Belgique : risques potentiels de la pilule du lendemain

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Contraception

Actualités

Publié le : 12/10/2016

Un courrier DHPC (Direct Health Care Professionnal Communications), diffusé sous l'autorité de l'AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé), a récemment été envoyé aux professionnels de la santé afin de les informer de risques potentiels liés à l'utilisation du lévonorgestrel (Norlevo) ainsi que des recommandations pour limiter ces risques.

Mieux connu sous le nom de « Pilule du lendemain », le Levonorgestrel (LNG) fabriqué par la firme Mithra à Liège (Postinor) et par Sandoz (Levodonna) à Vilvoorde, est un produit qui a pour but d'empêcher la survenue d'une grossesse après un rapport sexuel. Il doit être pris endéans les 72 heures qui suivent un rapport sexuel non protégé ou en cas d'échec d'une méthode contraceptive.
Outre le fait de mentionner que la pilule du lendemain ne marche pas toujours, la mise en garde publiée souligne que certains médicaments réduisent encore son efficacité et que dans ces cas, il convient de doubler la dose de LNG. Mais là encore, son efficacité n'est pas garantie.
Le courrier invite les médecins à suivre les patientes concernées car « il est d'autant plus impératif de mettre fin à la grossesse que ces médicaments pourraient avoir un effet tératogène », c'est-à-dire susceptible de provoquer des malformations chez les enfants dont la mère a été traitée pendant la grossesse.
A noter que la pilule du lendemain est en vente libre dans les pharmacies et gratuite pour les jeunes de moins de 21 ans, et peut être obtenue sans prescription médicale.

A noter que lorsqu'il a fallu décider de rendre ce produit disponible, plusieurs personnalités politiques dont le Dr. Patrik Vankrunkelsven  et Mia De Schamphelaere se sont prononcés pour un accompagnement personnalisé qui serait assuré soit par les médecins, soit par les pharmaciens, vu la malignité potentielle d'un tel produit.
(Voir leurs interventions ICI ) Force est de constater que cela n'est plus d'actualité.

Source : AFMPS 


Articles similaires

Pilules de 3e et 4e générations : l'Agence européenne du médicament est interpellée

Pilules de 3e et 4e générations : l'Agence européenne du médicament est interpellée

- Contraception

À l'occasion d'une réunion de la Commission Environnement et Santé du Parlement européen, la députée européenne, vice - présidente  du groupe des verts, a interpellé notamment l'Agence européenne du médicament" à propos des pilules de 3e et 4e générations, et indiqué: "Nous ne voyons aujourd'hui que le sommet de l'iceberg d'un scandale d'ampleur à venir."

Récemment, précise-t-elle, l'Agence nationale française du médicament a publié un rapport dans lequel elle annonce qu'entre 2000 et 2011, ...

Lire la suite

Belgique : plus de 10 millions d’euros consacrés par an par l’INAMI pour les moyens contraceptifs

Belgique : plus de 10 millions d’euros consacrés par an par l’INAMI pour les moyens contraceptifs

- Contraception

En 2014, 570.000 femmes belges prenaient la pilule contraceptive. Ce nombre est en diminution car les femmes abandonnent progressivement la pilule oestro-progestative au profit d'autres moyens, comme le stérilet hormonal ou en cuivre. C'est ce qui ressort d'une réponse parlementaire de Maggie De Block à Yoleen Van Camp. De plus, le nombre de femmes ayant utilisé la pilule du lendemain a été multiplié par 10 de 2010 à 2014.

Parmi les femmes qui arrêtent la pilule, nombreuses sont celles qui re...

Lire la suite

Fatiguée de prendre la pilule

Fatiguée de prendre la pilule

- Contraception

« Je n'aime pas l'idée de prendre des hormones pendant 40 ans, puis d'en prendre encore à la ménopause. Ce n'est pas naturel ». (...) Ce qui fait fuir surtout les femmes, ce sont les risques de cancer et d'accident circulatoire.

Les contraceptifs oraux augmentent en effet le risque de cancer du sein mais aussi du col utérin et du foie, avec une incidence qui augmente avec la durée de la prise. Ils diminuent par contre le risque de cancer de l'endomètre et de l'ovaire. (...) Quant aux acciden...

Lire la suite