Pays-Bas : « La pilule de la mort » en libre-service pour les séniors ?

 Imprimer

Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté

Actualités

Publié le : 26/11/2015

Aux Pays-Bas, l'Association néerlandaise pour une fin de vie librement choisie (NVVE Nederlandse Vereniging voor een Vrijwillig Levenseinde) milite activement pour une euthanasie ou suicide assisté « à la demande ». Il ne s'agit plus d'impliquer les médecins, mais de permettre l'accès libre et gratuit à une "pilule de la mort" pour toutes les personnes de plus de 70 ans, et ce indépendamment de leur état de santé physique ou psychique. Ces pilules seraient accessibles à la demande, en pharmacie.
L'Association néerlandaise pour une fin de vie librement choisie est une association regroupant, selon leurs dires, 160 000 professionnels de la santé en faveur de l'euthanasie. Outre la mise en service de la pilule pour mourir sur base expérimentale, elle plaide pour que l'euthanasie soit retirée du code pénal, considérant que l'euthanasie est un acte médical comme un autre et qu'elle ne doit être soumise à aucun cadre légal.
La Société royale des médecins (KNMG) répond fermement à ces revendications en rappelant que le geste euthanasique n'est pas un acte médical comme un autre car il provoque la mort du patient, et que dès lors, une loi est nécessaire pour l'encadrer. Seuls les médecins peuvent pratiquer cet acte qui est et doit rester une exception, ce qui implique que s'ils ne respectent pas les conditions inscrites dans la loi, les médecins peuvent être condamnés au pénal. La loi actuelle néerlandaise est satisfaisante, selon le KNMG, car elle protège non seulement le patient mais aussi le médecin qui, pratiquant l'euthanasie, provoque la mort de son patient.

Source : Journal International du Médecin et KNMG
 


Articles similaires

Belgique : pilule du lendemain : comment les centres de planning peuvent-ils sortir de l'illégalité?

Belgique : pilule du lendemain : comment les centres de planning peuvent-ils sortir de l'illégalité?

- Grossesse

Le Lévonorgstrel ou Norlevo est une contraception d'urgence plus connue sous le nom de « pilule du lendemain » puisqu'elle permet d'éviter 7 à 9 fois sur 10 une grossesse si elle est prise dans les 72 heures suivant un rapport sexuel non protégé.

En Belgique, la pilule du lendemain est, comme tout autre contraceptif hormonal, obligatoirement délivrée soit par un médecin soit par un pharmacien conformément à la loi sur les médicaments.

Le Norlevo est légalement disponible dans les centres de ...

Lire la suite

Pilule du lendemain et maladies sexuellement transmissibles (MST)

Pilule du lendemain et maladies sexuellement transmissibles (MST)

- Contraception

Contredisant dans les faits  les politiques gouvernementales actuelles en matière de santé publique, une étude menée par Sourafel Girma et David Paton, publiée dans le Journal of Health Economics,  révèle que proposer en vente libre la pilule du lendemain (qui a une visée abortive), ne contribue absolument pas à diminuer le nombre de grossesses non désirées. Ces deux professeurs de l'Université de Nottingham ont comparé les régions britanniques où la pilule du lendemain est en vente libre dans...

Lire la suite

Publicité ciblée pour la pilule du surlendemain

Publicité ciblée pour la pilule du surlendemain

- Contraception

« C'est MA VIE, MON CHOIX, MON LENDEMAIN A MOI » ou « Un bébé ? Qui sait ? Peut-être un jour... Mais là, c'est mon choix, ma décision à moi. » sont les nouveaux slogans des trois publicités d'ellaOne pour la « pilule du surlendemain ». Epinglées ces derniers jours aux vidéos Youtube, ces publicités ont ciblé les femmes en Belgique, au moment-même où la Commission Santé adoptait un projet de loi visant à rembourser la pilule du lendemain quel que soit l'âge de la femme. 

La substance que conti...

Lire la suite