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Les soins palliatifs.

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[Français] 12/02/2008
Auteur / source : © IEB

Les soins palliatifs, un accompagnement personnalisé en fin de vie


S’ENTENDRE SUR LES TERMES
 

La définition des termes « euthanasie, soins palliatifs ou acharnement thérapeutique » est souvent source d’ambiguïté. D’où la nécessité d’une remise en perspective.

 

Dès qu’il est question de fin de vie, que ce soit d’euthanasie ou de soins palliatifs,  les opinions s’affichent avec vigueur. Or, on constate que les termes utilisés sont souvent galvaudés et font l’objet de beaucoup d’imprécisions voire parfois d’incompréhension. Dans les milieux de soins palliatifs, les définitions de ces termes ont été précisées de façon à clarifier certaines situations et à faciliter les discussions avec les patients et leur famille.

 

   ACTES DE MORT

 

       

Quand on parle d’euthanasie, il s’agit d’un acte réalisé par un médecin, visant à donner la mort à une personne consciente qui le demande. Cette mort est donnée volontairement pour abréger la durée de la souffrance d’un malade ou d’un blessé incurable. L’euthanasie se pratique par l’administration d’une drogue ou d’un produit toxique qui met fin à la vie du patient. L’euthanasie a fait l’objet d’une dépénalisation légale. L’euthanasie a souvent été rapprochée du suicide assisté qui est l’acte réalisé par le patient lui-même (et non par le médecin) avec une aide médicale et visant à donner la mort. Dans ce cas, le médecin met à la disposition du malade un système qui lui permet de déclencher lui-même l’injection qui le fera mourir. Cette pratique semble dégager la responsabilité du médecin. Lorsque le médecin pose un acte visant à donner la mort à une personne non consciente (par exemple dans le coma) on parlera d’arrêt actif de la vie. Dans ce cas, le malade n’a pas demandé l’arrêt de la vie et l’initiative vient de la famille, des proches ou de l’équipe médicale soignante. Les auteurs anglophones parlent dans ce cas d’euthanasie involontaire. Soulignons que cette pratique est illégale de même que le suicide assisté. Seule l’euthanasie pratiquée selon les principes édictés par la loi de mai 2002 est dépénalisée. « Les trois actes que sont l’euthanasie, le suicide assisté et l’arrêt actif de la vie ne seront pas pratiqués dans les unités de soins palliatifs. Les soins palliatifs n’ont pour mission ni de prolonger ni de raccourcir la vie », souligne Betty Servais, Présidente de Continuing Care, Service de soins palliatifs à domicile à Bruxelles. 

 

POURSUIVRE LES TRAITEMENTS ?

 

Le terme d’acharnement thérapeutique doit se comprendre comme étant l’ensemble des traitements médicaux qui tentent de maintenir en vie une personne pour laquelle ces traitements n’améliorent plus sa qualité de vie et qui ne répondent pas à ses désirs. Dans ce cas, il s’agit d’une obstination thérapeutique à maintenir le patient en vie. Lorsque l’on arrête les traitements médicaux et que cet arrêt peut entraîner la mort naturelle, on parlera de désescalade ou d’arrêt thérapeutique. Certains praticiens ont employé malencontreusement le terme d’euthanasie passive pour la désescalade thérapeutique.