Un gynécologue ose qualifier l’avortement comme étant un homicide

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 19/09/2018

A l'affirmation d'une journaliste selon laquelle pratiquer un avortement ne serait pas un homicide, le Dr. Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues français (Syngof), a répliqué : « Si, Madame (…) Les choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus. (…) Nous ne sommes pas là pour retirer des vies. (…) Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion, et si je ne l'ai pas, la loi me protège. Et ma conscience aussi. » Le médecin s'est ensuite expliqué plus longuement sur son ressenti par rapport à l'avortement : « L'ivg n'est pas un acte comme les autres. C'est un acte où il faut faire un choix qui peut être dur pour le médecin. (…) Il faut arrêter une vie. Et ça, tous les médecins ne sont pas prêts à la faire.»
Le Dr. Rochambeau s'appuie en toute légalité sur la clause de conscience dont bénéficient les professionnels de la santé en matière d'avortement, et précise que c'est son avis personnel. Le code de déontologie médicale permet en effet au médecin « de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles. » 

En France, cette clause de conscience générale est renforcée en matière d'avortement par l'article L2212-8 du Code de la santé publique, en vertu duquel « un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse », de même que les sages-femmes, infirmiers ou infirmières, et auxiliaires médicaux ne sont pas tenus d'y concourir.

Comme élément déclencheur de ce débat : le cas de l'hôpital du Bailleul dans la Sarthe, qui ne pratique plus d'avortement depuis le départ à la retraite, il y a 9 mois, du dernier gynécologue ouvert à cette pratique. L'hôpital de Fougères (Bretagne) a lui aussi cessé de pratiquer des avortements, pour la même raison.

Face à ce constat, certaines associations comme le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes militent pour la suppression de cette clause de conscience spécifique à l'avortement.  La liberté de conscience des professionnels de la santé serait-elle de plus en plus menacée ?

C'est ce qui se dessine d'après l'ECLJ  de la position de l'Association Médicale Mondiale à ce propos.

Source : Europe1 le JDD
 


Articles similaires

Pénurie de médecins  pratiquant l’avortement ?

Pénurie de médecins pratiquant l’avortement ?

- Avortement

C'est dans une publication du Centre d'action laïque (CAL) que le Dr Dominique Roynet, partage sa vision à propos de la pratique de l'avortement en Belgique. " Faire des avortements ne s'improvise pas : outre une expertise de la technique de vacu-aspiration sous anesthésie locale, il faut maîtriser la dimension relationnelle et émotionnelle de cet acte peu banal dans la vie d'une femme, pouvoir travailler en équipe pluridisciplinaire et accepter d'être mal payé. " C'est pourquoi, selon elle, i...

Lire la suite

Des jeunes filles mineures subissent des avortements sans que leurs parents en soient même informés

Des jeunes filles mineures subissent des avortements sans que leurs parents en soient même informés

- Avortement

La loi belge relative à l'interruption volontaire de grossesse n'évoque pas l'âge de la femme. C'est pourquoi les établissements pratiquant l'avortement cherchent à « évaluer », au cas par cas, la maturité de la jeune fille au cours des différents entretiens qui précèdent l'avortement. Ils lui conseilleront généralement de se faire accompagner par un adulte de son choix qui pourra la soutenir psychologiquement et qui veillera à ce qu'elle soit soignée rapidement en cas de complication médicale...

Lire la suite

Dossier complet ! L'avortement en Belgique : 28 années de dépénalisation

Dossier complet ! L'avortement en Belgique : 28 années de dépénalisation

- Avortement

Dossier complet ! L'avortement en Belgique : 28 années de dépénalisation. Où en sommes-nous ?

(...)

3. La réalité de l'avortement en Belgique
3.1 Les chiffres et leur évolution
3.2 Quelles sont les causes de détresse invoquées et pour justifier un avortement ?
3.3 Les lieux où doit être pratiqué l'avortement
3.4 Les méthodes pour procéder à un avortement
3.5 L'impossibilité d'évaluer et de contrôler la pratique de l'avortement
3.6 Les recommandations de la Commission et des établissements de...

Lire la suite