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Pays-Bas : la clinique de fin de vie en pleine croissance

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[Français] 11 mai 2017

Sommaire

  •   Pays-Bas : la clinique de fin de vie en pleine croissance
  •   Royaume-Uni : troc douteux d’ovocytes contre une FIV gratuite
  •   Hawaï : refus d’une proposition de loi relative au suicide assisté
  • Pays-Bas : la clinique de fin de vie en pleine croissance

    11/05/2017 - Fin de vie

    La clinique de fin de vie (Levenseindekliniek), située à La Haye, a publié mi-avril son dernier rapport annuel. Fondé par la Dutch Right-to-Die Society en 2012, l’établissement pratique l’euthanasie et le suicide assisté au domicile de personnes s’étant vu refuser une première demande d’intervention par leur médecin traitant, et seulement si les responsables estiment que les critères établis par la loi relative à l’euthanasie sont respectés.

    Les médecins traitants justifient leur refus dans 42% des cas parce qu’ils ont des doutes quant au respect des critères établis par la loi, dans 33% des cas pour des raisons de convictions personnelles, dans 16% des cas par manque d’expérience et dans 9% des cas par leur relation avec le patient demandeur.

    En 2016, les médecins de la Levenseindekliniek ont euthanasié 498 personnes, soit 8% du total des euthanasies du pays.

    Parmi les patients, 30% étaient atteints d’un cancer, 27% de troubles psychiatriques, 25% étaient des personnes âgées souffrant de plusieurs pathologies et les 8% restants de démence.

    Voir Flash Expert IEB

    Source : Jaarverslag Levenseindekliniek

     

    Royaume-Uni : troc douteux d’ovocytes contre une FIV gratuite

    11/05/2017 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Au Royaume-Uni, une enquête sous couverture du Daily Mail dénonce certaines pratiques déviantes dans des cliniques spécialisées en fécondation in vitro (FIV). Dès la publication de l’enquête, le Human Fertility and Embryology Authority (HFEA), organisme de surveillance de la profession, a annoncé qu’il lançait ses propres investigations auprès des cliniques concernées et, le cas échéant, prendrait des mesures.

    Exprimant leur incapacité à financer un cycle de procréation médicalement assistée, un couple de journalistes s’est vu proposer d’échanger la moitié de ses ovocytes sains contre un cycle gratuit. Le directeur de la clinique en question leur a expliqué que son établissement pouvait se permettre d’offrir des cycles de PMA aux donneurs d’ovocytes puisque ces mêmes gamètes permettraient de générer quelques 6.000 £ de bénéfices en les utilisant chez un autre couple dont les ovocytes seraient défaillants.

    Pour encourager ce système, des infirmières présentent au cours de discussions informelles le « partage » de gamètes comme semblable à un don du sang puisqu’en aucun cas il ne s’agit d’un bébé, ce sont « juste » des gamètes. Inutile de rappeler que les embryons conçus avec ces gamètes porteront l’ADN du donneur.

    Il a également été demandé aux enquêteurs masqués de taire les aspects financiers d’un éventuel don puisque le personnel médical est censé s’assurer d’une motivation parfaitement altruiste et non pécuniaire avant de procéder au prélèvement des gamètes. Il est en effet illégal au Royaume-Uni de vendre ses gamètes. Une « compensation » de 750 £ est tout de même accordée au donneur.

    En visualisant les images tournées en caméra cachée, le pionner de la FIV, Lord George Winston, a déploré une instrumentalisation de la détresse financière des femmes désirant désespérément avoir un enfant : « Je crains que certains de mes confrères n’aient pas de sens moral ni éthique. ».

    Hawaï : refus d’une proposition de loi relative au suicide assisté

    11/05/2017 - Fin de vie

    Le jeudi 4 mai 2017, à Hawaï (Etat insulaire des Etats-Unis), Joseph Souki, Président de la Chambre des Représentants depuis 2013, a remis sa démission. Alors qu’il avait vivement encouragé les Membres de la Chambre à valider la pratique du suicide assisté sur cette île du Pacifique, l'élu de 84 ans s’était vu reprocher sa partialité faisant ainsi chuter sa popularité. Le texte inspiré de la loi en vigueur en Oregon vient donc d’être refusé à la Chambre alors qu’il avait été majoritairement approuvé à 22 voix contre 3 par le Sénat en mars dernier. Souki a exprimé sa déception quant au rejet du projet de loi Compassionate Aid in Dying (« aide compassionnelle à mourir »). Et a démissionné dans la foulée.

    Malgré l’expansion d’un courant idéologique où la souffrance est vue comme un mal absolu et l’autonomie personnelle comme garant des libertés individuelles, Hawaii affirme que l’assistance à mourir n’est pas indispensable pour assurer une fin de vie digne. Les médecins hawaiiens ne pourront donc pas prescrire de barbituriques aux patients terminaux.

    Source : Honolulu Civil Beat