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PMA : la tentation financière ?

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[Français] 19/03/2010
Auteur / source : J-M Debry

Il est des associations difficiles, déplacées, voire à éviter ; celle qui unit dans une même réflexion médecine et argent en fait incontestablement partie. On connaît à cet égard le déficit récurrent rappelé chaque fois qu’il le faut par le monde hospitalier, souvent invité, pour autoriser la survie d’un outil en besoin permanent d’excellence, de forcer le recours à des actes médicaux rémunérateurs.

Pour disposer du meilleur système de couverture médicale au monde associant (presque) gratuité, disponibilité permanente et pratique de haut niveau, le pays se trouve contraint d’en payer le prix par des moyens qui flirtent parfois avec les limites de la déontologie.

Des services médicaux sont épargnés par cette problématique, étant à la fois assurés d’une demande importante d’actes techniques et d’un remboursement des mêmes actes qui excède le coût réel. Aux antipodes, on retrouve d’autres pratiques qui, bien que faisant l’objet d’une demande importante, ont toutes les peines du monde à joindre les deux bouts des exigences budgétaires.

Les services des PMA font partie de ceux-là ou plutôt, en faisaient partie puisqu’il semble que depuis le passé récent qu’on va évoquer, les choses aient changé ; au même titre qu’ont changé les chiffres d’activité, ce qui semble traduire un déroutant rapport de cause à effet. L’analyse immédiate qui est proposée ici est peut-être teintée d’imprécision. Elle se veut toutefois sans parti pris ; elle n’offre rien d’autre que l’approche à connotation éthique d’une pratique en pleine évolution.