Elections 2019 : l’Open Vld veut légaliser la gestation pour autrui

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Thématique : Début de vie / Gestation pour autrui

Actualités

Publié le : 23/05/2019

En vue des élections, le parti libéral flamand Open Vld a présenté vendredi dernier cinq points d'action prioritaires pour renforcer les droits des LGBTIQ (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres, Intersexuels et Queer) en Belgique, parmi lesquels la légalisation de la gestation pour autrui.

Dans un premier temps, le parti milite pour l'introduction d'une option « troisième sexe » dans les documents officiels, afin que les personnes « non-binaires » (qui ne se considèrent ni hommes ni femmes) n'aient plus à choisir entre les cases masculin ou féminin. A terme, les candidats libéraux sont favorables à la rédaction de documents officiels sans distinction de sexe. Ils espèrent ainsi atteindre la première place au « Rainbow Index », un classement publié chaque année par l'International Lesbian and Gay Association pour déterminer l'état des droits LGBTIQ en Europe. Actuellement, la Belgique occupe la deuxième place au classement.
La gestation pour autrui (GPA) est l'une des quatre autres propositions du parti, même si le parti s'oppose à sa rémunération, arguant que « les enfants ne sont pas à acheter ». Il propose ainsi l'instauration d'un cadre juridique légal pour la GPA non commerciale, afin que les couples hétérosexuels ou homosexuels qui feraient appel à un membre de leur famille ou à une amie pour porter leur enfant, puissent bénéficier d'une protection juridique contractuelle.

Les mesures proposées sont :

·         L'enregistrement des droits et obligations de toutes les personnes impliquées dans une GPA non commerciale, avant la conception.

·         L'offre de conseils approfondis à toutes les personnes concernées, avant, pendant et après l'accouchement.

·         L'encouragement des futurs parents et de la mère de substitution à conclure des accords clairs sur tous les coûts liés à la grossesse et à l'accouchement.

Si à travers sa proposition, l'OpenVld s'oppose à la rémunération de la mère porteuse, il reste que la GPA provoque une division de la maternité (procréation/gestation/parent final) et un brouillage de la filiation. La gestation pour autrui, à titre gratuit ou onéreux, fait également l'impasse sur l'existence de la relation intra‐utérine qui se noue entre la mère porteuse et l'enfant.

Sources : Sudinfo.be, OpenVld.be


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