FR NL EN

PMA : quel consentement éclairé?

PDF disponibleImprimerRecommander
[Français] 19/03/2010
Auteur / source : J-M Debry

Réflexion à propos du cas particulier de l’ICSI

Depuis leurs lointaines origines à l’aube des années ’80, les procréations médicalement assistées (PMA) ont acquis une importance à la fois qualitative et quantitative, le second volet ayant été assez récemment renforcé en Belgique (depuis le 1 juillet 2003) par l’accession enfin accordée aux couples à un remboursement des frais de laboratoire.

Au cours de ce quart de siècle d’histoire, la méthode la plus médiatisée de ces PMA (la fécondation in vitro ou FIV) s’est par ailleurs étoffée d’améliorations multiples auxquelles la pratique belge a plus que largement contribué.

Ces améliorations ont permis une progression dans deux direction bien précises, tout à l’avantage des patients et, au-delà d’eux, des cas d’infertilité à traiter : d’une part vers l’allègement des méthodes et, de l’autre, vers la correction d’hypofertilité de plus en plus sévères.

Si les ponctions d’ovules des débuts nécessitaient une intervention chirurgicale per-coelioscopique sous anesthésie générale et deux jours d’hospitalisation, celles qui sont pratiquées aujourd’hui au quotidien le sont sur un mode ambulatoire. Le recours à l’échographie vaginale permet par ailleurs de ramener le traumatisme physique à une ou deux perforations ponctiformes de la fine paroi du fond vaginal, de part et d’autre du col utérin.

Prévue à l’origine pour les seules imperméabilités tubaires, la FIV s’est assez rapidement étendue aux autres causes d’infertilité de couples et en particulier aux hypofertilités – voire aux stérilités – masculines. La grande promiscuité gamétique dans les boîtes de culture a dès l’origine laissé supposer que ce rapprochement imposé pourrait apporter une solution lorsque les spermatozoïdes sont produits en quantité insuffisante. Cela n’a été que partiellement vérifié notamment parce qu’à des anomalies de nombre en sont généralement associées d’autres qui affectent la mobilité et la morphologie. Des procédures d’approches de plus en plus invasives puis intrusives de l’ovule ont donc été mises au point avec des bonheurs divers. Puis, dès 1991, l’ICSI est venue apporter la solution universelle et apparemment miraculeuse aux hypofertilités masculines sévères pour lesquelles elle a été mise au point et qui, jusque-là, demeuraient généralement rebelles à toute tentative de conception assistée.

Mots clés : FIV, PMA, stérilité, ICSI