ONU: l’avortement pour raisons de handicap ?

 Imprimer

Thématique : Début de vie / Avortement

Actualités

Publié le : 25/10/2017

Alors que le Comité des Droits de l'Homme de l'ONU révise actuellement la définition du « droit à la vie », et que la volonté d'imposer la légalisation de l'avortement à tous les Etats est de plus en plus forte, le Comité des droits des personnes handicapées des Nations Unies réagit dans un document officiel : « les lois qui autorisent explicitement l'avortement en raison d'un handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées (Art. 4,5 et 8) ».

Le Comité explique qu'en effet, « ce type d'avortement est souvent basé sur des diagnostics erronés », et dans le cas où ils ne l'étaient pas, promouvoir l'avortement dû à un handicap « perpétue le préjugé selon lequel le handicap serait incompatible avec une vie heureuse. »
Le Comité des droits des personnes handicapées s'oppose donc au Comité des droits de l'homme qui souhaite réinterpréter le "droit à la vie" comme comprenant un droit à l'avortement et « tout particulièrement lorsque le foetus présente des malformations mortelles ». Le Comité des droits des personnes handicapées demande le retrait de cette affirmation.

La réaction du Comité des droits des personnes handicapées souligne l'importance et la nécessité de contrer toute tentation eugéniste qui repose sur le mépris des plus faibles. Le European Centre for Law and Justice rappelle qu'en 1947 la problématique s'était déjà présentée, puisque « les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme durent s'opposer à la tentative visant à permettre la "prévention de la naissance d'enfants handicapés mentalement" et d'enfants "nés de parents souffrant de maladie mentale" ».
Le Comité des droits des personnes handicapées a également abordé la question du ‘droit à l'euthanasie'. Sa réponse ? « Cela perpétue les idées reçues selon lesquelles les personnes gravement handicapées souffrent et seraient plus heureuses mortes. », un argument que l'on pourrait appliquer aux enfants à naître handicapés.

Source : Genèthique, ECLJ


Articles similaires

L’Irlande se prépare à l’avortement et menace les soignants réfractaires

L’Irlande se prépare à l’avortement et menace les soignants réfractaires

- Avortement

Le 25 mai 2018 en Irlande, une majorité des votes a appuyé la dépénalisation de l'avortement. Avec un taux de participation de 64,13 %, 66,4 % ont dit 'oui' et 33,6 %, 'non'. Sept mois plus tard, le Parlement a voté une nouvelle loi qui qualifie l'avortement d'acte médical et l'autorise jusqu'à 12 semaines d'aménorrhée (10 semaines de grossesse) sans conditions, hormis un délai de réflexion de 3 jours.

S'il existe un risque grave pour la santé ou la vie de la mère, celle-ci pourra avorter jus...

Lire la suite

Pays-Bas : scandale touchant des centres d’avortement

Pays-Bas : scandale touchant des centres d’avortement

- Avortement

La Ministre de la Santé, Edith Schippers, se dit préoccupée à propos de la situation financière de la Fondation Casa qui regroupe sept des quinze cliniques d'avortement aux Pays-Bas.   L'enquête en cours révèle une fraude à grande échelle autour de subsides qui aurtaient été indûment versés en 2015 à cette fondation. Le Nederlands Dagblad a découvert que la fraude, en cours depuis plusieurs années, consistait à facturer le prix de produits anesthésiants utilisés lors des 52.000 avortements dan...

Lire la suite

Révision de la loi avortement en Alabama : la femme, toujours victime, ne sera jamais condamnée

Révision de la loi avortement en Alabama : la femme, toujours victime, ne sera jamais condamnée

- Avortement

« Une femme qui avorte ne sera pas condamnée, étant considérée comme victime, mais le médecin qui pratique l'avortement en revanche encoure une peine allant de 10 à 99 ans de prison. » C'est ce que prévoit la nouvelle loi adoptée par la gouverneure d'Alabama Kay Ivey ce mercredi 15 mai 2019.   « Notre position est simplement que l'enfant à naître est une personne, et le projet de loi va directement dans ce sens » a déclaré le représentant de l'Etat, Rich Wingo.

La loi édicte toutefois qu'en c...

Lire la suite