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ICSI : Des enfants comme les autres, vraiment ?

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[Français] 12/03/2010
Auteur / source : Jean-Michel Debry

Réflexion sur la pratique de l’ICSI 

Si elles soufflent en 2008 leurs trente bougies, les procréations médicalement assistées – pour autant que l’on situe leur origine historique à la naissance d’un premier « bébé-éprouvette » - ont connu un développement hors du commun. Numérique d’abord, avec une multiplication de centres qui ont permis à une majorité de couples hypofertiles ou stériles un accès plus proximal – dans les pays occidentaux en tout cas – à ces méthodes, dans des conditions financières souvent allégées d’une aide réglementée.
Mais sur un plan technique aussi, avec la généralisation de la ponction ovocytaire sous échographie, un meilleur contrôle du dopage ovarien et de la maturation ovocytaire, une maîtrise affinée de la croissance embryonnaire et de développements corollaires comme la congélation ou le maintien in vitro jusqu’au stade blastocyste.

Une autre avancée sans doute plus subtile a également marqué la progression de ces PMA: leur extension progressive à d’autres indications que celle qui a présidé à la genèse de cette méthode fondatrice  – la FIV- qui inclut la ponction d’ovules.  Des seules indications tubaires (et donc féminines) on en est arrivé à tenter une approche des indications masculines de plus en plus sévères. La progression s’est faite pas à pas, au gré d’une appréhension mesurée des membranes de l’ovule ; méthodes invasives d’abord puis franchement intrusives, avec in fine l’effraction de toutes les membranes : c’est l’avènement de l‘I.C.S.I née en 1991, devenue depuis et dans certains pays le « maître-choix » des méthodes de traitement de l’hypofertilité de l’homme.