à la loi, trois universités du pays – KULeuven, Vrije Universiteit Brussel (VUB) et UGent soumettent chaque année leurs projets de recherche pour avis et autorisation à la Commission Fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les Embryons in vitro (CFE). Le rapport de ladite commission est ensuite envoyé à la Chambre.

Ce dossier présente d'abord un aperçu des conditions posées par la loi pour autoriser la recherche sur embryons, ensuite une analyse des derniers rapports publiés par la CFE et les fruits de son symposium organisé en novembre 2016 à Bruxelles.

Plusieurs dysfonctionnements dans l'application de la loi y sont soulignés. Il tente d'éclaircir la question de la création d'embryons destinés à la recherche, au détriment de l'utilisation de ceux qu'un cycle de procréation médicalement assistée a rendus surnuméraires.

La recherche sur les embryons constitue un enjeu économique immense. Plusieurs lois se retrouvent à ce carrefour de l'embryon : la loi autorisant la recherche sur les embryons surnuméraires, la loi encadrant les procréations médicalement assistées qui "fournissent" les embryons et gamètes à la science, la loi sur le matériel corporel humain (dont l'embryon), et aussi, la loi sur le droit des patients.   Se bousculent autour de la question de l'embryon, beaucoup de questions difficiles qui nous ramènent à celle du statut ontologique de l'embryon et de sa dignité. Et comme l'affirment les membres de la Commission embryon : "Si l'embryon était une simple chose ou un objet, la question du consentement des parents par procuration ou par un tiers ne serait pas aussi difficile à résoudre." Bouteille d'encre, peu de contrôle, pas de vrais chiffres, peu de publications valables, sont des propos entendus et soulignés lors de notre étude. Il semblerait que le politique ne se préoccupe pas du sort des embryons.


Articles similaires

La fondation Francqui récompense une recherche sur embryons

La fondation Francqui récompense une recherche sur embryons

- Recherche sur les embryons

Pierre Vanderhaeghen, chercheur FNRS à l'Institut de recherche interdisciplinaire en biologie humaine et moléculaire (IRIBHM) à la Faculté de médecine de l'ULB, a été désigné lauréat du Prix Francqui 2011 (250.000 euros) pour ses travaux ayant notamment permis de générer pour la première fois du cortex cérébral à partir de cellules souches embryonnaires.
C'est ce qu'a annoncé la Fondation, dont  le conseil d'administration multidisciplinaire est présidé par le ministre d'Etat Marc Eyskens.
Le ...

Lire la suite

L'ogre pharmaceutique a besoin d'embryons et de foetus humains

L'ogre pharmaceutique a besoin d'embryons et de foetus humains

- Recherche sur les embryons

Une modification de la loi relative à l'obtention et à l'utilisation de matériel corporel humain (y compris ovocytes, sperme, embryons et foetus) destiné à des applications médicales ou à des fins de recherche scientifique a été votée sans grand bruit ni débat, le 18 octobre 2018. Et pourtant, elle soulève d'importantes questions par rapport à la commercialisation du matériel corporel humain (MCH) et au consentement du patient donneur.

Il ressort de l'Analyse d'impact du projet que l'objectif...

Lire la suite

Cour de justice de l'UE: pas de brevet pour les recherches utilisant des embryons humains

Cour de justice de l'UE: pas de brevet pour les recherches utilisant des embryons humains

- Recherche sur les embryons

Le 18 octobre 2011, la Cour de justice de l'Union européenne a interdit le brevetage d'un procédé utilisant des embryons humains et entraînant leur destruction : ce jugement intervient après que Greenpeace a demandé l'annulation d'un brevet portant sur une technique utilisant des cellules souches embryonnaires humaines. La Cour fédérale de justice allemande avait saisi la juridiction du Luxembourg au sujet de l'interprétation de la notion d'embryon humain *.

Dans son arrêt, la Cour de justice...

Lire la suite