FR NL EN

Mères porteuses / Euthanasies / Handicap et pauvreté

ImprimerRecommander
[Français] 19 février 2013

table of content

  •   Mères porteuses en Belgique : une pratique anonyme dans des centres non identifiables
  •   Contraception : résultats belges d’une étude internationale CHOICE
  •   Belgique : toujours plus d'euthanasies : 1432 en 2012
  •   La personne porteuse d’un handicap de plus en plus pauvre
  • Mères porteuses en Belgique : une pratique anonyme dans des centres non identifiables

    18/02/2013 - Assisted Reproduction Technics / Surrogate Motherh

    Répondant à une question parlementaire de la sénatrice Elke Sleurs (N-VA) posée en décembre 2011 à propos de la pratique des mères porteuses en Belgique (Question écrite 5-4239), la ministre des Affaires sociales vient de faire savoir (16 janvier 2013) que le recours à une mère porteuse est une pratique exceptionnelle qui n’est réalisée que dans une minorité de programmes de soins en médecine de la reproduction. Les indications et les modalités de cette pratique font partie du code éthique de chaque centre qui la pratique. Seules les indications strictement médicales sont prises en compte à l’heure actuelle. Mais aucune donnée n’est vraiment disponible car la loi belge n’encadre pas ces pratiques.

     

     

    Contraception : résultats belges d’une étude internationale CHOICE

    18/02/2013 - Beginning of life

    En dépit de la disponibilité de différentes formes fiables de contraceptifs, le nombre d’avortements enregistrés en Belgique continue d’augmenter au fil des ans. En l’espace de 15 ans, on a observé une augmentation de 44%, explique le Dr Weyers.
    Parmi les chiffres clefs donnés par l’Etude CHOICE, la Belgique dispose du nombre le plus élevé d’utilisatrices de la pilule (67,4% vs 41,8% en moyenne) et du nombre le plus faible d’utilisateurs de préservatifs (5,3% vs 25,2% en moyenne).
    Et toujours selon cette étude, le risque en Belgique qu’une femme subisse un avortement s’élève à 1 sur 6.
    Source : Médi-Sphère, 27/12/2012

     

    Belgique : toujours plus d'euthanasies : 1432 en 2012

    18/02/2013 - End of life

    En Belgique, selon la commission chargée de contrôler la pratique de l'euthanasie dans ce pays, il a été enregistré 1432 déclarations d'euthanasie pour l'année 2012. Ce qui représente une hausse de 25% par rapport aux 1133 cas enregistrés en 2011. Sur les 1432 cas, 81% étaient d'origine flamande soit 1156 cas, et 19% étaient francophones soit 276 cas.
     

    Faut-il rétribuer le médecin qui donne un deuxième avis lorsqu'un patient demande à pouvoir bénéficier de l'euthanasie ?

    A ce jour, ces médecins conseils ne sont pas payés par les autorités pour cette prestation depuis des années. Selon De Standaard, l'argent est pourtant disponible depuis 2010 mais un arrêté royal manque pour le débloquer. La loi sur l'euthanasie détermine qu'un second médecin doit être consulté avant toute pratique d'euthanasie. Pour les patients qui ne sont pas en phase terminale, il faut même trois avis.

    En 2007, les mutualités et les médecins avaient conclu que ce second avis devait être rémunéré. Un arrêté royal en ce sens avait alors été élaboré et finalisé en 2010, année au cours de laquelle un budget de 180 000 euros avait été budgétisé. Cet argent se trouve depuis sur un compte bloqué et a été indexé en 2011. Les médecins, eux, n'ont pour l'instant jamais été rémunérés puisque l'arrêté royal n'est pas encore entré en vigueur.
    "Le Conseil d'État a émis d'importantes remarques sur l'arrêté royal", explique Kathleen Sottiaux, porte-parole de la ministre de la Santé Laurette Onkelinx (PS). "Nous devons voir comment nous pouvons l'adapter."
    D'après De Standaard, certains médecins travaillent gratuitement lorsqu'ils donnent un deuxième avis, mais d'autres réclament par contre un certain montant pour la prestation. Un montant qui sort directement de la poche des patients et n'est toujours pas remboursé.

    La personne porteuse d’un handicap de plus en plus pauvre

    18/02/2013 - Bioethics, law and policy

    39% des personnes handicapées bénéficiant en Belgique d’une allocation vivent sous le seuil de pauvreté européen. C’est l’une des conclusions de l’enquête Handilab, menée par la KULeuven à la demande du Service public fédéral Politique Scientifique. L’enquête conclut que les allocations actuelles ne couvrent pas suffisamment les frais supplémentaires liés au handicap et que le risque de pauvreté chez ces personnes fragilisées est régulièrement sous-évalué. Par exemple : les personnes interrogées consacrent deux fois plus de moyens aux soins de santé que la population moyenne. 34% d’entre elles reportent des soins médicaux parce qu’elles ne peuvent se les permettre. 25% d’entre elles ne peuvent se permettre de chauffer suffisamment leur logement. 28% économisent sur des dépenses hors soins médicaux (aide à domicile, aide ménagère, aide pour les courses, petits travaux). 46% ne participent à aucune activité socioculturelle à cause du prix.



     

Donate to the IEB