Soignants et citoyens s’opposent en masse à l’euthanasie en Nouvelle-Zélande

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 03/04/2019

Le projet de loi pour la dépénalisation de l'euthanasie et du suicide assisté soumis au Parlement néo-zélandais par le député David Seymour (ACT New-Zealand) et adopté en première lecture, a suscité un vaste rejet de la part des citoyens. Un rapport de l'organisation Néo-zélandaise Care Alliance montre plus de 90% d'opposants.

38.000 Néo-Zélandais ont remis leurs observations sur le projet de loi au Comité restreint de la Justice. Après examen, Care Alliance a rendu un rapport détaillé sur leur contenu. Il ressort que 91,8% des participants sont opposés à cette dépénalisation. Parmi le personnel médical ayant rédigé des soumissions, ce sont 93,5% qui y sont également totalement hostiles.

A travers ces observations, les Néo-Zélandais pointent du doigt l'inévitable effritement du cadre légal, comme dans les pays où l'euthanasie a été dépénalisée et où l'on voit les critères d'éligibilité s'élargir peu à peu. De plus, l'idée que l'État reconnaîtrait ainsi le suicide assisté et l'euthanasie comme socialement acceptables, saperait tous les efforts de prévention du suicide. Enfin, il n'est pas dans la mission des soignants de mettre fin à la vie du patient, alors que les soins palliatifs, correctement mis en oeuvre, ont vocation à procurer un accompagnement humain de qualité pour soulager le malade.

La Nouvelle-Zélande a déjà rejeté un projet similaire par deux fois, en 1995 et 2003.

Sources : Parliament.nz - carealliance.org.nz


Articles similaires

250 euros d'amende pour le médecin qui ne déclarerait pas l'euthanasie pratiquée

250 euros d'amende pour le médecin qui ne déclarerait pas l'euthanasie pratiquée

- Euthanasie et suicide assisté

Cette proposition de loi  (Document législatif n° 5-1935/1) vient d'être déposée par Mme Elke Sleurs et consorts (N-VA).
Un médecin qui a procédé à une euthanasie doit remplir un document d'enregistrement et le remettre dans les quatre jours ouvrables à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation. Cette obligation de déclaration est considérée comme une condition indispensable à la conformité de l'acte euthanasique. Toutefois, il semblerait que beaucoup d'euthanasies se pratiquent sans ...

Lire la suite

Belgique : pas d'euthanasie pour 15 prisonniers qui en avaient fait la demande

Belgique : pas d'euthanasie pour 15 prisonniers qui en avaient fait la demande

- Euthanasie et suicide assisté

Suite à la demande d'euthanasie émise par Frank Den Bleeken, pour laquelle un avis favorable avait été émis en septembre dernier par 3 médecins (référence bulletin 18/09/2014), quinze autres prisonniers avaient demandé à être euthanasiés pour « souffrance psychique inapaisable ». Ils se sont vus récemment signifier que leur cas n'était pas recevable dans le cadre de la loi belge dépénalisant l'euthanasie. 

En effet, pour le Dr. Wim Distelmans (LEIF / VUB) : « la souffrance (psychique)  insupp...

Lire la suite

Belgique : premier dossier d’euthanasie transmis au Parquet

Belgique : premier dossier d’euthanasie transmis au Parquet

- Euthanasie et suicide assisté

Après 13 ans d'exercice et plus de 8000 dossiers d'euthanasie traités, la Commission fédérale de contrôle de la loi relative à l'euthanasie a transmis ce mardi 27 octobre, pour la première fois, un dossier au Parquet.
Ce dossier concerne une assistance au suicide pratiquée le 22 juin dernier par le docteur Marc Van Hoey, président de l'association Recht op Waardig Sterven (RWS), association militante soeur de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD).
Ce suicide assisté conc...

Lire la suite