Espagne : atteintes à la liberté de conscience

 Imprimer

Thématique : Droits et libertés / Clauses de conscience

Actualités - Espagne

Publié le : 24/06/2011

La liberté de conscience du personnel médical est fréquemment menacée en Espagne depuis la loi de juillet 2010. C'est ce qu'écrivent l'Association Nationale pour la Défense du droit à l'Objection de Conscience (ANDOC) et le European Centre for Law & Justice. Ces deux associations viennent en effet d'organiser une conférence à Strasbourg au cours de laquelle elles ont présenté un rapport à ce sujet.
Il est à noter notamment que la loi espagnole soumet les objecteurs de conscience à une déclaration préalable auprès de l'administration, qui refuse fréquemment ce droit au motif que la personne n'est pas suffisamment impliquée. Il en est ainsi de nombreux généralistes pourtant confrontés en première ligne à ces demandes. De plus, le "Programme d'accréditation des compétences professionnelles", tenant compte du nombre d'avortements pratiqués par année est un moyen de refuser de l'avancement au personnel qui fait appel à l'objection de conscience.  


Articles similaires

Espagne : droit à l'objection de conscience pour les pharmaciens

- Clauses de conscience

Après la publication dans les médias du cas d'une jeune fille victime d'une attaque cérébrale suite à la prise de la pilule du lendemain, plusieurs associations espagnoles ont réagi en dénonçant le « grave manque de prudence du gouvernement Zapatero » qui en a autorisé la vente libre.
Parmi ces associations, celle pour la Défense du droit à l'objection de conscience (ANDOC) qui, dans une lettre ouverte au bureau de présidence de l'ordre des pharmaciens, demande leur soutien afin d'obtenir le d...

Lire la suite

CLAUSE DE CONSCIENCE

- Clauses de conscience

o    Gewetensbezwaar van apothekers m.b.t. euthanasie in Nederland

Lire la suite

Italie : quand l'objection de conscience se généralise

- Clauses de conscience

En Italie, un nombre croissant de gynécologues et de personnel paramédical refusent de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse. Selon l'Institut national des statistiques (Istat), cela concernerait 80% des gynécologues italiens et 50% des anesthésistes et infirmiers. A Naples, par exemple, "un seul service hospitalier est encore ouvert et en Sicile, le taux d'abstention des spécialistes frôle la barre des 80,6%".
Cette généralisation de l'objection de conscience, pourtant le fait ...

Lire la suite