Belgique : plainte suite à une euthanasie pour souffrances psychiques

Publié le : Thématique : Fin de vie / Euthanasie et suicide assisté Actualités Temps de lecture : 4 min.

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Lors d'un reportage diffusé dans l'émission flamande Terzake (VRT), un nouveau cas d'euthanasie controversé a fait surface. Il s'agit du cas de Tine Nys, jeune femme de 38 ans, dont l'euthanasie en avril 2010 est remise en cause par ses soeurs.
Il y a cinq ans, et sans suivi psychiatrique depuis 15 ans, Tine Nys a pris contact avec son médecin, et a demandé à être euthanasiée très rapidement, suite à une rupture amoureuse. Elle a alors pris rendez-vous avec trois médecins différents, dont une psychiatre, pour qu'ils consentent à ce que l'un d'entre eux provoque sa mort. Un diagnostic d'autisme a alors été posé. Deux mois après, l'euthanasie a eu lieu en présence de ses soeurs et de ses parents. Aujourd'hui la souffrance de la famille par rapport à cet acte s'exprime au grand jour.
Les deux soeurs de la jeune femme dénoncent une décision hâtive non concertée de la part des médecins, s'interrogent sur le fait qu'aucun traitement n'ait été entrepris et déplorent l'amateurisme du médecin qui aurait mal préparé la procédure et comparé l'euthanasie de Tine Nys à « une injection létale administrée à un animal domestique aimé pour mettre fin à ses souffrances. »
Le reportage de Terzake souligne également que les deux soeurs ont interpellé la Commission de contrôle de l'euthanasie, qui après vérification, n'a pas trouvé le document officiel de déclaration que le médecin doit obligatoirement rentrer dans les 4 jours après l'euthanasie. « Par négligence, sans doute », a avoué le médecin qui a pratiqué l'euthanasie. Négligence rattrapée, puisque faisant suite aux interpellations de la famille, la Commission a bien reçu le formulaire de déclaration deux mois plus tard.
Sur base de ce document anonymisé, la Commission a avalisé ce cas d'euthanasie. La question de la rapidité de l'euthanasie après diagnostic, sans qu'aucun traitement ne semble avoir été entrepris, n'a pas posé problème pour la Commission car selon le Prof. Chris Verslype, membre de ladite Commission, « nous n'avons pas accès au dossier médical de la personne euthanasiée ». Le Dr Verslype plaide pour une révision de la loi afin que de tels cas où la personne n'est pas en fin de vie et souffre d'une fragilité psychique, fassent l'objet d'une autorisation préalable à l'euthanasie.
Les deux soeurs de la victime ont saisi le Parquet et la procédure est actuellement en cours.
Source: Terzake redactie.be

Résumé du reportage en français : ICI


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