Des singes « augmentés » grâce à des gènes humains

 Imprimer

Thématique : Recherche biomédicale / Recherche médicale

Actualités

Publié le : 02/05/2019

Des gènes humains ont été implanté chez 11 embryons de singes rhésus par des chercheurs chinois de l'Institut de zoologie de Kunming (sud-ouest de la Chine) et de l'Académie des sciences chinoise engagés dans un programme de recherche sur la génétique et les fonctionnalités cognitives du cerveau humain.

Sur les 11 macaques génétiquement modifiés, seuls cinq ont survécu jusqu'à la phase de tests dont les résultats devaient offrir une meilleure compréhension du cerveau humain. Au cours de ces tests, les singes devaient repérer des couleurs et des formes sur écran, alors que leur comportement cérébral était étudié par IRM. D'après les chercheurs, les animaux modifiés ont obtenu de meilleurs résultats aux tests sur la mémoire à court terme, et un meilleur temps de réaction par rapport aux singes « non-modifiés ».

Cette expérimentation ne manque pas de susciter une nouvelle controverse suite à l'affaire des bébés génétiquement modifiés (Bulletin de l'IEB) et celle du clonage de cinq singes en janvier dernier, même si cela pouvait déboucher sur une meilleure compréhension du cerveau humain et de son développement. La manipulation génétique demeure un sujet très sensible qui nécessite une règlementation explicite, ce qui n'est pas le cas de la législation chinoise.

La frontière entre les humains et les animaux n'est-elle pas de plus en plus poreuse, puisqu'e des chercheurs en viennent à implanter du matériel humain dans des embryons d'animaux ? Faut-il les laisser  créer des chimères, sous couvert de mieux comprendre l'humain ?

Sources : NBC news, La Libre.


Articles similaires

Pologne : un grand prématuré survit grâce à un rein artificiel

Pologne : un grand prématuré survit grâce à un rein artificiel

- Recherche médicale

Né à 25 semaines de grossesse et pesant 820 grammes, un bébé polonais avait peu de chance de survivre, d'autant plus qu'un canal artériel était encore ouvert.
Au bout de quelques jours, ses reins ont commencé à faiblir et ont fini par totalement cesser de fonctionner. Face au danger de mort de l'enfant, l'équipe médicale a décidé de brancher l'enfant à un rein artificiel, traditionnellement utilisé pour les enfants de plus de trois kilos. Contre toute attente, ce dispositif a très bien fonctio...

Lire la suite

Europe : le rapport portant sur les "droits sexuels et génésiques" n’a pas été voté

Europe : le rapport portant sur les "droits sexuels et génésiques" n’a pas été voté

- Genre et sexualité

Mardi 22 octobre, les députés européens ont renvoyé (351 voix contre 319) en commission le texte controversé rédigé par Edite Estrela, élue portugaise. Les principales préoccupations qui ont conduit au rejet de ce rapport d'initiative concernent l'assimilation du droit à l'avortement à un "droit fondamental", la promotion de la contraception et de l'avortement auprès des mineurs, l'enseignement sexuel rendu "obligatoire pour tous les élèves des écoles primaires et secondaires" ainsi que l'accè...

Lire la suite

Belgique : première naissance grâce à une autogreffe de tissu ovarien prélevé avant la puberté

Belgique : première naissance grâce à une autogreffe de tissu ovarien prélevé avant la puberté

- Procréation médicalement assistée

Le mercredi 10 juin 2015, une équipe médicale de l'hôpital bruxellois Erasme, dirigée par le Dr. Isabelle Demeestere, a annoncé à la communauté scientifique un exploit médical. Grâce à une greffe de tissus ovariens cryopréservés, elle a permis à une jeune femme de 27 ans d'accoucher de son premier enfant en novembre 2014.
Cette femme, atteinte depuis son enfance d'une drépanocytose, avait subi à 5 ans de lourds traitements risquant de provoquer sa stérilité. En prévention, les médecins avaient...

Lire la suite