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Bulletin de l'IEB - 15 mars 2011

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[Français] 15 mars 2011

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  •   Locked-in syndrome : une majorité de patients se dit heureuse
  •   Italie : vers le droit à l’objection de conscience des pharmaciens
  • Locked-in syndrome : une majorité de patients se dit heureuse

    07/03/2011 - Status of the human body - Posthumanism

    Une étude dirigée par le professeur de neurologie Steven Laureys de l'université de Liège, et publiée sur le site du journal britannique BMJ Open, indique que des patients atteints de locked-in syndrome (LIS) se disent en majorité "heureux" en dépit de leur handicap important.
    Cette maladie neurologique rare survient le plus souvent après un accident vasculaire cérébral. Menée en lien avec le CHU de Nîmes et l'association française Alis (association pour le locked-in syndrome), cette étude franco-belge avait pour objectif d'évaluer la qualité de vie de ces patients.
    168 patients membres d'Alis ont été interrogés "sur leur histoire médicale, leur état émotionnel et leur qualité de vie" avec le concours des personnels soignants. Sur les 91 patients qui ont répondu, 65 ont répondu complètement. Parmi eux, 72% (47 patients) ont déclaré être heureux et 28% (18 patients) malheureux.
    Seul 4 patients ont indiqué qu'ils opteraient pour l'euthanasie.

    "Cette étude montre d'abord qu'en dépit d'un handicap très lourd, il est possible de vivre avec cette pathologie" et que "contrairement à ce que certains peuvent penser, la vie avec cette pathologie vaut bien la peine d’être vécue" explique le Pr. Laureys.

    BMJ Open, "A survey on self-assessed well-being in a cohort of chronic locked-in syndrome patients: happy majority, miserable minority", Marie-Aurélie Bruno, Jan L Bernheim, Didier Ledoux, Frédéric Pellas, Athena Demertzi, Steven Laureys

    Dossier de l'IEB : "       Les personnes en état végétatif persistant sont-elles des "légumes" ?"

           Source: Gènéthique 24/02/2011

     

    Italie : vers le droit à l’objection de conscience des pharmaciens

    07/03/2011 - Conscience clause

    Alors que la pilule du lendemain venait d’être proposée à la vente sur le marché italien, certains pharmaciens ont fait valoir le fait que la loi leur interdisait d’exercer le droit à l’objection de conscience lorsqu'ils voulaient s'abstenir de vendre ce produit. Le Comité national italien de bioéthique vient de reconnaître le droit à l’objection de conscience des pharmaciens pour la vente de la "pilule du lendemain", celle-ci étant "liée à une finalité de type abortif".

    "La reconnaissance de l’objection de conscience pour les pharmaciens exprimée par le Comité national pour la bioéthique, relativement à la vente de la pilule du lendemain, est un nouveau pas en avant important pour une admission définitive du droit à l’objection de conscience du pharmacien et des auxiliaires de pharmacies", a commenté Lucio Romano, co-président de l’Association "Scienza et Vita".

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