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Belgique : appel urgent pour financer les soins palliatifs

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[Français] 18 mai 2017

Sommaire

  •   Belgique : appel urgent pour financer les soins palliatifs
  •   Avortement : le Honduras ne cède pas aux pressions internationales
  •   La médiatisation excessive de l'euthanasie camoufle les véritables enjeux de la fin de vie
  • Belgique : appel urgent pour financer les soins palliatifs

    18/05/2017 - Fin de vie

    Alors que la Ministre des affaires sociales et de la santé publique, Maggie De Block, prépare un nouveau plan de financement hospitalier, les trois fédérations des soins palliatifs (bruxelloise, wallonne et flamande) demandent à ce qu’elle se positionne en faveur des soins palliatifs par la réaffectation des moyens du secteur curatif vers le secteur palliatif.

    Cela permettrait une véritable mise en application de la loi sur les soins palliatifs de 2016 qui bannit le prescrit légal de trois mois d’espérance de vie pour l’instauration des soins palliatifs et prône une introduction plus précoce et progressive en fonction des besoins du patient.

    En effet, d’après une enquête PICT de 2015, 16% des patients atteints de cancer en Belgique reçoivent une chimiothérapie au cours de leur dernier mois de la vie, alors que ces soins sont à ce stade souvent inutiles et très coûteux. En Belgique, plus qu’ailleurs en Europe, un grand nombre de personnes décèdent à l’hôpital, bien qu’elles préfèreraient généralement vivre leurs derniers instants chez elles.

    Alors que les soins palliatifs ont prouvé leur valeur et que les équipes soignantes croulent sous la charge de travail, il est grands temps d’investir dans les soins palliatifs, affirment les Fédérations.

     Source :  communiqué de presse des Fédérations des Soins Palliatifs

    Voir aussi Dossier de l'IEBStructure et évolution des soins palliatifs en Belgique

    Avortement : le Honduras ne cède pas aux pressions internationales

    18/05/2017 - Début de vie

    En 1983, le Code Pénal du Honduras avait été assoupli, ouvrant la porte à l’avortement en cas de grossesse mettant la vie de la mère en danger, en cas de viol et lorsque le fœtus était porteur d’une malformation.

    Deux ans plus tard, en 1985, le législateur est revenu sur ces modifications qu’il a abrogées car jugées contraires à la Constitution établissant le caractère inviolable de la vie, l’enfant à naître étant considéré de la même manière que toute personne humaine née.

    Depuis, les pressions de certains organismes se faisaient sentir : l’ONU (via les aides proposées par son agence de coopération internationale pour le développement) mais aussi Amnesty International, avaient poussé pour une révision du texte de loi.

    Ce 3 mai 2017, le Congrès national du Honduras a rejeté une proposition de dépénaliser l’avortement. Le Code Pénal reste intact et stipule que « L’avortement est le meurtre d’un être humain à n’importe quel moment de la grossesse ou pendant l’accouchement. Quiconque provoque intentionnellement un avortement sera puni. »

    Toutefois, lorsque la vie de la maman est en danger, un acte médical qui vise à sauver les deux vies, et au pire uniquement celle de la femme, reste légal. En faisant prévaloir le droit à la protection de la vie de la mère, cette dernière ainsi que son praticien peuvent justifier de la nécessité du recours à cette intervention pour sauver sa vie. Il n’était donc pas nécessaire de modifier le code pénal pour que le Honduras demeure cohérent dans sa définition du respect de toute vie humaine. Les vies de la mère et du fœtus sont ainsi considérées d’égale dignité.

     Source : Human Rights Watch

    La médiatisation excessive de l'euthanasie camoufle les véritables enjeux de la fin de vie

    18/05/2017 - Fin de vie

    Dans un article paru le 25 avril 2017 dans le Medical Journal of Australia, le bioéthicien américain Ezekiel Emanuel exhorte à se concentrer sur l’amélioration de la prise en charge de la douleur des patients plutôt que de voiler la réalité de la fin de vie avec des idées erronées sur l’euthanasie et le suicide assisté.

    Selon lui, l’euthanasie et le suicide assisté sont des pratiques marginales. L’euthanasie ne résout pas le problème auquel une majorité des patients en fin de vie sont confrontés : obtenir un soulagement optimal de la douleur tout en restant chez soi - plutôt qu’à l’hôpital. La légalisation de l’euthanasie serait donc une « distraction médiatique » détournant l’attention des véritables enjeux : améliorer les soins des patients en fin de vie.

    Le bioéthicien poursuit en affirmant que la douleur est loin d’être la principale raison pour laquelle les patients demandent l’euthanasie ou le suicide assisté. En Oregon, Etat américain qui pratique le suicide assisté depuis 17 ans, les principales motivations exprimées sont la dépression, le désespoir, la fatigue de la vie, la perte d’autonomie et le sentiment de perte de dignité. Toutes ces souffrances sont existentielles. On en arriverait donc, souligne le nord-américain, à une acceptation sociale du suicide par l’intervention du corps médical, bien loin de toute logique palliative. L’idée commune selon laquelle la majorité des personnes qui demandent à être euthanasiées ou assistées dans leur suicide sont des patients perclus de douleur que la morphine ne peut soulager serait donc fausse.

    Le Professeur Ezekiel Emanuel dénonce aussi le fait que l’euthanasie soit présentée comme une solution rapide, indolore et exempte de toutes complications.

    C’est pourquoi, il en appelle à détourner les projecteurs de l’euthanasie et du suicide assisté pour mettre la lumière sur l’amélioration des soins portés aux personnes en fin de vie, qui ont réellement besoin d’une gestion optimale de la douleur.

     Source : Medical Journal of Australia